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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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L’Europe des étoiles PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 28 Mars 2017 00:00
Un gâteau d'anniversaire l www.libres.org

Oublions un instant la fièvre électorale pour évoquer les 60 ans de l’Europe. L’anniversaire du traité instituant la CEE, Communauté Economique Européenne, a été célébré à Rome en ce dimanche 26 mars. Un anniversaire au demeurant endeuillé par l’attentat de Londres : l’Europe est sous la menace du terrorisme islamique.

 

Mais le traité de Rome est-il fondateur de l’Europe ? En fait l’Europe contemporaine a existé bien avant 1957. Douze ans séparent la fin de la deuxième guerre mondiale de la signature du traité, douze ans pendant lesquels l’Europe a cherché sa voie et pris son essor.

Les vrais fondateurs ont été Konrad Adenauer, Alcide de Gasperi et Robert Schuman. Tous trois avaient connu la première guerre mondiale et avaient été poursuivis ou emprisonnés sous Hitler ou Mussolini. Tous trois avaient pour commun dessein d’en finir avec les luttes fratricides. Tous trois étaient chrétiens-démocrates. Et ils ont inventé l’Europe des étoiles, l’Europe des douze étoiles comme celles qui auréolent la Vierge Marie. Le symbole était fort : les Européens renouant avec leurs racines chrétiennes pour vivre désormais en peuples frères et pacifiques.

Mais une autre Europe se profilait en parallèle : celle de Jean Monnet. C’est l’Europe de la planification, des quotas, de l’ignorance du marché et de la technocratie. La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) se bâtit autour d’une Haute Autorité gestionnaire des ressources minières et sidérurgiques de six pays. Il faudra attendre 50 ans (20 pour que disparaisse cette invention bien française et vite obsolète).

Après l’Europe de la Ruhr, voici en 1957 celle de Rome, celle de la CEE. Les pères de l’Europe avaient estimé qu’un marché commun était la meilleure façon d’obliger les Européens à produire et échanger ensemble en abaissant très vite les frontières douanières, même avec les pays étrangers (Tarif Extérieur Commun). Mais les démons constructivistes subsistent dans le traité, qui met en place la politique agricole commune et prévoit une réglementation complexe de nombreux secteurs d’activité économique.

Désormais le traité de Rome va ouvrir la porte à une « construction » européenne riche en organes (Parlement, Commission, Cour de Justice, etc.) qui s’arrogeront des pouvoirs de plus en plus étendus. Après l’intermède de l’Acte Unique (1985/1986) plutôt libéral, c’est Jacques Delors et le Traité de Maastricht (1992) qui donnent à l’Europe une illusoire puissance politique destinée finalement à protéger les pays de l’Union du libre échange mondial : Europe forteresse, rejetant la concurrence et la mutuelle reconnaissance des normes. L’Europe va avoir son droit (donc ses lobbyistes), ses fonctionnaires, sa monnaie. Le mot d’ordre sera celui de « l’harmonisation », L’harmonisation : un alignement imposé mais une harmonisation organisée par le haut, par l’administration incontrôlée de Bruxelles.

L’évolution aurait pu être différente. En 1989, avec la chute du mur de Berlin on avait retrouvé l’Europe des Etoiles. Artisan de cette victoire de la liberté, Jean Paul II commentait l’immense espoir : « l’Europe respire à nouveau avec ses deux poumons » et il voyait L’Europe comme un espace de « civilisation de l’amour ». Mais, inquiète de la diversité des peuples et des régions, la classe politique a poursuivi sur sa ligne constructiviste. Les traités successifs de Nice et Lisbonne prétendent organiser l’Europe élargie (passant de 15 à 28 Etats actuellement). En fait, c’est le chaos économique, réglementaire et politique qui en résulte.

Que reste-t-il aujourd’hui de l’Europe des étoiles ? La poussée dirigiste, jacobine, protectionniste, a défiguré « l’Europe de l’esprit et du cœur ». Elle a réveillé le nationalisme et le socialisme : dramatique association. Quelles valeurs morales et spirituelles ?

Le résultat c’est non seulement le discrédit qui frappe Bruxelles, c’est aussi et surtout la vulnérabilité face au totalitarisme islamique : quelles valeurs spirituelles et morales les peuples d’Europe peuvent-ils retrouver pour s’opposer au fanatisme barbare ? Quel est le vrai message européen ? Celui des guerres et des dictatures qui ont ravagé le continent au 20ème siècle ? Ou le message européen, façonné par la chrétienté : celui de la liberté et de la dignité de l’être humain ?

Ce sont des questions que les candidats devraient se poser devant les électeurs, ils ne le font pas – laïcité républicaine oblige. La pensée unique préfère l’Europe de la rose au poing : Macron et Schultz. Voilà encore un choix de société qui échappera sans doute aux électeurs. Aux libéraux à remettre l’Europe au cœur du débat et à plaider pour l’Europe des étoiles.

 
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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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