Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait


Un Marx libéral ?

Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

Lire la suite...
L’Autriche dirigée par des populistes ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 26 Avril 2016 00:00

Marine Le Pen revendique la victoire du FPO aux élections présidentielles

 

 

C’est une victoire, même si elle n’est pas définitive, puisqu’un deuxième tour aux élections présidentielles autrichiennes pourrait empêcher Norbert Hofer le candidat du FPO (mot à mot Parti Libéral Autrichien) d’être élu. Mais l’écologiste Alexander Van der Bellen a 14 points à rattraper, et il est douteux qu’il comble cet écart. Le FPO se rattache au Parlement européen au groupe Europe des Nations et des Libertés, dont la co-présidente est Marine Le Pen, il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’elle se réjouisse du succès de l’un de ses collègues.

Evidemment, comme le spectre politique français est fortement décalé vers la gauche, le FPO a été présenté par les médias comme un parti « d’extrême droite ». Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse française de gauche, le FPO ne peut être confondu avec le parti néo-nazi NPD. Son histoire a été libérale avant d’être souverainiste, et le FPO a participé à trois reprises à des gouvernements de grande coalition avec les sociaux démocrates et les conservateurs. La Carinthie et plus récemment la Styrie sont gouvernées par le FPO sans que la dictature ne soit instaurée (en Autriche la création d’un parti est libre). Il est vrai que le FPO a été de plus en plus euro-sceptique, au vu du dirigisme qui règne à Bruxelles. Cela justifie-t-il une peur panique, et une assimilation pure et simple au Front National ?

Le succès du FPO semble plutôt lié à deux facteurs : l’opposition à l’Allemagne sur la question des immigrés et le discrédit de la classe politique au gouvernement. Sur la question des immigrés, la position autrichienne est un rejet de la doctrine Merkel et encore davantage de l’accord passé avec la Turquie. Historiquement, les Autrichiens ont toujours considéré l’Allemagne et la Turquie comme des ennemis, ou du moins de faux frères. On peut se demander si on ne trouverait pas davantage encore d’opposants à la doctrine Merkel en France ou en Italie ou en Espagne. Quant au discrédit de la classe politique, il s’est traduit par un balayage complet des deux candidats des partis dominants jusque là, les conservateurs et les sociaux démocrates : ils ne sont pas dans les trois premiers ! Des électeurs ordinairement abstentionnistes se sont précipités aux urnes (68 % de participation contre 53 % lors des dernières consultations). Les jeunes se sont mobilisés pour choisir un candidat de 45 ans, d’allure sportive quoiqu’handicapé (accident de parapente). Enfin le FPO n’a rien d’un parti marginal, il est au cœur de la vie politique et démocratique autrichienne. Ses scores depuis quelques années sont supérieurs à 20 % des votes et il a 40 députés sur 183 à l’Assemblée nationale. Enfin, et non le moindre, la situation économique n’a rien à voir dans l’affaire : l’Autriche, comme sa voisine helvète, a moins de 4 % de chômeurs.

Cela dit, le FPO soulève une question, qui en concerne certains en France : peut-on être libéral et nationaliste ? Le nationalisme ne va-t-il pas écraser le libéralisme, par exemple en prônant le protectionnisme, voire la xénophobie ? Mais la question se pose aussi aux conservateurs et aux socialistes !

 
More Articles :

» La mondialisation est-elle remise en cause ?

Aux Etats-Unis, en Europe, les idées et discours protectionnistes ont progressé. Antimondialistes et altermondialistes ont la cote, et l’Organisation Mondiale du Commerce s’inquiète. Non seulement cette inquiétude n’est pas justifiée,...

» Les 100 jours de Trump

Le bilan est-il aussi négatif que le disent les commentateurs français ?

» L’Europe des étoiles

Oublions un instant la fièvre électorale pour évoquer les 60 ans de l’Europe. L’anniversaire du traité instituant la CEE, Communauté Economique Européenne, a été célébré à Rome en ce dimanche 26 mars. Un anniversaire au demeurant...

» Angela Merkel ne se laisse pas impressionner

Elle a tenu tête à Donald Trump, et tiendra face au SPD qui soutient…Macron

» Le monde change…

La percée spectaculaire de Benoît Hamon tient à l’idée de revenu universel. L’argument qui soutient cette proposition infantile semble solide : c’est la fin du travail. La révolution numérique nous conduirait à l’ubérisation, à la...

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

Lire la suite...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1323 du 23 mai 2017


Editorial : Garder son sang froid

Conjoncture : Etat actionnaire : des privatisations en vue ?

Actualité  : Les Etats-Unis de retour au Moyen Orient

Spécial présidentielles  : Ce qui attendrait les Français après le 18 juin - La guerre du Code du Travail n’aura pas lieu - Hausse de la CSG : inefficace et injuste - Le programme des Républicains est-il attrayant ?

Actualité libérale

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...