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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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2018 : une obscure clarté PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 10 Janvier 2018 00:00

L’étoile des Rois Mages a fait toute la lumière sur l’histoire de l’humanité, elle a indiqué pour les siècles des siècles la voie de l’espoir, de la vérité et de la vie. Aurons-nous une Epiphanie au cours de cette année 2018 ? Elle serait bienvenue, car pour l’instant nous sommes dans l’obscure clarté, du moins pour ce qui concerne la chose publique, hélas si pesante sur nos perspectives personnelles.

 

 

 

 

 

Allons-nous enfin savoir ce que sera la marche élyséenne, ce que nous vaudra l’aventure américaine, ce que deviendra l’inconnue européenne ? Voilà au moins trois sujets sur lesquels nous avons besoin d’être éclairés.

Emmanuel Macron a mis la France en marche. C’est ce qui lui vaut actuellement la sympathie d’un Français sur deux, donc bien au-delà de ses électeurs. Ils se disent que la classe politique est renouvelée, que les réformes audacieuses sont lancées : la rupture attendue est au rendez-vous. On prête aux ordonnances de 2017 un succès d’autant plus spectaculaire qu’il n’y a eu aucune réaction populaire dans un pays réputé rebelle à tout changement. Certes la manœuvre a été bien menée, mais le changement est mineur, même en ce qui concerne la « loi travail », qui n’a pas rendu au marché du travail la souplesse dont il a encore besoin. Plus audacieuse sans doute la réforme annoncée sur la disparition des régimes spéciaux de retraites ; mais les agents des entreprises publiques, les fonctionnaires et les gens des corporations sont-ils prêts à les accepter ? Voilà, par exemple, une grande incertitude. Encore plus incertaine une réforme vraiment « systémique » introduisant la capitalisation pour prévenir l’explosion de la répartition. De même, que savons-nous réellement du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, de l’évolution des finances locales après la suppression de la taxe d’habitation, de l’incidence des nouvelles taxes, dont la liste s’est allongée, du rétablissement des peines planchers, du sort des zadistes et de l’aéroport de Nantes ? Et, surtout, demeurent deux incertitudes majeures : sur la famille (la relance de la PMA, qui sacrifie les enfants pour mieux satisfaire le « droit à l’enfant »), sur la lutte contre le chômage (15 milliards pour alléger la liste des demandeurs d’emplois devenus chômeurs en formation). Je ne voudrais pas pronostiquer l’échec du Président dans tous ces domaines, mais à l’inverse je ne vois pas en quoi l’annonce des jours meilleurs et les discours apaisants, élégants et innovants, peuvent modifier les comportements des Français et encore moins améliorer les institutions françaises.

Donald Trump a pris des positions déroutantes depuis un an. Mais lui aussi (contrairement à ce que dit la presse française) a une popularité qui frise les 50 % (et la menace « d’impeachment » lancée par quelques démocrates sera sans lendemain). La réforme fiscale a finalement été approuvée par le Congrès sans les accrocs annoncés, et ses effets seront sans doute bénéfiques pour l’économie des Etats Unis : la baisse de l’impôt sur les sociétés est substantielle (passage de 35 à 21 %), la progressivité de l’impôt sur le revenu a diminué (et le plancher d’exonération fiscale a été relevé). Mais la vraie question est celle du protectionnisme : la chasse est ouverte aux profits réalisés par les sociétés américaines à l’étranger, et l’administration a renforcé les contrôles sur les importations. Les relations avec la Chine sur les règles de la concurrence commerciale sont tendues. Cependant la Chine semble aussi inquiète de l’agressivité de la Corée du Nord et ne peut que s’accommoder de la vigueur des avertissements américains. Enfin, la diplomatie de Donald Trump au Moyen Orient est explosive, avec l’alliance avec les sunnites saoudiens contre les chiites iraniens, et par conséquent l’abandon de tout soutien aux Palestiniens – ce qui se traduit par la reconnaissance de Jérusalem.

La crise européenne est désormais ouverte. Certes le Brexit y est pour beaucoup, et l’Europe sans l’Angleterre est encore plus difficile à gérer. Mais une autre faille se creuse chaque jour davantage entre les gouvernements « eurosceptiques » comme Pologne, Hongrie et Autriche et les autorités de Bruxelles, de plus en plus dirigistes. L’Allemagne pouvait équilibrer l’Union, mais la Chancelière a perdu son autorité, elle pourrait même perdre le pouvoir (cette incertitude sera peut-être levée dans quelques semaines). La refondation européenne autour de l’idée d’une plus forte intégration économique, fiscale, financière et sociale (souhaitée par Emmanuel Macron) semble très compromise. La gestion de l’euro et des dettes publiques, ainsi que le contrôle de l’immigration constituent des défis qu’on voit mal l’Union européenne relever.

Je ne voudrais pas terminer sur une note pessimiste ce tour d’horizon sommaire (et sans doute superficiel et contestable à certains égards). Car si l’obscure clarté dans laquelle nous évoluons, qui tombe des étoiles de la politique, risque de marquer l’année 2018, il est une étoile qui continuera à nous éclairer : l’étoile de la liberté. Quelle que soit la conjoncture, quel que soit le contexte français, mondial ou européen, nous avons une certitude et une mission. La certitude, c’est que le progrès et la paix ne s’affirment que par le respect et l’éclosion de la liberté. La mission c’est celle de faire partager la foi libérale à ceux qui ont perdu lumière et espoir. Comme d’autres, comme vous j’espère, nous allons continuer à nous y employer en 2018.

L’étoile des Rois Mages a fait toute la lumière sur l’histoire de l’humanité, elle a indiqué pour les siècles des siècles la voie de l’espoir, de la vérité et de la vie. Aurons-nous une Epiphanie au cours de cette année 2018 ? Elle serait bienvenue, car pour l’instant nous sommes dans l’obscure clarté, du moins pour ce qui concerne la chose publique, hélas si pesante sur nos perspectives personnelles.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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