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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Une anthologie des penseurs libéraux
C’est l’anthologie la plus complète et la plus passionnante. Dans Les penseurs libéraux, Alain Laurent et Vincent Valentin proposent aux lecteurs des munitions indispensables pour comprendre tous les libéralismes.
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Couverture du livre Une anthologie des penseurs libéraux
Catégorie: Année 2012
Editeur: Les Belles Lettres
Année: 2012
Visites: 4881
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MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

C’est incroyable mais vrai. En France, il manquait un Dictionnaire exhaustif des penseurs libéraux français et étrangers. Dans le pays qui ignore Bastiat, on est plus habitué à la déformation du libéralisme qu’à une analyse lucide et neutre. Cet ouvrage corrige le tir. Il y a d’abord l’excellente introduction de Vincent Valentin qui traite des avatars du terme « libéral ». L’auteur relève d’abord un paradoxe : alors que le monde se libéralise, on ne sait toujours pas très bien en quoi consiste le libéralisme. Ceci est valable, bien entendu, pour la France mais aussi pour d’autres pays. Il y a surtout les ennemis et ceux qui déforment. Il y a aussi la signification du mot « liberal » aux Etats-Unis et en France. De l’autre côté de l’Atlantique, un libéral est un défenseur de l’Etat-providence alors qu’ici c’est un adepte des libertés et de la concurrence. En France, il devient  très facilement un « ultra-libéral » ou un « libéral sauvage ». Portant, le mot qui fait son apparition au XVIIIe siècle signifie générosité et prodigalité. Les représentants des Lumières nomment « Libérales » les lois qui accordent la liberté de pensée, d’expression, de conscience. Adam Smith défend la liberté du commerce et le libre-échange (il n’a fait que montrer pourquoi certains pays s’enrichissent plus que d’autres). Les premières explications du libéralisme tiennent à la liberté individuelle et à la maîtrise du pouvoir.

Pour Vincent Valentin, au XIXe siècle, on peut trouver les livres-programme de Laboulaye, Guyot, Faguet, Leroy-Beaulieu, Prevost-Paradol mais pas grand-chose sur le mot lui-même. C’est au XXe que le libéralisme s’affirme comme « idéologie ». Pour ma part, et là je rejoins Jean-François Revel, le libéralisme n’est pas une idéologie comme le socialisme peut l’être. C’est un concept s’appuyant sur la liberté et donc très loin d’une idéologie qui impose un « package doctrinaire ». Le socialisme veut changer le monde, le libéralisme croit qu’il peut être meilleur. Il laisse l’initiative aux individus alors que le socialisme donne des directives grâce à l’Etat et à l’administration. Le libéralisme ne fait pas de promesses insensées alors que le socialisme le fait sur le dos des autres.

L’ouvrage rappelle à juste titre qu’il existe aussi un interventionnisme libéral incarné par un Roosevelt qui déclarait que « notre vie collective, nos lois et notre Constitution existent avant tout pour protéger l’individu, veiller sur ses droits et exprimer ses justes principes ». Les mêmes mots dans la bouche de François Hollande et il serait accusé de mener une politique ultralibérale. En effet, le libéralisme américain c’est du socialisme réformiste, « clintonien » ou « blairiste ». Mais l’originalité du libéralisme se situe dans « l’adoption du pluralisme et de la concurrence pour tous les types de relations sociales ». L’individu prime sur la communauté et en économie le marché peut se réguler lui-même. Il n’a pas besoin de l’Etat qui s’arroge ce droit.

Les textes des auteurs cités, depuis La Boétie jusqu’à David Friedman, sont toujours précédés de présentations bio-bibliographiques détaillées et d’une analyse des citations ce qui rend cet ouvrage encore plus remarquable et utile.

Date d'insertion: Vendredi, 28 Septembre 2012 22:57

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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