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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Who’s the fairest of them all ? The truth about opportunity, taxes, and wealth in America
Voici un ouvrage qui mériterait d’être traduit à défaut d’en écrire un similaire en français. Stephen Moore donne une réponse à tous ceux qui nous donnent des leçons de morale fiscale et sociale.
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Couverture du livre Who’s the fairest of them all ? The truth about opportunity, taxes, and wealth in America
Catégorie: Année 2012
Auteur: Stephen Moore
Editeur: Encounter Books
Année: 2012
Visites: 4977
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Les politiques – de droite ou de gauche – veulent notre bien. Pour cela, ils soutiennent que la meilleure façon d’y arriver est la redistribution. D’où les impôts élevés, des taxes sur tout et des prélèvements directs ou indirects qui ne cessent de se multiplier. Mais cela a-t-il un sens ? L’auteur – Stephen Morre – se pose la question est donne des réponses bien argumentées. Il est éditorialiste au célèbre quotidien The Wall Street Journal et collaborateur à différents think tanks américains. Ses exemples viennent des réalités économiques et, même si nous avons là un sujet philosophique aussi, ses arguments s’appuient plus sur les chiffres que sur les théories.

Mais il faudrait d’abord comprendre ce que veut dire une économie juste. Que tout le monde soit au même niveau de richesses ? Cela signifierait qu’on confisquerait les fortunes des Bill Gates et autres Steve Jobs et qu’on les redistribuerait à tout le monde. Mais dans ce cas de figure, aurait-on d’autres Bill Gates et d’autres Steve Jobs ? Qui aurait encore envie de se lancer dans l’innovation, de prendre des risques, de mettre de l’argent et d’essayer de réussir ? Il faudrait être fou pour le faire. En réalité, le problème est mal abordé par les politiques. Leurs réponses sont contraires au bon sens. Il faudrait plus de Bill Gates et plus de Steve Jobs pour que les autres s’enrichissent et non pas l’inverse. Lorsque Reagan a drastiquement baissé les impôts et coupé dans les dépenses publiques au début des années 1980, c’est la classe moyenne qui a le plus profité et non pas les plus riches. Ce qu’on a pu observer, c’est que les pauvres ont voulu s’en sortir et sont passés dans la catégorie supérieure, celle des classes moyennes, grâce à l’initiative privée, au sens de l’entreprise, etc… Le système le plus « juste » c’est celui dans lequel les pauvres peuvent devenir riches et non pas l’inverse. Si les 1 % des plus riches détiennent une très grosse fortune c’est qu’ils ont réussi. Et il faut rajouter que ces 1 % payent 70 % du total de l’impôt sur le revenu.

L’analyse de Moore sur les inégalités est aussi très intéressante. Oui, on peut considérer que certaines inégalités se sont creusées, beaucoup plus dans des pays en développement rapide comme la Chine. Mais c’est aussi parce que les gens peuvent s’enrichir plus vite grâce aux opportunités économiques. Internet joue un rôle majeur dans ce sens. Il est aussi important de souligner que, contrairement aux clichés, les riches ont perdu énormément d’argent pendant la crise. Aux Etats-Unis, les rentrées fiscales de la part des 10 % les plus riches ont baissé de 100 mds de dollars entre 2008 et 2011.

Parmi les idées reçues sur les riches, figurent aussi leur capacité à acheter des milliers de voitures de luxe, de yachts ou autres produits complètement inaccessibles à la population. En réalité, d’après les résultats des enquêtes menées par le Census Bureau aux Etats-Unis, les 5 % des Américains les plus riches dépensent tous les ans en moyenne 28 272 dollars alors que la classe moyenne dépense 15 639 dollars. La différence est minime. L’ouvrage est plein de statistiques de ce genre que, malheureusement, on ne retrouve pas dans les médias. Mais c’est à nous de les sortir face aux mensonges des étatistes. 

Date d'insertion: Vendredi, 30 Novembre 2012 12:51

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