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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Apaisée ou assommée ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 19 Juin 2017 00:00
Bientot les vacances l www.libres.org

La France sort de la canicule électorale. Dans quel état ? Apaisée, rassurée par la perspective d’un Président qui a « réussi son pari » et qui dispose des moyens institutionnels qui annonceraient des réformes décisives ? Assommée, au tapis après l’uppercut des présidentielles, incapable de retrouver ses esprits, et jetant l’éponge de la politique ?

 

 

Il est certain à mes yeux qu’en dépit de cette promotion de jeunes et de femmes il n’y a rien eu de rafraîchissant ni de prometteur dans cette chaude journée du 18 juin. Que les soumis au marxisme le plus rétrograde, les amis de Chavez-Maduro, les voltigeurs de la CGT, aient désormais un groupe parlementaire et nous promettent un troisième tour dans la rue, c’est un résultat qui compense largement la disparition du PS déjà annoncée depuis Hamon. Vous n’allez pas me dire que certaines filles soumises à Hollande comme Najat, Marisol, Myriam, Cécile ne méritaient pas d’être battues, ni que Marielle de Sarnez soumise au Modem ne méritait pas d’être élue. Bref le PS a perdu, et a perdu jusqu’à son secrétaire général et son nom. Qu’on se rassure tout de même : il s’est reconstitué en partie sous l’aile protectrice d’En Marche, Ferrand, Castaner, Barbier, Bourguignon, entre autres, naguère candidats PS, ont été réélus sous l’étiquette LREM. Et Valls n’a dû son succès qu’à la main généreusement tendue par Macron (qui, il est vrai, lui devait beaucoup). Bien qu’on puisse rejeter et le parti et ses idées, le FN a à nouveau succombé à la diabolisation qui a assuré le succès de Macron au deuxième tour, de sorte que 11 millions d’électeurs amènent huit représentants à l’Assemblée Nationale. En sens inverse, avec 15 % des inscrits En Marche rafle 65 % des sièges. 15 % des inscrits, 65 % des sièges

57 % des Français sont restés au tapis, et pour le compte. Ils n’ont pas vu venir l’uppercut. Cependant, dans plusieurs circonscriptions où le combat était encore incertain, des électeurs ont su esquiver, accepter le corps à corps, et ont permis à LR et l’UDI de sauver l’essentiel. Mais dans quel état se retrouve cette opposition ? Elle a du mal à retrouver ses esprits, et ces prochains jours s’amorce le grand débat sur la ligne à suivre, par exemple : voter ou non la confiance au nouveau gouvernement que proposera Edouard Philippe (s’il est chargé de ce faire). Estrosi, chef des félons du LR, veut imposer sa loi, sans doute avec la complicité de quelques barons comme Raffarin, mais il a déjà été contré par Eric Ciotti qui, fort de son succès, a rappelé le rôle suicidaire joué par certains dans l’échec de la droite et du centre depuis six mois. Comment les Républicains vont-ils gérer la crise des « constructifs » provoquée par Solère ? Dans quelques jours va aussi s’annoncer la bataille pour la présidence entre Wauquiez et Bertrand : comment garder l’union ?

Au total, je ne sais pas si la France est assommée ou apaisée. Il me semble globalement que les illusions d’une miraculeuse conjoncture de progrès relancé, d’harmonie retrouvée, de présence internationale et européenne, vont se dissiper très vite. Il est vrai que Jupiter veille sur nous. Mais moins de deux jours après le succès qualifié à tort d’historique, les premiers craquements apparaissent : Ferrand, Goulard, Sarnez, et pourquoi pas Bayrou ? Pourquoi pas déjà des trublions, des frondeurs au sein même d’En Marche ? Les combinaisons politiciennes, qui auraient dû disparaître dans la dynamique macronienne, sont soudain réapparues : check-up avant le décollage, ou raté au démarrage ? Après les surprises du vote de confiance, on ne sait si la mascarade de l’ubuesque « loi Bayrou » sera jouée entièrement. Quant aux camarades Mélenchon et Rufin ils vont préparer une rentrée sociale et scolaire comme il convient et la réforme du Code du Travail sera l’objet de toutes les habiletés et de toutes les reculades, et enfin et non le moindre le gouvernement n’aura pas trouvé les équilibres du budget de 2018, déjà en chantier, déjà en déficit.

Par bonheur, le clan des libéraux n’est pas concerné par ces pollutions politiques et sociales. Depuis la désillusion que nous avons connue avec la défaite de François Fillon – que j’ai longuement commentée ici même – j’avais la certitude que la France avait manqué un nouveau Rendez-vous manqué rendez-vous historique avec le libéralisme. Mais pour autant personne dans nos rangs n’a la tentation de fuir le combat.

Comme prévu, nous travaillerons à la « recomposition » inévitable, sachant qu’il n’y a pas de recomposition ni de ligne politique sans doctrine. Je continuerai donc, et vous continuerez avec moi je l’espère, de travailler à diffuser les idées de la liberté, qui seules peuvent inspirer en France les réformes dont ce pays, englué depuis des lustres dans le socialisme et le dirigisme, a besoin pour retrouver prospérité et harmonie.

Il nous faut donc, je le répète, entrer en résistance, et trouver de nouveaux moyens pour réussir enfin ce que nous avons tenté en vain. Nous en reparlerons.

 
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Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

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