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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Inflexions de la campagne ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 04 Octobre 2016 00:00
Une autre campagne l www.libres.org

 

 

Nous sommes à quelques petites semaines des primaires et à quelques petits mois des présidentielles. La campagne s’est relancée à la rentrée, elle va certainement prendre un tour nouveau quand la gauche se sera mise en ordre de bataille. Mais dès maintenant  je m’interroge sur le nouveau tour qu’elle semble prendre, sur le souffle moral qui semble l’animer.

 

Une première inflexion est le dépassement du discours sécuritaire, qui a écrasé la campagne jusqu’à ce jour. Derrière la lutte contre le terrorisme se profile désormais une interrogation sur les valeurs morales et religieuses de nature à vaincre la barbarie : l’efficacité de la police et de la justice est-elle seule en cause ?

Une deuxième inflexion est l’entrée en scène de la société civile, avec l’annonce de plusieurs manifestations organisées par des Français sans attache partisane, qui veulent inviter les candidats, de droite ou de gauche, à se recentrer sur des problèmes de société autrement plus importants à leurs yeux que les problèmes de pouvoir.

Les deux inflexions convergent : attendons-nous en 2017 un choix de gouvernants ou un choix de société ?

La meilleure façon de vaincre la barbarie n’est-elle pas de remettre en honneur dans notre pays les valeurs morales et civiques héritées de siècles de christianisme ? C’est la lecture du livre de François Fillon paru ces jours derniers qui m’a suggéré que la campagne pourrait se transporter sur des thèmes nouveaux, à ce jour trop écrasés dans le tintamarre sécuritaire inspiré par la reconquête de l’électorat de Marine Le Pen. « Vaincre le terrorisme islamique » est en soi un titre qui a le mérite de la clarté : les attentats sont le produit du fanatisme islamique. C’est évidemment une banalité pour beaucoup d’entre nous, alors que par ignorance, naïveté ou idéologie, tant de Français croient au contraire qu’il faut éliminer la religion du débat, pour ne pas aviver les haines : pacifisme bêlant, esprit de Munich, que dénonce vigoureusement l’auteur. Mais François Fillon va au cœur de l’affaire : les racines de la barbarie sont bien dans l’Islam wahhabite, dont le foyer est l’Arabie Saoudite et le succès des barbares est dû aux aberrations de la diplomatie occidentale, qui a applaudi aux « printemps arabes », qui a préféré le massacre des Chrétiens d’Orient à la dictature d’Assad. Il est dû aussi à la complicité de l’intelligentsia de gauche qui s’acharne à détruire l’Occident chrétien. « Peut-on efficacement lutter contre l’idéologie de Daech sans reconnaître et assumer l’héritage chrétien d’un pays comme la France ? Personnellement j’ai la foi et il est vrai qu’une relation historique nous lie aux Chrétiens d’Orient ». D’autres candidats (si ce n’est Jean Frédéric Poisson) auraient-ils l’intention de faire campagne sur cette idée ?

Ils pourraient y venir sous la poussée de la société civile. Dans l’immédiat, la Manif pour tous appelle à manifester le 16 octobre. D’autres groupes font circuler des pétitions, organisent la participation au vote aux primaires. Le Collectif des Libéraux ne manquera pas à son objectif : informer les électeurs de la valeur des candidats mesurée à l’aune du libéralisme – qui ne se limite pas à l’économie, mais au moins autant aux valeurs de responsabilité et de dignité de la personne humaine. Des centaines de milliers de Français ne peuvent plus supporter que la puissance publique vienne envahir la sphère de la vie privée. Ils n’admettent plus qu’une poignée de politiciens démantèle la famille et menace dramatiquement l’enfant au nom d’une liberté individuelle qui n’est plus au service de la vie et de la dignité, mais de la mort et de la décadence. La politique est incapable de régler les problèmes de société autres que ceux de la protection des biens et des personnes, qui implique le recours à la force publique, et même dans cette mission régalienne, l’Etat est inefficace. La fameuse « école de la République » forme par millions des illettrés, mais aussi des asociaux : qu’on rende l’éducation aux familles. Le fameux « système social » crée par millions des assistés, des privilégiés, des tricheurs : qu'on rende aux individus leur argent et leur responsabilité. L’immigration serait-elle un problème insoluble si n’existait pas l’Etat providence ?

Les valeurs morales et spirituelles ne progressent pas avec les discours des candidats et des dirigeants, mais avec une éducation et une instruction sérieuses des enfants, avec une intégration dans la vie professionnelle facilitée par la prime au mérite et à la convivialité, avec la pratique de la politesse, du respect des autres, de la communication bienveillante, de l’esprit de service.

Pourquoi ne pas donner un nouveau souffle à cette campagne qui en a bien besoin ?

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1351 du 7 février 2018

Editorial : En marche sans bouger
Actualité
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Connaissance du libéralisme :
Entre riches et pauvres l’écart se creuse



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