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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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Au Chevet du Système de santé. De la dépendance à la prévoyance
« Un système de santé performant à un prix abordable est possible – en remplaçant un collectivisme inefficace et dispendieux par la liberté et la responsabilité des patients et des prestataires ».
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Couverture du livre Au Chevet du Système de santé. De la dépendance à la prévoyance
Catégorie: Année 2014
Editeur: Institut Libéral
Année: 2013
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Commentaire
Ecrit par La rédaction

Cette phrase conclut la 4ème de couverture de cet ouvrage et résume bien la démonstration que nous proposent les auteurs. Pierre Bessard est économiste, il dirige l’Institut Libéral à Lausanne, Alphonse Crespo, Suisse également, est médecin, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie, fondateur du réseau « Médecine & Liberté ».

Tous deux s’interrogent sur l’agonie de la plupart des systèmes de santé dans le monde, la Suisse elle-même ne faisant pas exception. La raison en est évidente : c’est « la prise en otage de la santé par l’Etat ». L’éthique d’Hypocrate, fondée sur le « colloque singulier » entre médecin et patient a été oubliée dans un système bureaucratique et monopolistique. A la responsabilité individuelle s’est substitué le dirigisme de la politique de la santé. Cette mutation en dit long sur l’idée que les gouvernants se font de l’être humain, il y a en effet deux conceptions de l’homme : « l’une qui reconnaît sa capacité à prévoir les risques les plus élémentaires de la vie et à se protéger en conséquence, l’autre qui le déclare inapte et qui le taxe pour le protéger contre lui-même ».

Ainsi s’expliquent les coûts croissants de la santé et la sclérose de certaines spécialités. Le constat est étayé par de nombreuses observations dans divers pays.

Notons au passage qu’il y a un parallélisme frappant entre ce qui se passe pour la santé et pour les retraites. Dans les deux cas, le prix et les conditions de la protection sont fixés par l’administration ; dans les deux cas la réglementation est envahissante ; dans les deux cas l’individu est prisonnier du système public, il est sous dépendance collective ; dans les deux cas on ignore volontairement ou pas les possibilités offertes par la prévoyance personnelle et la capitalisation.

Le mérite de l’ouvrage est d’exposer clairement l’alternative libérale. Elle est appliquée avec succès dans plusieurs pays et le modèle de Singapour (le medisave) est présenté dans le détail. Elle est fondée sur deux piliers : la logique assurancielle, la gestion personnalisée.

L’assurance mutuelle est une belle invention, née du marché. Elle permet, pour un coût modique (par rapport aux cotisations obligatoires actuelles) d’avoir une couverture suffisante, souvent meilleure que celle qu’offrent les systèmes publics (dont le pire est le NHS britannique). On prétend que la santé n’est pas une automobile et que c’est la vie de l’homme qui est en jeu. Cette objection est balayée par Georges Lane (administrateur de l’ALEPS). Il n’y a pas de limite à l’assurance-santé, même pas le fameux « hasard moral » qui pousserait les individus à négliger toute prévention parce qu’ils se sentiraient assurés d’être soignés et guéris. La philanthropie a également une grande place dans le domaine de la santé ; elle a permis de réaliser des progrès décisifs et aussi de tisser un « filet social » pour les plus démunis.

La santé doit être mise sous la responsabilité de chaque individu. C’est tout l’intérêt des comptes d’épargne individuelle, en œuvre dans de nombreux pays, dont précisément Singapour. L’argent aujourd’hui dilapidé dans des systèmes qui, comme les retraites, se ramènent à une simple répartition (les bien portants payant pour les malades), est mis à la disposition des individus et de leur famille. Ils sont la propriété de leurs détenteurs et peuvent être légués. Les comptes sont gérés au rythme et au niveau choisis par l’individu.

Voilà donc un ouvrage bienvenu en France, au moment où l’on commence, comme le fait la Cour des Comptes, à se poser sérieusement le problème de l’explosion du système de santé dans notre pays. Il faut passer des lamentations sur le collectivisme aux innovations du libéralisme.

Date d'insertion: Mardi, 14 Janvier 2014 15:42

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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