Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

Lire la suite...
Macron est-il de gauche ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 17 Janvier 2017 00:00

Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Mais il n’est pas libéral

 

Si on en croit plusieurs de ses déclarations, il ne se veut « ni de droite ni de gauche ». C’est une position (verbale) qui séduit nombre de Français, eussent-ils voté Fillon naguère. Nombre de nos compatriotes en ont assez de cette guerre politicienne, et estiment à juste titre que, de droite ou de gauche, les gouvernements qui se sont succédé ont été incompétents et nocifs. Face aux épreuves que traverse notre pays, la solution n’est-elle pas « ailleurs » ?

Mais d’un autre côté, Macron ne peut faire l’impasse sur les électeurs de gauche – ce qui inquiète les candidats socialistes présents à la primaire. Pire encore : des personnalités qui veulent le soutenir croient lui rendre service en proclamant, comme Ségolène Royal, Jean Marc Ayrault, et même Martine Aubry, que « Macron est de gauche ». Nous avons toujours soutenu ici que le clivage droite/gauche n’a aucune signification véritable, le vrai choix de société, plus important que le choix des partis, étant entre libéralisme et socialisme.

Dans une récente newsletter de l’IREF, dont le président est Jean Philippe Delsol, celui-ci explique toutes les raisons pour lesquelles Macron ne peut être classé parmi les libéraux, en dépit de la référence dudit Macron à une position « sociale libérale ». Nous conseillons à tous ceux qui veulent convertir leurs proches de l’ambiguïté de cette position et de l’enracinement socialiste d’Emmanuel Macron de lire in extenso l’article de l’ami Jean Philippe (sur le site www.irefeurope.org).  Nous rapportons les grands points de ce texte :

1° Des propositions prometteuses, des formules séduisantes : elles sont faites par Macron dans l’ouvrage « Révolution » (éditions XO, septembre 2016) ; Trop de réglementations, alors que les Français ont besoin de liberté, de stabilité fiscale et d’allègement des impôts sur ceux qui entreprennent et innovent. Bref, « choisir sa vie ».

2° Mais l’Etat est omniprésent : il a en charge « le projet de la République », qui l’amène à mettre fin au « capitalisme mondial qui, par ses excès, manifeste son incapacité à durer véritablement ». L’Etat veille au logement, aux justes prix agricoles, à la performance de l’école, mais à aucun moment ces interventions et services publics ne laissent place au secteur privé et à la concurrence.

3° La fiscalité nouvelle serait fondée sur l’exonération des charges sociales des salariés pour reporter les recettes sur la CSG. Macron pénalise « la rente et l’investissement immobilier ». L’ISF est maintenu, mais certains placements dans les PME en sont exonérés.

4° Les 35 heures seront maintenues, les négociations de branche passent avant les accords d’entreprises et les syndicats conservent leur monopole et leurs privilèges.

5° Ne rien changer au système de protection sociale, si ce n’est pour unifier tous les systèmes de retraite (au lieu de les mettre en concurrence) et maintenir les avantages des hôpitaux publics. Le banquier en a oublié les vertus de la capitalisation.

6° Un investissement public massif : les préceptes keynésiens ont la préférence. L’Etat est « stratège » et « investisseur social ». L’idéal serait de pratiquer les politiques de relance au niveau européen.

7° L’égalité des chances est un thème favori de Macron, mais sa mise en œuvre implique un accompagnement permanent de l’Etat pour veiller à chaque étape de la vie de chaque individu et redistribuer sans cesse les revenus. Les libéraux, de leur côté, prônent l’égalité des droits. L’égalitarisme demeure l’un des piliers du socialisme collectiviste.

Au total, dit Jean Philippe Delsol, le message d’Emmanuel Macron n’a rien d’original : c’est la bonne vieille « troisième voie », illusion suivant laquelle on peut juxtaposer liberté et dirigisme, plan et marché, public et privé, donc finalement droite et gauche.

Nous ajoutons ; dans ce discours, « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Une formule qui relève au minimum de la naïveté et de l’incohérence, au maximum de l’escroquerie électorale et de la démagogie : Emmanuel Macron en est ici.

Fort heureusement, de nombreuses voix s’élèvent pour se demander quel est le véritable contenu du programme de Macron. Y a-t-il seulement un programme ? Le ramage est séduisant, mais le plumage est aveuglant. On dit que tout s’éclaircira après le 29 janvier : attendons ! Mais que les électeurs corbeaux se méfient de ces renards flatteurs qui vivent aux dépens de ceux qui les écoutent.

 

 
More Articles :

» Karl Marx le démontrait en 1869 : la France est socialiste

« Le pouvoir exécutif dispose d’une armée de cinq cent mille fonctionnaires…L’Etat enserre, contrôle, réglemente, surveille et tient en tutelle la société civile » Cette citation significative est rappelée par Jean Pierre Robin qui...

» Les retraités enfin rassurés !

On vient de leur annoncer une augmentation de 0,8 % du montant de leurs pensions, bloqué depuis trois ans. Voilà de quoi les rassurer doublement : d’une part ils pourront payer le supplément de CSG qui est prévu pour la plupart d’entre eux,...

» Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Jupiter est par nature olympien. Il devait donc s’adresser aux humains du haut du Parthénon. L’héroïsme politique s’exprime plus facilement à Athènes, aujourd’hui ville de Tsipras, symbole de la démocratie européenne.  

» Le héro auto-proclamé

« Nous devons renouer avec l’héroïsme politique » : la couverture du Point, déjà riche du portrait de notre Président, s’enlumine de cette phrase extraite de l’interview-fleuve donnée au bon peuple par Emmanuel Macron en cadeau de...

» Angela Merkel lance sa campagne

Rien de révolutionnaire : elle garde un cap qui vaut le succès à son pays

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...