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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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Mardi, 18 Avril 2017 00:00

Des charges sociales trop élevées pénalisent les entreprises françaises. Ce constat a été au cœur du débat entre candidats sur les travailleurs détachés, sans doute le débat le plus animé des rencontres télévisées. Mais va-t-on au fond des choses ?

Les cotisations ne sont pas à charge des entreprises, mais des salariés. Diminuer les charges « salariales » peut partir d’un bon sentiment, mais ne résout rien. Il y a mieux à faire dans l’intérêt des Français : rompre avec le système de répartition et libérer le marché du travail.

 

Le salaire complet

Voilà des années que les économistes libéraux disent la vérité sur les fameuses « charges sociales ». et dénoncent le côté purement artificiel de la séparation entre « part salariale » et « part patronale » des cotisations. Car les unes et les autres sont prélevées obligatoirement sur la vraie valeur marchande du travail effectué. En effet, dans le prix accepté et payé par l’acheteur d’un produit se retrouvent trois rémunérations : celle du travail effectué (le salaire), celle du capital emprunté et investi (intérêt), celle de l’entreprise pour sa gestion (profit). C’est donc bien sur l’ensemble des clients (et non sur l’entreprise) que pèse la rémunération de ceux qui ont participé à la production.

Cette vérité première est occultée dans le système socialiste, où le salarié ne perçoit pas son salaire complet, au prétexte d’être garanti contre un certain nombre de « risques » : ainsi veut la loi. Un autre système libéral serait possible : verser le salaire complet et laisser au salarié le choix de son assurance. Ce système libéral a fonctionné pendant des années, y compris en France, et repose sur la combinaison de la mutualité (la précaution élargie est moins coûteuse que la couverture individuelle) et de la capitalisation (les primes d’assurance sont investies). Mais tout cela est soigneusement ignoré dans notre pays depuis le régime de Vichy : l’Etat veille sur nous et nos familles.

 

TVA sociale ou CSG sociale ?

Dans la campagne, la plupart des candidats n’ont pas fait grand cas des charges sociales. Ils préfèrent accroître les salaires nominaux, ou garantir les revenus, ou confisquer l’argent des riches. Seuls François Fillon et Emmanuel Macron veulent diminuer la part salariale des charges. Ils poursuivent ici un objectif qui se veut social : augmenter le pouvoir d’achat des salariés. Tous deux estiment que pour les entreprises ce sont les charges fiscales qui doivent être allégées. Cependant la baisse des cotisations correspondant à la soi-disant « part salariale » risque de déséquilibrer le système actuel de protection sociale. Pour récupérer l’argent qui va manquer à l’URSSAF, ils prévoient donc une hausse de la TVA de deux points (Fillon), ou une hausse de la CSG (d’un montant bien évidemment inconnu chez Macron). Dans un cas c’est le consommateur français ou l’exportateur étranger qui paie, dans l’autre ce sont tous les assurés sociaux. Dans les deux cas on reprend d’une main ce qu’on donne de l’autre et l’incidence finale de la réforme est inconnue. Mais dans les deux cas on estime que l’on aura « sauvé » plusieurs grandes choses : la Sécurité Sociale, le système par répartition, le pouvoir d’achat des salariés, le dialogue social, etc.

 

Il y a mieux à faire

Que les charges sociales soient trop lourdes en France, qu’elles obèrent non seulement la compétitivité de nos entreprises mais aussi le pouvoir d’achat des salariés, c’est incontestable. Mais d’une part pourquoi ne pas aller directement à la vraie réforme, qui consiste à sortir de la répartition pour aller vers la capitalisation, à abandonner le monopole public pour faire jouer la concurrence privée ? Certes François Fillon entrouvre la porte à la capitalisation pour des compléments d’assurance – alors qu’Emmanuel Macron évoque une utopique retraite par points. Mais aucun candidat ne libère les Français d’une protection sociale un tiers plus coûteuse que celle de plusieurs de nos voisins (Allemands et Anglais notamment). D’autre part, pourquoi ne pas admettre que le handicap majeur de nos entreprises c’est le code du travail, dont les méfaits sont accrus par le comportement de « partenaires sociaux » irresponsables ? De ce point de vue, François Fillon va clairement loin dans la réforme. Le meilleur service qu’on puisse rendre aux salariés aujourd’hui n’est pas de les décharger d’une partie de leurs cotisations, mais de leur rendre et leur salaire et leur liberté.

 

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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