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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Sauver les démocraties en Europe
Dans son ouvrage, le président de la République tchèque souhaite
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Couverture du livre Sauver les démocraties en Europe
Catégorie: Année 2012
Auteur: Vaclav Klaus
Editeur: François-Xavier de Guibert
Année: 2012
Visites: 5463
Avis des utilisateurs:  / 2
MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Ce n’est pas facile pour un homme d’Etat d’écrire un ouvrage iconoclaste. Surtout lorsqu’il est encore en fonctions. Il faut dire que Vaclav Klaus n’est pas à son premier coup de poing. Il l’a déjà fait avec Planète bleue en péril vert publié en France par l’IREF en 2009 qui s’en prend aux ayatollahs du réchauffement climatique. Klaus n’aime pas les clichés et l’économiquement correct. Il déteste les solutions étatistes et adore les libertés qu’il considère comme les seuls remèdes à la crise actuelle. C’est un politique intelligent et cultivé (il cite Bastiat plusieurs fois dans son livre) qui veut changer le cours de l’Histoire.

Mais contrairement à ce que soutiennent ses détracteurs, Vaclav Klaus est un européen convaincu. Sauf qu’il ne veut pas de l’Europe telle qu’elle est imaginée par certains technocrates à Bruxelles. Il s’étonne de voir qu’on n’a toujours pas tiré les leçons de la chute du communisme : « Instruits par le communisme, instruits par l’échec complet et évident de l’Etat, nous croyons aussi beaucoup plus au marché qu’il n’est d’usage en Europe occidentale et c’est pourquoi nous sommes tellement déprimés par le modèle économique et social non productif et paternaliste qui domine en Europe actuellement ». Et il ne vit pas en France… La principale conséquence de cet interventionnisme est la crise actuelle qui n’est pas seulement une crise de la dette mais plutôt la crise du « paradigme européen, qu’il s’agisse du modèle d’intégration européenne ou du fonctionnement économique et social européen ».

Le président tchèque s’oppose à l’ « européisme », ce « conglomérat d’idées » proche des idéologies les plus néfastes car il considère le marché comme une « anarchie que l’Etat doit corriger ». Ceux qui le soutiennent sont les privilégiés du système. Difficile de s’en débarrasser. Il considère l’euro comme le résultat d’une « décision politique » et pense que la plus grande partie de l’impact économique positif de l’intégration européenne tient à la libéralisation des échanges et des investissements.

L’ouvrage de Klaus est plus qu’un essai politique et économique. C’est un Manifeste,  un Appel au changement, avant qu’il ne soit trop tard : « Nous devrions enfin dire clairement qu’on ne peut plus continuer ainsi. Hélas, il est impossible de le dire lors des sommets européens qui se succèdent à l’infini, pratiquement semaine après semaine. Il ne s’agit pas non plus de prendre une mesure unique, bien au contraire, il s’agit d’une solution systémique, ce qui suppose que la politique revienne en Europe ». Pas à Bruxelles évidemment. « La politique ne peut être que là où se trouve la démocratie, c’est-à-dire au niveau de l’Etat… ». Le prix à payer pour cette « politique européenne » c’est l’absence de croissance. « La sortie de la crise européenne actuelle, écrit Klaus, passe forcément par un renouveau des libertés civiques et économiques, pas l’allègement du fardeau insupportable des coûts de l’Etat social et tout aussi insupportable, par la remise en  cause du poids grandissant de l’environnementalisme dans l’économie avec ses sommets contre les émissions de CO2, enfin par la victoire de la libéralisation de l’économie, par la déréglementation et par la remise en cause radicale de la politique des subventions ». Pourvu que d’autres chefs d’Etat le suivent dans ces actions…

Date d'insertion: Vendredi, 29 Juin 2012 10:55

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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