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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Ayn Rand ou la passion de l’égoïsme rationnel
Si la lecture du roman La Grève vous a paru fastidieuse, lisez la biographie intellectuelle d’Ayn Rand écrite par Alain Laurent (Ayn Rand ou la passion de l’égoïsme rationnel.
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Couverture du livre Ayn Rand ou la passion de l’égoïsme rationnel
Catégorie: Année 2012
Editeur: Les Belles Lettres
N° du Catalogue: 5
Année: 2011
Visites: 7642
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Précise, claire, passionnante. La biographie d’Ayn Rand que publie Alain Laurent est, elle-même, un vrai roman. Comment cette femme a réussi à s’imposer dans le paysage littéraire et philosophique américain et obtenir un succès impressionnant ? Cette libertarienne qui a réussi à vendre deux romans à plus de 7 millions d’exemplaires. Alain Laurent, on le sait, a été, depuis toujours, sous son charme.  A juste titre car, d’un côté, l’auteur a eu une vie tumultueuse et, de l’autre, ses fictions sont autant d’éloges de la liberté et du capitalisme entrepreneurial.

Elle est arrivée aux Etats-Unis depuis l’Union Soviétique avec quelques dollars en poche. Grâce à la persévérance et au  courage de son père, Alisa Rosenbaum réussit à fuir l’enfer communiste qui l’aura marqué pour la vie. Son œuvre en sera la preuve. En 1926, à 25 ans seulement, la future Ayn Rand devient scénariste à Hollywood grâce au célèbre Cecil B. de Mille qui voit déjà en elle un vrai talent. Les premières années, elle vit de scénarios écrits pour les studios, connaît aussi un certain succès au théâtre (Night of January 16th) et publie trois romans dont The Fountainhead et Atlas Shrugged le rendent définitivement célèbre. Peu à peu elle s’intyéresse à la politique et fait campagne pour les candidats républicains aux élections présidentielles de 1940 et de 1964. Ses discours libertariens fascinent les étudiants et des politiques parmi lesquels un certain… Reagan.

Comme elle l’écrit dans une note de travail de 1937, dans son roman The Fountainehead, Ayn Rand défend « l’individualisme comme une nouvelle foi » tandis que dans une autre note de 1940 elle écrit que « le thème du roman est l’individualisme versus le collectivisme, pas en politique mais dans l’âme humaine ». Alain Laurent insiste sur ces faits. Le message d’Ayn Rand est moins politique que philosophique. Ce qui importe pour elle c’est l’individu libre, capable de s’épanouir. L’individualisme – qu’elle appelle aussi égoïsme - est, effectivement, une religion : « Je crois que l’homme sera toujours un individualiste, qu’il le sache ou non, et je me fais un devoir de le lui faire comprendre », écrit-elle en 1934. Et c’est l’Etat qui « existe pour servir l’individu » et non pas l’inverse. Nos politiques devraient en tenir compte…

Devenue célèbre, Ayn Rand rencontre, entre autres, l’économiste Hazlitt, l’écrivain et journaliste John Chamberlain et aussi von Mises qui dira d’elle que « C’est l’homme le plus courageux des Etats-Unis ». Elle tisse des liens amicaux aussi avec Leonard Read, fondateur de la Foundation for Economic Freeedom. L’auteur de La Grève aura marqué les années 1940-1980 et un regain d’intérêt pour elle a pu être remarqué depuis 2008. Les discours protectionniste des politiques, leur appel à l’intervention de l’Etat ont poussé les gens (dans les Tea Parties par exemple) à se replonger dans les écrits d’Ayn Rand. En publiant cette biographie intellectuelle captivante, Alain Laurent rend justice à l’un des plus grand défenseur de la liberté.

Date d'insertion: Vendredi, 20 Janvier 2012 23:14

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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