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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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La propriété c’est le vol

« Il ne se dit pas en un siècle une formule aussi éblouissante. Je la tiens pour un trésor plus grand que toute la fortune des Rothschild ».

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Mai 1968 : une déclaration honteuse du Président Macron PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 21 Octobre 2017 00:00

Oser faire un amalgame entre la chienlit de mai 1968 et le printemps de Prague est une honte. Faire de mai 1968 d’origine d’un monde nouveau est une stupidité. Mais le Président Macron tenait trop à ne plus passer pour le Président des riches (qui sont bien sûr de droite), Il devait montrer son ancrage aux côtés des pauvres et de l’extrême gauche.

 

Son excuse, en effet, est sa jeunesse : il n’a pas été concerné par mai 1968. Mais un chef d’Etat peut-il ignorer le passé somme toute récent de son pays ?

Faire le rapprochement entre les barricades du Quartier Latin et le printemps de Prague est une insulte pour Jan Palach, jeune étudiant qui s’est suicidé le 16 janvier 1969 place Wenceslas pour témoigner de la résistance des jeunes étudiants tchèques à l’occupation de leur pays par les chars soviétiques. Pendant quelques semaines du printemps 1968 le peuple tchèque a espéré une libéralisation du régime communiste, le secrétaire du Parti Communiste Alexandre Dubcek avait obtenu la promesse d’une certaine autonomie. En Août 1968 les choses sont rentrées dans l’ordre : la « normalisation » ramenait les Tchèques à la dictature de Moscou et les chars du « pacte de Varsovie » occupaient Prague et tiraient sur la foule, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés. Comment Emmanuel Macron peut-il assimiler la chienlit de mai 1968 et la résistance contre l’oppression ? Comment  réhabiliter ces émeutes organisées et exploitées d’abord par les trotstkistes  et maoïstes puis par Mitterrand, les socialistes et les syndicats révolutionnaires. ? Comment faire de mai 1968 le point de départ d’un monde nouveau, alors qu’il s’agissait de porter au pouvoir la gauche la plus extrême, la plus proche de l’Union Soviétique ou de Mao Tsé Toung ? Au stade Charléty,  Mitterrand se voyait déjà en Président de la République : il devra attendre 13 ans :  alors même que l’empire soviétique s’effondrait la France passait au communisme.

On laisse entendre que l’organisateur d’éventuelles manifestations en mai 2018 serait Daniel Cohn Bendit,, qui a soutenu Emmanuel Macron  pendant la campagne, pour s’en démarquer ensuite. En mai 1968 son surnom était « Dany le rouge ». Certains commentateurs des propos de Macron ont parlé de « Macron le rouge ».

En effet cette triste défiguration de l’histoire par le Président n’a pour but que de rougir sa réputation, parce que la gauche n’admet pas la « suppression » de l’ISF et hurle au « cadeau fait aux riches ». Le Président veut signifier qu’il est du côté des « pauvres » comme le dit Castaner, porte-parole officiel du gouvernement. Macron a donc besoin de dire qu’il est avec la gauche, il ne l’a d’ailleurs jamais reniée. Il se rougit sans doute, mais au prix d’un risque majeur : rougir de honte.

 

 

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
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Y = C+I+ [X-M]  - Refondation sur un socle boîteux  - Que se passe-t-il à Riyad ? - Merkel-Macron : front commun à la COP 23
Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


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