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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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Mardi, 18 Avril 2017 00:00

Des charges sociales trop élevées pénalisent les entreprises françaises. Ce constat a été au cœur du débat entre candidats sur les travailleurs détachés, sans doute le débat le plus animé des rencontres télévisées. Mais va-t-on au fond des choses ?

Les cotisations ne sont pas à charge des entreprises, mais des salariés. Diminuer les charges « salariales » peut partir d’un bon sentiment, mais ne résout rien. Il y a mieux à faire dans l’intérêt des Français : rompre avec le système de répartition et libérer le marché du travail.

 

Le salaire complet

Voilà des années que les économistes libéraux disent la vérité sur les fameuses « charges sociales ». et dénoncent le côté purement artificiel de la séparation entre « part salariale » et « part patronale » des cotisations. Car les unes et les autres sont prélevées obligatoirement sur la vraie valeur marchande du travail effectué. En effet, dans le prix accepté et payé par l’acheteur d’un produit se retrouvent trois rémunérations : celle du travail effectué (le salaire), celle du capital emprunté et investi (intérêt), celle de l’entreprise pour sa gestion (profit). C’est donc bien sur l’ensemble des clients (et non sur l’entreprise) que pèse la rémunération de ceux qui ont participé à la production.

Cette vérité première est occultée dans le système socialiste, où le salarié ne perçoit pas son salaire complet, au prétexte d’être garanti contre un certain nombre de « risques » : ainsi veut la loi. Un autre système libéral serait possible : verser le salaire complet et laisser au salarié le choix de son assurance. Ce système libéral a fonctionné pendant des années, y compris en France, et repose sur la combinaison de la mutualité (la précaution élargie est moins coûteuse que la couverture individuelle) et de la capitalisation (les primes d’assurance sont investies). Mais tout cela est soigneusement ignoré dans notre pays depuis le régime de Vichy : l’Etat veille sur nous et nos familles.

 

TVA sociale ou CSG sociale ?

Dans la campagne, la plupart des candidats n’ont pas fait grand cas des charges sociales. Ils préfèrent accroître les salaires nominaux, ou garantir les revenus, ou confisquer l’argent des riches. Seuls François Fillon et Emmanuel Macron veulent diminuer la part salariale des charges. Ils poursuivent ici un objectif qui se veut social : augmenter le pouvoir d’achat des salariés. Tous deux estiment que pour les entreprises ce sont les charges fiscales qui doivent être allégées. Cependant la baisse des cotisations correspondant à la soi-disant « part salariale » risque de déséquilibrer le système actuel de protection sociale. Pour récupérer l’argent qui va manquer à l’URSSAF, ils prévoient donc une hausse de la TVA de deux points (Fillon), ou une hausse de la CSG (d’un montant bien évidemment inconnu chez Macron). Dans un cas c’est le consommateur français ou l’exportateur étranger qui paie, dans l’autre ce sont tous les assurés sociaux. Dans les deux cas on reprend d’une main ce qu’on donne de l’autre et l’incidence finale de la réforme est inconnue. Mais dans les deux cas on estime que l’on aura « sauvé » plusieurs grandes choses : la Sécurité Sociale, le système par répartition, le pouvoir d’achat des salariés, le dialogue social, etc.

 

Il y a mieux à faire

Que les charges sociales soient trop lourdes en France, qu’elles obèrent non seulement la compétitivité de nos entreprises mais aussi le pouvoir d’achat des salariés, c’est incontestable. Mais d’une part pourquoi ne pas aller directement à la vraie réforme, qui consiste à sortir de la répartition pour aller vers la capitalisation, à abandonner le monopole public pour faire jouer la concurrence privée ? Certes François Fillon entrouvre la porte à la capitalisation pour des compléments d’assurance – alors qu’Emmanuel Macron évoque une utopique retraite par points. Mais aucun candidat ne libère les Français d’une protection sociale un tiers plus coûteuse que celle de plusieurs de nos voisins (Allemands et Anglais notamment). D’autre part, pourquoi ne pas admettre que le handicap majeur de nos entreprises c’est le code du travail, dont les méfaits sont accrus par le comportement de « partenaires sociaux » irresponsables ? De ce point de vue, François Fillon va clairement loin dans la réforme. Le meilleur service qu’on puisse rendre aux salariés aujourd’hui n’est pas de les décharger d’une partie de leurs cotisations, mais de leur rendre et leur salaire et leur liberté.

 

 
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Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

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