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Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Les 100 jours de Trump PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 02 Mai 2017 00:00

Le bilan est-il aussi négatif que le disent les commentateurs français ?

 

Dans leur quasi unanimité les commentateurs français concluent à un bilan négatif : le mur de la honte, le bombardement des avions syriens, les échecs au Congrès concernant l’Obamacare, les échecs chez les juges concernant le décret sur les immigrés en provenance de pays musulmans, le revirement concernant Poutine et l’OTAN, le protectionnisme contre les pays voisins, mais aussi contre l’Europe. Enfin et surtout, les manifestations des communautés immigrées et noires contre le Président élu.

Une grande partie de ces commentaires est inspirée par la douleur de l’élection perdue par Hillary Clinton et son mentor Obama. En France, on a adoré Obama dès son élection, et jusqu’à la fin de son mandat. On a oublié la corruption du camp démocrate. On n’a pas mesuré à leur vraie valeur les dramatiques conséquences de huit ans de pouvoir.

Drame pour la paix civile pour commencer : l’Obamacare, tentative pour instaurer aux Etats Unis un système de santé publique calqué sur notre Sécurité Sociale, a fait des ravages. Ravages financiers d’abord, puisque très rapidement les caisses publiques ont été asphyxiées par les demandes de remboursement alors que les fonds publics n’existaient pas. Mais surtout ravages sociaux parce que le renforcement de l’Etat Providence, ici comme ailleurs, dresse les gens les uns contre les autres, chacun pensant que son dû n’est pas suffisant parce que d’autres en prennent trop. L’Etat Providence crée le populisme, et les premiers clientes du populisme sont les communautés les plus pauvres : ainsi les Noirs et les Latinos se sont-ils à tort sentis victimes d’un système « conçu pour les Wasp », alors qu’il était le fruit du dirigisme de l’administration fédérale.

Drame pour la paix dans le monde : la diplomatie américaine (dirigée dernièrement par Hillary Clinton) a été l’une des causes de l’explosion au Moyen Orient. Le retrait anticipé des troupes US d’Irak a été une première erreur, ensuite Obama a soutenu les printemps arabes et a misé sur les Sunnites hostiles à El Hassad. La « grande coalition » contre Daesch n’a été qu’un simulacre et a laissé les Russes et Bagdad maîtres du jeu. Comment revenir sur des années d’erreurs ? Trump n’a pas hésité à montrer tout de suite que les Etats Unis étaient de retour sur la scène mondiale.

Il est exact que Trump a subi des échecs, notamment dans l’annulation de l’Obamacare. Cet échec est dû, à une partie des Républicains du Congrès, et notamment à Paul Ryan, qui ont retouché le projet de Trump jusqu’à le défigurer et à attirer une fronde au sein de leur propre camp. Depuis quelques jours, les « frondeurs » ont repris l’initiative et l’Obamacare va bien disparaître. Autre échec en voie de rattrapage : le traité de libre échange de l’Amérique du Nord (NAFTA). Certes Trump n’a pas pu annuler les engagements pris par les Etats-Unis, mais il a commencé à négocier avec le Mexique et le Canada des aménagements qui sont jugés plus équitables pour les intérêts américains. Il est vrai que le protectionnisme de Trump a inquiété à juste titre le monde entier. Mais la visite du Président Chinois Xi Jinping a rassuré sur l’avenir du commerce mondial. D’autre part, Trump s’est publiquement excusé des propos violents et désobligeants tenus contre l’Europe, et la France en particulier. Sa position à l’égard de l’OTAN s’est visiblement adoucie depuis la passe d’armes avec Poutine à la suite des bombardements des aérodromes syriens.

Quant à la large majorité des Américains, ils sont très heureux de la réforme fiscale qui s’annonce. Les impôts sur les sociétés vont baisser de 35 % à 15 %. Le nombre de tranches d’impôt sur le revenu est réduit de 7 à 3 avec des taux respectifs de 15, 25 et 35 %, les revenus annuels d’un couple inférieurs à 25.000 $ sont exonérés. En France certains économistes ont crié au suicide et annoncé un déficit gigantesque du budget fédéral. Ils ignorent l’effet Laffer : la meilleure façon d’accroître les recettes fiscales est d’abaisser les taux des prélèvements.

Les Américains sont heureux également des premiers résultats de lutte contre l’immigration illégale, puisqu’on estime que le nombre actuel est le plus faible depuis 17 ans. Et cela avant même la construction du fameux mur, simplement en renforçant les contrôles de police.

Enfin un succès incontestable de Trump aura des prolongements importants à l’avenir : il a réussi à faire élire le Juge Gorsuch à la Cour Suprême. C’est une garantie du respect futur de la constitutionnalité des lois et jugements. L’état de droit sera respecté.

Au total, pour avoir une vue plus objective de Trump, de son personnage, de ses intentions, il serait bon de lire l’ouvrage de Guy Millière « La Révolution Trump » : La révolution Trump ne fait que commencer, nous dit l’auteur.

 
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