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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Angela Merkel lance sa campagne PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 05 Juillet 2017 00:00

Rien de révolutionnaire : elle garde un cap qui vaut le succès à son pays

 

Contraste des styles : elle ne cherche pas à plaire, elle n’est pas prophète du changement. Bien qu’Emmanuel Macron ait, une fois de plus, invité le couple franco-allemand au chevet de l’Europe chancelante, la Chancelière tient des propos simples et concrets : il faut garder la ligne qui a permis à l’Allemagne de sortir de la crise, de résorber le chômage, de réduire les déficits budgétaires et la dette publique, d’accumuler les excédents de la balance commerciale. Elle garde la ligne depuis 12 ans.

Dans la perspective des élections générales du 24 septembre prochain, elle fixe deux objectifs précis : un taux de chômage encore plus bas que 3 %, c'est-à-dire le plein emploi, et la régulation du flux migratoire.

Sur le premier point, elle se réfère aux périodes passées, avec les 5 millions de chômeurs en 2005, souvent concentrés dans les Länder de l’Est. Viser le plein emploi aujourd’hui c’est un tout petit bond en avant, puisque le taux de chômage actuel est autour de 4 %.

Sur le deuxième point, elle a su tenir ferme au cours des deux dernières années, où l’afflux massif d’immigrants lui a valu une baisse de popularité et l’émergence d’une réaction populiste. Elle a tenu bon, d’abord au nom de ses principes : l’ancienne prisonnière de la RDA est attachée à la liberté de circulation des êtres humains, ensuite au nom de l’efficacité puisque la population allemande vieillissante a besoin d’un apport de main d’oeuvre. Angela Merkel refuse donc toujours l’idée d’un quota, elle préfère multiplier les initiatives afin d’intégrer rapidement les nouveaux arrivants : apprentissage accéléré de la langue, installation dans des logements décents, et bien sûr travail immédiatement disponible compte tenu de la dynamique industrielle du pays. Cette question a créé des tensions avec l’alliée historique de la CDU, la CSU bavaroise plus conservatrice et nationaliste, mais tout est rentré dans l’ordre et le président de la CSU, Horst Seehoffer était aux côtés de la Chancelière pour ce lancement.

A l’heure actuelle les sondages donnent 40 % des voix à la CDU/CSU, très loin devant les socialistes du SPD de Martin Schultz, qui vient d’infléchir sa campagne dans un sens plus centriste alors qu’il était parti pour faire, lui aussi, la révolution aux côtés de son ami Macron (voir la Nouvelle Lettre 1238). Il y a une différence fondamentale entre Angela Merkel et Emmanuel Macron : l’une a réussi avec des orientations plutôt libérales (le vieil « ordolibéralismus » allemand), l’autre n’a rien fait sinon des discours, avec des orientations plutôt incertaines.

 

 

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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