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CONJONCTURE
LES CHEFS D’ENTREPRISE N’ONT PAS LE MORAL PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jean Yves Naudet   
Mardi, 21 Janvier 2003 01:00

A l’occasion de l’Assemblée générale du MEDEF, notre confrère le Figaro (14 janvier) publie les résultats d’un sondage réalisé auprès des chefs d’entreprise par la SOFRES pour RMC-BFM et le Figaro. L’opinion des chefs d’entreprise en matière de conjoncture économique est déterminante pour l’évolution réelle de l’économie : les patrons sont bien placés - mieux que de nombreux experts - pour anticiper ce que sera l’économie de demain, car s’ils se trompent, ils en subissent très souvent les conséquences dans leur propre entreprise. 

Une croissance très faible 

C’est d’abord l’appréciation sur l’économie dans son ensemble qui attire l’attention. Interrogés sur leur optimisme ou leur pessimisme vis à vis de la situation économique en 2003, 1% seulement répondent très optimiste, 43% plutôt optimiste (soit un total de 44%), 47% plutôt pessimiste et 8% très pessimiste (soit un total de 55%) (1% sans opinion).

De manière plus précise, à propos cette fois de la croissance, les enquêteurs leur demandent quel sera le taux de croissance de l’économie française en 2003. 35% répondent entre 0 et 1%, 50% entre 1 et 2%, 10% entre 2 et 3% et 1% seulement entre 3 et 4% (4% sans réponse). Or rappelons que le gouvernement s’en tient toujours, au prix de quelques acrobaties, à l’hypothèse de 2,5% de croissance en 2003 ; c’est d’ailleurs sur cette base qu’a été voté le budget de l’Etat pour cette année. Nous pouvons dire sans crainte de nous tromper que la réalité sera conforme à ce que prévoit la majorité des chefs d’entreprise, et que les modèles des technocrates ou des hommes politiques sont beaucoup moins performants que l’appréciation réelle du terrain par les chefs d’entreprise.

Faut-il alors être optimiste pour la bourse ? Le sondage demande aux chefs d’entreprise s’ils s’attendent à de meilleures ou moins bonnes performances de la bourse en général en 2003 par rapport à 2002. 43% répondent de meilleures performances que l’année 2002, 12% de moins bonnes performances et 39% les mêmes performances (6% sans opinion). En apparence, les patrons anticipent un certain redressement boursier. Mais il faut réaliser qu’il ne s’agit pas de leur demander si la bourse progresse ou recule, mais si elle fait mieux qu’en 2002. Or en 2002 la bourse de Paris (indice CAC 40) a reculé de 33,75% : réaliser les mêmes performances signifierait un recul à nouveau très sensible et faire mieux n’implique pas une évolution positive. Les patrons ne sont donc pas nécessairement plus optimistes pour la bourse que pour la croissance. 

Un chômage en forte hausse 

La situation est-elle meilleure sur le plan social ? L’une des questions les plus importantes porte sur l’évolution du chômage. Rappelons qu’il y a actuellement, selon les chiffres de demandeurs d’emplois de l’ANPE (catégorie 1) environ 2 300 000 chômeurs. Or seulement 14% des chefs d’entreprise interrogés envisagent pour la fin 2003 moins de deux millions et demi de chômeurs, c’est à dire en gros une stabilisation du chômage. Tous les autres pensent que le chômage va augmenter au cours de l’année. 52% envisagent pour décembre 2003 entre 2,5 et 3 millions de chômeurs, ce qui est déjà une hausse sensible, tandis que 17% pensent qu’il y aura entre 3 et 3,5 millions de chômeurs, 5% entre 3,5 et 4 millions et 2% au delà de 4 millions (10 % sans réponse). C’est donc une forte progression du chômage qu’envisagent les chefs d’entreprise et même, pour certains d’entre eux, une explosion.

On notera que ce pessimisme se retrouve aussi du côté des conflits sociaux : 53% envisagent beaucoup de conflits sociaux en 2003 contre 44% peu de conflits sociaux (et 3% sans réponse). Notons à ce propos que les patrons sont sans illusion – et sans complaisance – vis à vis des « partenaires sociaux » et en particulier des leaders syndicaux. 20% seulement ont plutôt une bonne opinion de Marc BLONDEL (et 72% une mauvaise opinion), 22% une bonne opinion de Bernard THIBAULT (et 53% une mauvaise opinion). Ils sont plus partagés sur le leader de la CFDT, qu’ils connaissent plus mal, avec 31% de bonnes opinions, 26% de mauvaises et 43% de sans opinion. Globalement, il est clair que les chefs d’entreprise « de base » sont donc très réservés vis à vis des leaders syndicaux et de leur conservatisme social. 

Des investissements en recul 

Enfin, interrogés sur leurs propres perspectives (et non plus celles de l’économie en général) les patrons ne sont pas plus optimistes. C’est ainsi que lorsqu’on leur demande si, par rapport à 2002, leurs investissements en France vont augmenter ou non, 21% répondent augmenter, 23% diminuer et 53% rester stable : manifestement, ce n’est pas sur les investissements qu’il faudra compter pour un éventuel redémarrage économique.

De même, 17% seulement des chefs d’entreprise envisagent une augmentation des effectifs en 2003, 10% une réduction et 72% un maintien des effectifs. Or, dans une situation où la population active continue d’augmenter, un maintien pur et simple des effectifs signifie une hausse du chômage. Le pessimisme vis à vis de leur propre situation rejoint le pessimisme général des patrons vis à vis de l’économie dans son ensemble.

Faut-il s’étonner de ces résultats ? Rien n’a vraiment changé sur les principales questions de fond, sur les prélèvements obligatoires, les rigidités du marché du travail ou les rapports sociaux. Les chefs d’entreprises ne sont pas pessimistes pour le plaisir, mais parce qu’ils connaissent bien la réalité de la situation économique et sociale. Et la réalité, c’est que cette situation n’est pas bonne.

Et, au delà de l’appréciation plutôt positive portée sur la personne de M. RAFFARIN et sur sa politique (les chefs d’entreprise doivent trouver en effet un léger mieux par rapport à Lionel JOSPIN), on constate que sur deux points le bilan de l’action d’Ernest-Antoine SEILLIERE est jugé nettement négatif : la capacité des entreprises à se faire entendre des pouvoirs publics (40% positif, 57% négatif) et l’image des chefs d’entreprise auprès des Français (32% positive et 64% négative). C’est dire s’ils trouvent que le gouvernement - et peut-être l’opinion - n’ont pas vraiment compris la situation dramatique des chefs d’entreprise et de l’économie en général.

 
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