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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Entreprenez !
C’est le meilleur conseil que l’on puisse donner aux jeunes aujourd’hui. Et après les élections, on pourrait le donner à tous ceux qui craignent le socialisme. C’est aussi le titre de la brochure que Philippe Hayat vient de publier chez l’Archipel
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Couverture du livre Entreprenez !
Catégorie: Année 2012
Editeur: l'Archipel
Année: 2012
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

Philippe Hayat a raison. Dans une Tribune récente publiée par Le Figaro et intitulée « Donnez à la jeunesse des envies de conquête », le fondateur de l’association 100 000 entrepreneurs demande aux candidats à la présidence de faire plus pour la diffusion de l’esprit d’entreprendre en France. Il faut donner aux jeunes l’envie de créer des entreprises. En ce qui me concerne, je pense qu’il faudrait même commencer avec les enfants, c’est pour cette raison que j’ai créé Entrepreneur Junior.  Mais comment le faire lorsque les chefs d’entreprise sont ignorés, critiqués et obligés de se justifier devant des syndicats non-représentatifs. Plus encore, lorsqu’ils s’enrichissent on les montre du doigt et on les condamne comme s’ils avaient volé l’argent gagné.

L’article de Hayat n’est que le résumé de sa brochure anti-Hessel dans laquelle il incite les jeunes à entreprendre. « Que dirait-on d’un parent qui élèverait son enfant en le plaignant chaque jour d’être ce qu’il est », s’indigne le père de l’auteur en voyant à la télé les manifestations des jeunes « victimes de la société ». Que faisaient les jeunes d’une autre époque ? Réagissaient-ils de la même manière ? Philippe Hayat fait un voyage dans le passé, celui de sa famille. De son grand-père nommé, à force de volonté et de travail, à des postes de responsabilité dans une banque alors que ce n’était qu’un homme à tout faire. Celui-ci a élevé ses enfants et a transmis à ses petits-enfants la volonté de réussir après les études. Il serait étonné aujourd’hui de voir que les jeunes ne cessent de se plaindre. Avec d’ailleurs la complicité des politiques et aussi de leurs parents. Au lieu de leur dire : « A l’indignation ou à la résignation, préférez l’action, la vrai, celle qui contredit la fatalité. Puisque la vie professionnelle semble si difficile à tracer, anticipez-la, prenez-la en main et ne comptez que sur vous. Devenez entrepreneur et accomplissez-vous », on les plaint et on les encourage dans leurs lamentations. De toute façon, ils ne peuvent être que… victimes de la société.

Grâce à l’association de Philippe Hayat, plus de 50 000 jeunes ont échangé avec un entrepreneur. Et, « contrairement aux idées reçues, les enseignants les accueillent volontiers »… Une fois acquis les rudiments de l’entrepreneuriat, les élèves entrent à l’Université avec l’envie de créer leur entreprise. Il faudrait leur offrir une filière entrepreneuriat et, comme dans les universités américaines, les accompagner – financièrement – dans la réalisation de leurs projets. Un pas en avant serait la nomination d’entrepreneurs (ou d’anciens entrepreneurs) à la tête des laboratoires de recherche universitaire. Ils travailleraient en étroite collaboration avec les financeurs individuels, les fameux business angels. Le jeune créateur d’entreprise doit comprendre tout de suite que son initiative comporte des risques. Surtout le risque d’échouer.

« Rêvons d’un homme d’Etat, écrit Hayat, appelé demain aux plus hautes responsabilités, qui s’adresserait aux jeunes en des termes nouveaux : s’il faut vous indigner, c’est pour ouvrir un nouveau ciel. Les entrepreneurs montrent le chemin ». Les politiques doivent d’abord comprendre que sans les entrepreneurs, la France est foutue. Et si l’on obligeait tous ces politiques à faire des stages en entreprise ?

Date d'insertion: Samedi, 19 Mai 2012 02:12

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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