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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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Au risque de la liberté. Une alternative libérale et chrétienne aux société dont les lendemains ne chantent pas
Ceux qui pensent que les temps sont difficiles et imprévisibles devraient lire le dernier ouvrage de Jean-Philippe Delsol.
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Couverture du livre Au risque de la liberté. Une alternative libérale et chrétienne aux société dont les lendemains ne chantent pas
Catégorie: Année 2007
Editeur: François-Xavier de Guibert
Année: 2007
Visites: 4974
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Commentaire
Ecrit par Bogdan Calinescu

L’ouvrage de Jean-Philippe Delsol n’est pas à mettre entre les mains d’un sceptique. Malgré la première grande partie intitulée « la société de défiance », sa lecture dégage une sorte d’optimisme raisonné et tempéré concernant l’évolution de notre monde et une confiance solide en l’individu et en la liberté. Il est vrai, nous vivons une époque souvent insaisissable, pleine de catastrophes (mais beaucoup moins qu’avant) et de peurs. Peur de la machine qui ne cesse d’évoluer, de l’information qui nous submerge et du prochain dont les haines sont infinies et, parfois, inguérissables. C’est une « société complexe, une société de défiance » qui, paradoxalement est mise à profit par ceux qui nous gouvernent. Notre malaise et notre incompréhension leur donnent une occasion unique de nous prendre en charge. Le climat « déconne », ne vous affolez pas, l’Etat s’en occupe ; une catastrophe sociale, « on » prend en charge tout le monde ; des problèmes sanitaires, il n’y a qu’à prélever plus. De toute façon, la réponse vient d’en haut.

« Le législateur, écrit Delsol qui a une formation double, de juriste et d’économiste, vit sous la pression des producteurs, des consommateurs, des collectivités qui, tous, veulent leur loi. Les associations se développent pour revendiquer de nouveaux droits pour chaque catégorie, pour les piétons, pour les cyclistes, pour les employés, et parfois pour les employeurs…pour tous les hommes et désormais pour les animaux, pour la chasse ou contre la chasse, pour la terre, pour les forêts, pour les rivières… ». En lisant ces lignes, ce qui nous frappe c’est le paradoxe de la situation : en réalité, notre société repose plus sur les contraintes que sur les libertés, plus sur les obligations que sur les droits. L’avalanche de lois caractéristique de notre pays n’est pas là pour protéger mais au contraire pour rendre encore plus complexe notre mode de vie : « le droit devient un nouveau moyen d’expression et le plus souvent de contestation comme une forme de cet individualisme collectif, un moyen pour chacun de se faire par tous aux forceps de la justice, un moyen de s’imposer… ».

Nous sommes aussi trop facilement attirés par l’idéologie, cette « manifestation de la volonté humaine d’être créateur de l’homme, cette conception par laquelle l’homme veut appréhender le tout de l’homme et du monde, il veut être l’égal du créateur, puis se substituer au créateur, pour elle l’homme est créateur de l’homme. » Elle remplace la réflexion et empêche la réaction de l’individu car l’idéologie ne marche que pour la collectivité. C’est sont terreau et c’est aussi la raison pour laquelle l’autorité n’a jamais aimé l’individu.

Alors, que faire ? Croire en la liberté, être « libéral et chrétien ». Faire de l’Etat un élément subsidiaire et du gouvernement une force tolérée. Avoir confiance en l’homme, seul capable de comprendre et de savoir ce qu’il faut faire. Et les régimes ? Pour le moment on n’en connaît pas d’autres, la démocratie restant le moins mauvais :

« Mais l’Homme a la même nature du levant au couchant et d’un pôle à l’autre de la Terre. Et cette nature requiert partout ordre et liberté pour grandir et s’épanouir. La démocratie au plan politique et l’économie de marché au plan économique sont les outils les mieux adaptés à la société complexe parce que dans les deux cas il s’agit d’une méthode plutôt que d’un modèle de société, d’une démarche et d’un concept évolutifs et capables d’adaptation plutôt que d’une loi d’airain immuable et universelle.

Ce qui est universel dans la démocratie comme dans l’économie de marché c’est le mode de fonctionnement, de prise de décision, le principe du respect des libertés individuelles qui sont susceptibles de forger, dans leurs rencontres et souvent dans leurs oppositions, les institutions permettant la vie commune…. La société complexe a besoin de la liberté de tous, elle vit de la confiance dans cette liberté de chacun plutôt que dans la contrainte de tous ».

 

 

Date d'insertion: Vendredi, 26 Octobre 2007 12:25

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