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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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GARY BECKER (1930- ) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 24 Juin 2011 01:00

Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

A la différence de la plupart des néo-classiques de l’école de Chicago à laquelle il appartient, Gary Becker ne propose pas un modèle d’homo oeconomicus stéréotypé. Quand il parle d’un décideur rationnel, cela ne veut pas dire qu’il fonctionne de façon mécanique, mais qu’il prend sa décision en mesurant avantages et inconvénients. Certes il n’a pas une information parfaite sur le pour et le contre, mais au moment où il choisit il ne peut s’empêcher de mettre en balance ce qui lui en coûtera et ce qui lui portera profit. C’est cela qui est « voir la vie comme un économiste ».

L’intérêt de l’œuvre de Becker est de montrer que cette rationalité s’applique dans la plupart des décisions, quelles que soient leur objet. Economie du crime : quelle est pour le criminel la probabilité d’être arrêté, condamné et d’exécuter sa peine et le crime est-il « payant » ? Economie de la fertilité : le travail de la femme et les coûts de l’éducation dissuadent-ils les époux d’avoir des enfants ? Economie de la nuptialité : quel avantage y a-t-il à passer devant le maire plutôt qu’à vivre en union libre ? Ces exemples sont frappants, et pourraient peut-être choquer. Mais Gary Becker essaie simplement de nous aider à comprendre comment se comportent la plupart des gens.

Le rôle de l’information et du temps

Dans son analyse du comportement du consommateur Gary Becker va faire un pas supplémentaire. Il s’interroge : pourquoi parler de « consommation » et de « biens de consommation » ? Comme Frédéric Bastiat l’avait établi, Becker rappelle que l’objet des échanges n’est autre que les services de nature à satisfaire des individus différents. Le « produit » que l’on achète est en fait un bien de production : il nous procure les services qu’on en attend. Un réfrigérateur est une machine à nous donner le froid. Un produit est ainsi un panier de caractéristiques ; la voiture est vitesse, sécurité, économie, loisir, statut social, etc. Chaque consommateur retiendra celle des caractéristiques qui lui semble prioritaire : Becker ne nie pas la subjectivité des choix. Parmi ces caractéristiques, deux semblent retenir une attention particulière : le temps et l’information. Les deux sont liées d’ailleurs : être informé prend du temps. Préférence sera donnée aux produits qui font gagner du temps, et pour lesquels l’information suffisante sera obtenue dans les moindres délais. Cela explique évidemment le succès des fastfoods, des surgelés, ou de la publicité. La concurrence joue ici un rôle déterminant, car elle élargit l’information et permet les comparaisons. Le libre choix suppose la pluralité : « free to choose » disait son maître et ami Milton Friedman.

Le capital humain, variable décisive du progrès

L’appréhension de l’information et la mesure du temps dépendent des qualités personnelles du décideur. Totalement ignorant, le décideur aura des revenus faibles et du temps à perdre. En revanche investir dans la connaissance et l’éducation est une manière d’élargir les choix et d’améliorer leur qualité. A la différence de la plupart des néo-classiques qui lient la croissance à la quantité de travail ou de capital (financier) Becker fait du capital humain la variable décisive du progrès. Du progrès personnel : investir dans les études permet à l’individu d’épanouir ses talents, et investir dans les enfants permet aux parents d’aider leurs enfants mais aussi de se préparer un troisième âge plus serein. Du progrès national : ce sont les pays qui constituent et mettent en valeur le plus grand capital humain qui se développent le plus vite. Aujourd’hui Gary Becker soutient que la meilleure façon de sortir les peuples de la misère est d’offrir aux jeunes la santé, l’enseignement, le sens de l’initiative qui leur permettront de devenir des artisans de la croissance. Becker pense que la famille est un élément indispensable pour accumuler ce capital humain si précieux. Ouverture d’esprit et ouverture de l’espace (concurrence) sont les pré-conditions du démarrage économique.

 

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