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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

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Le seul choix possible PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 11 Avril 2017 00:00
cloches électorales l www.libres.org

Pour beaucoup d’électeurs, voter Fillon n’est peut-être pas le choix rêvé, mais sachons les persuader que c’est le seul choix possible. Je résume ici, de façon lapidaire, voire brutale, les arguments qui peuvent les convaincre.

 

Vont-ils s’abstenir ?

Il y a les déçus de Fillon, ceux qui ont été désarçonnés par « les affaires », que le candidat aurait pu gérer différemment. Ils estiment qu’il n’y a donc aujourd’hui personne digne de leur bulletin. Il y a les déçus de la campagne, ceux qui sont choqués et lassés par la médiocrité des programmes, par la bassesse et l’insistance des médias. Il y a les déçus des politiciens, d’une classe usée, divisée, qui a échoué sans cesse depuis des décennies. Il y a les déçus de la démocratie, des campagnes et des votes qui ne changent rien, qui se révèlent incapables de vaincre la tyrannie du statu quo. Il y a les déçus du gaullisme, ceux qui gardent un amer souvenir des erreurs historiques de 1962, des choix diplomatiques à la recherche de la troisième voie. Il y a même les libéraux déçus, qui mesurent la distance de tous les programmes, y compris celui de François Fillon, avec ce qui aurait pu être proposé en matière de fiscalité, de retraites, de santé, de famille, de sécurité, etc. Voilà beaucoup de raisons respectables pour s’abstenir le 23 avril.

Mais le remède est pire que le mal. Seul compte le premier tour et ceux qui ne se seront pas manifestés et exprimés auront malgré eux fait un choix fatal : accepter de confier leur destin à quelqu’un qui accumule toutes les tares, qui les poussent aujourd’hui à s’abstenir. S’abstenir, ce n’est pas se défouler, ce n’est pas se révolter, c’est se soumettre.

Vont-ils voter Hamon, Dupont Aignan ou Poutou ? C’est une autre façon de gaspiller sa voix, c’est une abstention coûteuse en temps. Les déçus ne sont pas des idiots.

Vont-ils voter Mélenchon ? Le doute n’est pas permis : cet orateur brillant et cultivé appelle à la lutte des classes, à la lutte des races. La « France insoumise » ce sont les « indignados » d’Espagne, les Syriza de la Grèce, c’est Castro et Chavez. C’est le Grand Soir qui annonce un réveil dans la dictature et la ruine. Les déçus ne sont pas des révolutionnaires.

Vont-ils voter Le Pen ? Marine a elle aussi un goût certain pour le Grand Soir. Mais elle va loin dans la pêche aux voix, avec la retraite à 60 ans, la rupture avec l’euro et l’Europe, l’incantation contre le capitalisme et l’ultralibéralisme. Elle tient dans les bastions naguère communistes un discours facile qui incrimine les seuls immigrés : elle devrait cibler plutôt les cégétistes, les syndicats d’enseignants. Au demeurant, elle navigue au gré de sa campagne : voici un referendum pour la sortie de l’euro, voici Trump soudain décevant, Poutine soudain attrayant. Ayant longtemps assise sa popularité sur le rejet de la classe politique, elle en adopte maintenant toutes les tares. Les déçus ne sont pas des moutons.

Vont-ils voter Macron ? Il est le candidat des socialistes, le candidat des médias aux mains de personnages douteux comme Drahi, Bergé, Attali, le candidat de l’establishment au pouvoir depuis des lustres, le candidat né de l’alliance des dirigeants politiques et des milieux d’affaires (le « capitalisme de connivence » qui règne en France comme aux Etats-Unis ou en Chine). Il est le candidat des arrivistes : trois quarts de ses soutiens officiels sont de pure opportunité. Où sont les convictions de quelqu’un qui dit tout et son contraire, qui se veut « christique » mais qui est un fieffé menteur et dissimulateur ? Les déçus ne sont pas des naïfs.

Alors, comme on ne bâtit pas que sur des rejets, ni sur des critiques, rappelons autour de nous l’essentiel de ce que François Fillon propose, et peut réaliser parce qu’il est le seul à pouvoir compter sur une majorité parlementaire, seul contrepoids aux pressions de la rue et aux drapeaux rouges :

-         une réforme du droit du travail fatale aux centrales syndicales et patronales, favorable à l’harmonie dans l’entreprise, créatrice d’embauches et de compétitivité ;

-         un équilibre durable des finances publiques ;

-         une réduction du nombre de fonctionnaires, une remise en cause et en ordre des services publics ;

-         une autonomie et une concurrence des établissements scolaires, privés et publics, un rôle éducatif reconnu à la famille ;

-         une sécurité renforcée par l’exécution des peines, par la police municipale, par la mise en responsabilité des mineurs et des familles ;

-         un allègement et un contrôle des instances européennes, une alliance de défense ;

-         une diplomatie de lutte contre le totalitarisme islamique ;

-         une référence à l’histoire et à la culture de l’Occident chrétien.

Voilà pourquoi voter Fillon est le seul choix possible. Le rêve, ce sera pour plus tard.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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