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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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La guerre économique n’aura pas lieu PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 31 Janvier 2018 00:00

Je suis naturellement inquiet par la montée du protectionnisme, qui a gâché le plaisir de l’élite mondiale réunie à Davos. En 2008, après la crise des subprimes, le G20 (sous l’influence conjointe d’Obama et Sarkozy) avait mis ses membres sur la voie keynésienne : relance à travers les finances publiques, peu importent déficits et dettes. Fort heureusement, le G20 réaffirmait aussi son attachement au libre-échange mondial de sorte que de nombreux traités commerciaux multinationaux ont été signés.

 

 

Dix ans plus tard, à Davos, le premier ministre indien Naranda Modi dénonce avec lucidité « les forces du protectionnisme qui relèvent la tête ». Premier visé Donald Trump, qui remet en cause le NAFTA (accord de libre-échange nord américain) et menace les entreprises américaines opérant à l’étranger. Mais tout aussi bien Emmanuel Macron qui demande de contrôler la mondialisation en exigeant l’harmonisation des normes sociales, fiscales et environnementales pour lutter contre la concurrence déloyale. Parallèlement, la dévaluation semble à l’honneur et l’on évoque l’ouverture d’une guerre des monnaies, le dollar s’effondrant face à l’euro, et les Chinois affaiblissant le yuhan.

Cette tension sur les relations économiques internationales a plusieurs origines, mais elle n’est pas due aux méfaits du libre-échange, et elle n’est pas de nature à entraîner une guerre économique mondiale.

Parmi les origines figure sans doute la montée spectaculaire du populisme, lui-même fruit de l’immigration massive (Etats Unis, Europe), et de la propagande socialiste et égalitariste qui assimile l’échange à la loi de la jungle, enrichissant les plus riches.

Une autre origine est le déséquilibre des balances commerciales : certains pays sont structurellement compétitifs, d’autres sont entravés par les erreurs politiques de leurs dirigeants. Ceux-ci succombent à la tentation du protectionnisme, qui devient épidémique.

On peut évoquer aussi la finance internationale parce que la rapidité et l’énormité des sommes échangées donne l’apparence d’un jeu de casino sans aucune limite, alors même qu’il s’agit d’une des activités les plus réglementées – mais mal réglementées.

Evidemment la réalité du libre-échange est tout à fait autre. Elle a permis aux pays les plus pauvres de vaincre la misère, les revenus médians (donc les seuils de pauvreté) ont été spectaculairement relevés. Elle a permis aux pays riches de bénéficier d’une baisse mondiale des prix marchands, qu’il s’agisse des matières premières et de l’énergie, des équipements techniques, ou des produits de consommation. Seuls ont augmenté les prix des produits non marchands, de sorte que le libre-échange pénalise les habitants des pays où le secteur public est plus important. En fait, l’économie est devenue de moins en moins internationale, et de plus en plus mondiale : les Etats n’ont plus la place dominante, et ce sont les entreprises et ménages de tous pays qui sont désormais en relations. La concurrence est à l’œuvre, elle pousse à l’innovation, au progrès, au savoir. Quand elle est acceptée, c’est un facteur de compréhension et d’émulation, donc de paix. Quand elle est rejetée, c’est un facteur de nationalisme étroit, puis de xénophobie, puis de guerre : voilà quel fut le scénario des années 1930 après le crac boursier de 1929.

La perspective d’une guerre économique est cependant à exclure, à mon sens. Ni le protectionnisme ni les dévaluations compétitives n’éliminent les déséquilibres nés des erreurs des Etats : ce sont des erreurs en plus. Tôt ou tard il faut bien en revenir à la compétitivité, donc à la liberté. C’est le choix allemand, comme la Chancelière l’a rappelé à Davos. A l’inverse notre Président (comme d’ailleurs le chef de l’opposition) poursuit le rêve de mondialiser le « modèle social français », il devra en réalité choisir entre libéralisme (par nature social) et le socialisme (par nature dictatorial).

D’autre part, une majorité de pays demeure libre-échangiste pour l’essentiel. C’est le cas des pays émergents, et en particulier de l’Inde, qui bat actuellement tous les records de croissance dans un pays libéralisé. C’est le cas des pays riches ayant accepté les règles de la concurrence mondiale, et ayant ignoré ou supprimé l’Etat Providence. Quant à Trump, il entend surtout substituer des négociations bilatérales aux traités multilatéraux et aux dangereuses initiatives des organisations internationales (OMC, CNUCED, COP, FMI, etc.). Mais les Américains, eux aussi, ne peuvent verser dans un isolationnisme obsolète.

Quant à nous, Français, il faut cesser de dénoncer les étrangers comme coupables du chômage, de la dette, des délocalisations et rejeter le « patriotisme économique ». Notre drame est national, étatique et socialiste. Il faut tendre tous nos efforts vers la libération, vers la rupture avec un Etat aussi nocif qu’envahissant.

L’étoile des Rois Mages a fait toute la lumière sur l’histoire de l’humanité, elle a indiqué pour les siècles des siècles la voie de l’espoir, de la vérité et de la vie. Aurons-nous une Epiphanie au cours de cette année 2018 ? Elle serait bienvenue, car pour l’instant nous sommes dans l’obscure clarté, du moins pour ce qui concerne la chose publique, hélas si pesante sur nos perspectives personnelles.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
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La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


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