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Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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De la communication à l’action PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 26 Juin 2017 00:00
Les nouveaux entrent en classe... l www.libres.org

Je dirais plutôt : du mensonge à la réalité. S’agissant du Président, de son gouvernement, de sa vision européenne, les commentateurs ne manquent pas de souligner que le temps de la communication est terminé, il va falloir passer maintenant à l’action.

 

 

Il est vrai que l’art de communiquer a été à son comble. Les Français ont élu un Président dont ils ne savaient rien sinon qu’il incarnait la jeunesse, le changement, et proposait « de nouveaux visages, de nouveaux usages ». Entre présidentielle et législative, les petits écrans ont été occupés par les embrassades internationales : Merkel, Trump, Poutine, May. Les « affaires » concernant un bon quart du premier gouvernement ont été digérées avec rapidité, l’honneur est sauf. La majorité parlementaire est assurée, et la droite serait en perdition parce qu’une quinzaine de Républicains ont fait sécession. Enfin, le sommet européen serait marqué par la rentrée fracassante du jeune Président français. Bravo pour la communication.

Mais quid de l’action ? Les mêmes commentateurs savent que les réformes en perspective doivent maintenant être arrêtées, présentées, acceptées, et ici les craintes sont plus fréquentes, car il y a incertitude sur les textes, sur les réactions : l’insignifiante ordonnance de moralisation est en grandes retouches, et l’ordonnance sur le travail n’est visiblement pas prête, ce qui fait l’affaire des syndicats, qui préfèrent organiser la riposte à la rentrée (puisque le Premier Ministre a fixé la date de la parution à fin septembre). Seules les mesures avancées par le Ministre de l’Education Nationale semblent concrètes et susceptibles d’application, au moins partielle, dès la rentrée.

Je prends le contrepied de ces commentaires convenus. Ce qu’on appelle communication n’a été que série de mensonges, et ce qu’on appelle action ne correspond à aucune réalité.

C’est grâce aux mensonges qu’Emmanuel Macron, ses soutiens et son équipe, ont passé le premier tour des présidentielles. Après, la partie était jouée d’avance, on a grossi démesurément les chances de Marine Le Pen pour faire peur aux électeurs. C’est grâce aux mensonges que les candidats d’En Marche ont été si nombreux : on a fait croire à un raz de marée qui décourageait toute opposition à l’avance : les 450 députés annoncés par Harris et Opinion Way se sont retrouvés 360. On a menti sur la qualité des candidats : la majorité n’est pas issue de la société civile, mais sont de vieux routiers ou de jeunes loups de la politique et du secteur public. On a menti sur le gouvernement, qui s’est alourdi en énarques, caciques du Parti Socialiste, et dont la coloration est rouge flamboyant, masquée par la présence de deux félons à Bercy, maintenant sous contrôle direct du Président par Griveaux interposé. Et le Premier Ministre lui-même passe pour un homme de droite, alors qu’il était juppéiste (ce qui n’est pas un brevet de libéralisme). On a surtout menti avec les affaires de Ferrand, Bayrou et Modem : la corruption a été minimisée alors qu’elle allait sans doute bien au-delà de ce qui était reproché à François Fillon dans un passé plus lointain. Voilà pour les nouveaux visages, pour les nouveaux usages.

La réalité qui nous attend est loin d’être conforme aux illusions et aux promesses. Le sauvetage des entreprises en détresse a échoué (rappelons-nous que Bruno le Maire avait tout réglé en 24 heures). La réforme du Code du Travail n’a aucun soutien dans le monde syndical, qui attend l’arme au pied les manifestations. Le budget 2018 tourne au cauchemar. Et, cerise sur le gâteau, le sommet européen n’a pas été dans la ligne française définie par Macron.

Evidemment on peut toujours espérer que Macron s’affirme progressivement comme un Tony Blair, on peut rêver que la gauche réalise des réformes libérales, comme cela a été le cas au Canada, en Australie ou en Nouvelle Zélande.

Mais cette hypothèse est peu réaliste quand on sait qui est derrière et qui est aux côtés d’Emmanuel Macron : la puissant énarchie qui nous gouvernait déjà, les milieux d’affaires liés au pouvoir politique depuis des décennies, les journalistes acquis à l’idéologie marxiste, la masse des syndicats d’enseignants et la violence de la CGT, les élus démagogues et leur clientèle électorale : tout ce qui fait la France du chômage, des privilèges et de la bureaucratie.

La seule question que je me pose : combien faudra-t-il de semaines pour que les Français réalisent que la communication n’est que mensonge et que l’action n’est qu’illusion ? Un sérieux travail d’information nous attend.

 
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Au sommaire du n°1351 du 7 février 2018

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