Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

Bulletin de commande

Portait

La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

Lire la suite...
Emmanuel Hollande PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 04 Avril 2017 00:00
Le changement ? l www.libres.org

Emmanuel Hollande ou François Macron : cette moquerie (d’un goût approximatif) de François Fillon au cours de son interview sur les antennes de RTL jeudi dernier a tout de même une sérieuse valeur pédagogique : Macron ce n’est pas le renouveau, Macron c’est la continuité du socialisme, mais pire encore la reconduction des hommes de l’ombre qui règnent sur le peuple français depuis des décennies.

 

C’est la raison pour laquelle peu importe le programme d’Emmanuel Macron, qui est d’une obscure clarté, tel un discours de Hollande. Je rappelle quelques-unes de ses incohérences :

1° la durée du travail est négociable au niveau de l’entreprise, mais la durée légale des 35 heures demeure ;

2° La retraite par répartition doit être sauvée mais grâce à la retraite par points (elle-même mystérieuse) ;

3° L’ISF est maintenu, sauf quand on en est exempté ;

4° La dette doit être abaissée, mais les promesses de subventions se multiplient à chaque meeting ;

5° De toute façon la plupart de nos problèmes seront à résoudre dans le cadre européen.

Après les incohérences, Macron nous propose quelques incongruités : le service militaire d’un mois, les enseignants payés 3.000 euros pour aller dans les ZEP, le contrôle de l’application des normes dans les pays étrangers, etc.

Pour Emmanuel Macron, l’essentiel est de paraître, l’essentiel est de parler. Et quand on parle de tout en disant n’importe quoi on finit par divaguer sur le « crime contre l’humanité », sur « la culture française » : « Je vous ai compris, je vous aime, la Guyane est une île ».

Tout cela pourrait passer pour de la légèreté, propre à une jeunesse insouciante et impatiente. Mais en réalité, les choses sont très sérieuses, car la mode Macron n’est ni plus ni moins qu’une machination pour sauver ceux qui détiennent actuellement le pouvoir, et tous les pouvoirs. Qui sont-ils ?

Il ne s’agit pas de ces politiciens qui croient avoir trouvé abri sur le radeau de la Méduse. De Hue à Madelin, de Le Drian à Perben, de Bayrou à Royale, ils veulent éviter de se noyer. Que de « visages nouveaux », que d’éléphants du PS, que de renégats : la queue est longue au tire-fesses du pouvoir !  Les hommes de l’ombre

Il s’agit, par priorité et par calcul, des hommes de l’ombre. La candidature Macron s’inscrit dans un plan de survie au pouvoir des sectes, des équipes, des élites, des princes qui nous gouvernent depuis des décennies. Enarques, inspecteurs des finances, hauts fonctionnaires, grands présidents de banques, de médias et d’entreprises : tous craignent une véritable alternance qui mettrait fin à leur empire. Empire des finances publiques, empire des privilèges et des passe-droits, empire des esprits à travers l’Education Nationale et les médias, puisqu’ils contrôlent, je le rappelle encore, Le Monde, les Echos, L’Express, Libération, BFMTV, RMC, SFR, Numéricable, etc.

Que le quinquennat Hollande a été bienvenu pour ce capitalisme et ce journalisme de connivence ! Il faudrait donc impérativement le prolonger, et François Fillon est l’empêcheur de régner en rond. Voilà pourquoi, cabinet noir ou pas, tous les moyens sont bons pour le démolir – sans succès à ce jour.

Certes la pensée socialiste est toujours présente à l’esprit de beaucoup de Français, de droite comme de gauche, mais l’effondrement du PS est une occasion de la frapper durement en ouvrant la voie innovante de la liberté. En finir avec la pensée socialiste. Les socialistes de tous bords tentent de se survivre en confisquant les mots du libéralisme, en s’abritant derrière le masque de la sociale-démocratie, une chimère qui a fait le malheur de tous les pays qui l’ont adoptée. Malheur aux Français s’ils ne choisissaient pas la rupture, car ce qui a permis aux hommes de l’ombre de tout contrôler n’est que la rançon inéluctable du dirigisme, du jacobinisme. Il est plus facile de conquérir et de garder un pouvoir concentré, Lénine l’avait bien dit. Il est plus facile d’asservir une population assistée. Bismark et Beveridge l’avaient bien compris.

La vraie sauvegarde de la liberté des citoyens se trouve aujourd’hui dans les profondeurs de la France, dans cette société civile qui a su se mobiliser, dans ces provinces qui ont su raison garder face aux folies parisiennes, dans ces jeunes qui veulent secouer la société. Voilà où est le vote caché, voilà qui chassera les puissances cachées.

 
More Articles :

» Laurent Wauquiez : le meilleur et le pire

Emission politique sur France 2 ce jeudi : Laurent Wauquiez a été le meilleur et le pire. Le meilleur, c’est l’homme politique, expert en dialectique, capable de déjouer les attaques les plus sournoises, de convaincre les téléspectateurs,...

» Le roi soleil réchauffe la planète

C’est le mélange heureux de la climatologie et de la politique : le réchauffement climatique a pour cause les éruptions solaires, et le Président en appelle à la planète pour réchauffer sa popularité. Il faudrait tout de même en finir...

» Lecture subversive de la parabole des talents

Dimanche dernier dans toutes les Eglises du monde la lecture de l’Evangile rappelait la fameuse « parabole des talents ». Une phrase de cette parabole a été reprise maintes fois par les détracteurs du capitalisme qui y ont vu la...

» Universités : une « réforme » pour rien

Il n’y aura pas de sélection à l’entrée des universités, les soixante-huitards seront contents. En fait, c’est une erreur d’attendre quelque changement décisif de cette réforme puisqu’elle oublie deux causes majeures du naufrage...

» Taxe sur les dividendes : le double scandale d’Etat

Bruno Le Maire a parle de « scandale d’Etat » à propos des manipulations budgétaires qui ont conduit le gouvernement Hollande à instaurer une taxe de 3% sur les dividendes versés par les sociétés. Mais il crée lui-même un nouveau...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1351 du 7 février 2018

Editorial : En marche sans bouger
Actualité
:
Trump va régler son compte au FBI - L’Etat ne peut empêcher la neige de tomber - Medef : le libéralisme va-t-il s’inviter dans les élections ? - La Corse ouvrira l’ère d’une République Fédérale
Connaissance du libéralisme :
Entre riches et pauvres l’écart se creuse



Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...