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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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L’Autriche dirigée par des populistes ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 26 Avril 2016 00:00

Marine Le Pen revendique la victoire du FPO aux élections présidentielles

 

 

C’est une victoire, même si elle n’est pas définitive, puisqu’un deuxième tour aux élections présidentielles autrichiennes pourrait empêcher Norbert Hofer le candidat du FPO (mot à mot Parti Libéral Autrichien) d’être élu. Mais l’écologiste Alexander Van der Bellen a 14 points à rattraper, et il est douteux qu’il comble cet écart. Le FPO se rattache au Parlement européen au groupe Europe des Nations et des Libertés, dont la co-présidente est Marine Le Pen, il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’elle se réjouisse du succès de l’un de ses collègues.

Evidemment, comme le spectre politique français est fortement décalé vers la gauche, le FPO a été présenté par les médias comme un parti « d’extrême droite ». Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse française de gauche, le FPO ne peut être confondu avec le parti néo-nazi NPD. Son histoire a été libérale avant d’être souverainiste, et le FPO a participé à trois reprises à des gouvernements de grande coalition avec les sociaux démocrates et les conservateurs. La Carinthie et plus récemment la Styrie sont gouvernées par le FPO sans que la dictature ne soit instaurée (en Autriche la création d’un parti est libre). Il est vrai que le FPO a été de plus en plus euro-sceptique, au vu du dirigisme qui règne à Bruxelles. Cela justifie-t-il une peur panique, et une assimilation pure et simple au Front National ?

Le succès du FPO semble plutôt lié à deux facteurs : l’opposition à l’Allemagne sur la question des immigrés et le discrédit de la classe politique au gouvernement. Sur la question des immigrés, la position autrichienne est un rejet de la doctrine Merkel et encore davantage de l’accord passé avec la Turquie. Historiquement, les Autrichiens ont toujours considéré l’Allemagne et la Turquie comme des ennemis, ou du moins de faux frères. On peut se demander si on ne trouverait pas davantage encore d’opposants à la doctrine Merkel en France ou en Italie ou en Espagne. Quant au discrédit de la classe politique, il s’est traduit par un balayage complet des deux candidats des partis dominants jusque là, les conservateurs et les sociaux démocrates : ils ne sont pas dans les trois premiers ! Des électeurs ordinairement abstentionnistes se sont précipités aux urnes (68 % de participation contre 53 % lors des dernières consultations). Les jeunes se sont mobilisés pour choisir un candidat de 45 ans, d’allure sportive quoiqu’handicapé (accident de parapente). Enfin le FPO n’a rien d’un parti marginal, il est au cœur de la vie politique et démocratique autrichienne. Ses scores depuis quelques années sont supérieurs à 20 % des votes et il a 40 députés sur 183 à l’Assemblée nationale. Enfin, et non le moindre, la situation économique n’a rien à voir dans l’affaire : l’Autriche, comme sa voisine helvète, a moins de 4 % de chômeurs.

Cela dit, le FPO soulève une question, qui en concerne certains en France : peut-on être libéral et nationaliste ? Le nationalisme ne va-t-il pas écraser le libéralisme, par exemple en prônant le protectionnisme, voire la xénophobie ? Mais la question se pose aussi aux conservateurs et aux socialistes !

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
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La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


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