Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

Lire la suite...
Alexandria Book Library

Retour à la racine > Année 2012

Sanguines
Chroniqueur hors pair, essayiste cultivé et extrêmement talentueux, amateur de bonne chère et aussi chanteur (j’ai pu l’apprécier sur scène), Philippe Meyer nous offre une série de douze portraits de personnalités politiques dans un ouvrage décapant.
PDF Imprimer
Couverture du livre Sanguines
Catégorie: Année 2012
Editeur: Robert Laffont
N° du Catalogue: 7
Année: 2011
Visites: 4038
Avis des utilisateurs:  / 0
MauvaisExcellent 
Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Ils sont douze (comme les douze salopards ?). Femmes et hommes politiques de tous bords. De Sarkozy à DSK, en passant par Eva Joly, Fillon et Mélenchon. Ce ne sont pas que des portraits politiques que nous propose Philippe Meyer. Sa plume devient un scalpel qui dissèque le personnage par tous les côtés, y compris les parties économiques et culturelles. Martine Aubry par exemple n’est pas seulement la femme autoritaire, antipathique, prétentieuse et manipulatrice. Elle est aussi celle qui ne comprend rien à l’économie d’aujourd’hui en imposant les 35 heures aux entreprises françaises. Nicolas Sarkozy est le chef de l’Etat « capricant et capricieux, irréfléchi et emporté, irascible et fébrile… L’incarnation en politique de ce personnage trépidant du « Manège enchanté » baptisé Zébulon, monté sur un ressort qui le transporte où il le souhaite pour peu qu’il prononce la formule magique : « Tournicotiii ! Tournicoton ! ». En même temps, nous avons le plus grand mal du monde à saisir notre président. Car il n’a pas d’équivalent. Il n’y a pas de précédent. Personne n’a eu encore « ce ton de conquistador, de superman, de croisé, de baroudeur, de soudard ou de paladin pour tant de volte-face, de défaites, de fuites en rase-campagne, de victoires à la Pyrrhus… Tant de bans proclamé, de résolutions affichées, de proclamations trompetées pour finir par avoir la gomme qui s’use plus vite que le crayon… ».

L’honnêteté intellectuelle de Philippe Meyer n’est plus à démontrer (comment en serait-il autrement pour celui qui a été un bon ami de Jean-François Revel ?). Concernant Sarkozy, il rappelle l’échec de son engagement en faveur de Florence Cassez emprisonnée au Mexique qui écopera finalement plus de 60 ans de prison ou bien ses promesses non-tenues aux salariés de l’aciérie du groupe Mittal à Gandrange, en Moselle. Mais aussi le succès du statut d’auto-entrepreneur, l’engagement international pour résoudre la crise entre la Russie et la Géorgie, ou la chute de la dictature libyenne. Sarkozy est imprévisible et il le sera jusqu’au bout. Qui ose parier qu’il a déjà perdu les élections ?

Dominique de Villepin, l’ennemi juré du président, est décalcomaniaque, métaphorique et théâtral au risque de devenir puéril. Marine Le Pen a beaucoup de mérite en réussissant par l’emporter sur son père. Exercice difficile et périlleux. Elle est même devenue plus crédible que son géniteur. Elle alterne les propos radicaux et les analyses « plus arrondies ». Elle est marxiste par ses propositions économiques et par le rejet de l’étranger (Marx considérait plusieurs populations européennes conne étant inférieures). Nicolas Hulot est le produit de la télé et Eva Joly a peu de chances de réussite car « trop française pour les Norvégiens, trop norvégienne pour les Français ». Arnaud Montebourg est le « turlupin de Médialand », Jean-François Copé, « l’affamé du sérail », Mélénchon, un Monsieur Fenouillard trop agité et qui brille grâce à l’indulgence des médias… François Hollande est le notaire « indécis » rédigeant à longueur de journées des notes plus proche de la ratatouille que de la synthèse bien faite et DSK le candidat impossible avec un ennemi inévitable : le peuple.

Finalement, le seul défaut de Philippe Meyer est celui d’être un « bayrouiste ». Il a d’ailleurs été candidat à Paris aux élections municipales de 2008. Bien entendu, il n’y a pas de portrait de François Bayrou dans son livre. Dommage, j’aurais bien aimé comprendre - enfin – si quelque chose se cache derrière le vide politique du président du Modem. 

Date d'insertion: Vendredi, 17 Février 2012 23:19

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...