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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Ce budget n’est ni réformateur ni libéral PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 29 Septembre 2017 00:00

Où est la réforme budgétaire promise et magnifiée aujourd’hui par les nouveaux dirigeants ?  Les dépenses n’ont pas diminué, les impôts n’ont pas vraiment baisse, et quantité d’innovations sont utopiques ou arbitraires. Un budget libéral consiste à diminuer les dépenses en réduisant la sphère publique, et à abandonner l’idée d’un impôt redistributif.  Les populations « fragiles » y gagneraient.

 

La désinformation budgétaire a eu l’effet attendu : la presse tantôt salue le courage du gouvernement qui va « dans le bons sens », tantôt provoque des réactions extrêmes du genre « budget pour les riches ». En fait ce budget se présente globalement comme dans la continuité absolue des mœurs des finances publiques depuis 1974 : déficit, dette, dépenses accrues, fiscalité arbitraire.

Le déficit aurait-il été diminué d’après la loi de finances pour 2018 ? Rien n’est moins sûr : présenté à 2,6 % du PIB, en dessous de la barre de 3% que la France a promise à ses partenaires européens de respecter, il ne tient as compte des multiples promesses accumulées par le Président durant l’été et que Bercy n’a pas réellement chiffrées. Il suppose aussi que la croissance du PIB soit soutenue à 1,7 %, et garantisse des recettes plus larges ; cependant ces recettes sont prévues par la loi de finances à 303 milliards d’euros, soit 3 milliards de plus seulement que ce qui aura été perçu en 2016 (estimation). Face à ces performances médiocres, il y a de véritables dégradations dans la masse des finances publiques. Tout d’abord les dépenses n’ont pas « diminué », comme le gouvernement se complet à le dire, mais on a simplemen réduit leur taux de croissance, passant de 0,6 % à 0,5 %. Le déficit de l’Etat passe de 78,5 à 82,9 milliards. En conséquence la dette est à 96,8% du PIB, et doit croître de 1,7 % d’ici 2019 (on sera alors à 97% . mais qu’importe ? Il suffit d’emprunter, et l’Agence Français du Trésor a atteint déjà un niveau record de 195 milliards en 2016, ce qui fait que le seul service de la dette est le poste le plus lourd du budget.

Mais au-delà de cette valse des milliards, de cette approche globale, il y a nombre d’innovations qui sont irréalistes ou arbitraires. Les plus contestées aujourd’hui sont la fameuse exemption de la taxe d’habitation, la hausse de la « fiscalité verte » et en particulier l’augmentation de 7,6 centimes sur le prix du gazole (10% ), et le remplacement du CICE par des allégements de charge (dont les employeurs ne veulent pas. L’innovation la plus arbitraire, et sans doute la plus nocive, concerne la TFI (taxe sur la fortune immovilière) et de façon plus large l’épargne française. Désormais l’Impôt dit de Solidarité sur la Fortune (ISF) est calculé sur une base qui ne comprend plus que la fortune immobilière. Il s(agit, dit le Président Macron, d’orienter l’épargne des Français vers les investissements dans les entreprises et, plus généralement,  vers les valeurs mobilières et financières. Mais l’Etat est-il propriétaire du patrimoine des particuliers ? Il est déjà scandaleux qu’il taxe les successions, ou encore qu’il pénalise les membres d’une famille sociétaire d’une entreprise qui recevraient les parts de leurs parents, mais voici qu’il s’en prend à l’une des formes de placement préférées par les Français. Veut-on renforcer les privilèges du « logement social » et tuer l’immobilier locatif ? C’est la captation de l’épargne par la Caisse des Dépôts et Consignations et affectée à la construction d’HLM qui est la première cause de la croise du logement (avec la rareté artificielle dy foncier). Investir dans la pierre est une sécurité dans la perspective de l’explosion du système de retraites. C’est aussi une liberté, on ne voit pas à quel titre le législateur viendrait la supprimer.

La vraie réforme aurait été de rendre la liberté aux Français. Liberté de retrouver l’argent de leur travail, de leur épargne, de leur entreprise, dont ils sont spoliés par la redistribution, qui représente un bon tiers de la dépense publique. Liberté de gérer leur patrimoine comme ils le désirent. Liberté d’avoir accès aux produits et services à des prix libres, et non pas fixés par l’Etat.

Les libéraux savent une chose : on ne peut réduire les dépenses publiques sans réduire la taille du secteur public. C’est ce qu’ont fait les Allemands, les Anglais, et tous ces pays qui sont sortis du cercle vicieux du chômage et de la dépense publique. Les chômeurs et les plus démunis (appelés désormais « fragiles ») y gagneraient, et les Français pourraient enfin vivre dans la paix civile, alors qu’on prolonge follement la lutte des classes.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
:
La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


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