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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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Qu’importe la croissance ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 31 Janvier 2017 00:00

1,1 % de croissance en 2016 pour l’économie française : le chiffre publié à l’instant par l’INSEE n’a pas l’air d’affoler le pouvoir en place (éjectable). Il ne nous affole pas non plus puisque d’une part, nous l’avions annoncé dès le 3 mai (NL 1276), d’autre part, nous savons que la stagnation française n’est que le produit inéluctable d’une économie délabrée par le socialisme et les politiques économiques qu’il inspire. Soyons optimistes : la tendance pourrait bien s’inverser en 2017 si la rupture libérale s’amorçait.

 

La croissance la plus faible en Europe en 2016

Merci aux Italiens : avec 0,9 % ils sont les plus mauvais élèves de la classe européenne, de sorte que nous ne sommes pas les derniers. La moyenne de la zone euro aura été de 1,7 % cette année. Les Espagnols ont fait 3,2%, les Portugais et les Allemands 1,5 %. Anglais et Américains sont en dessus de 2%. Tout en nous traînant nous régressons par rapport à l’an dernier : 1,2 %. Mais qu’importe, dit Michel Sapin ce matin même : « La croissance n’est pas nécessaire pour créer des emplois ». Et de se féliciter de ces créations massives et du « recul du chômage », fruits des bonnes techniques de l’INSEE. Notre Ministre de l’économie a changé d’avis depuis mai dernier où il déclarait : « Nous poursuivrons la croissance avec détermination dans les prochains mois ». Le budget 2016 avait été bâti sur la base d’une croissance de 1,5 %, puis rectifié pour l’ajuster sur 1,4 % et au résultat c’est 1,1 % : le gouvernement très déterminé s’est épuisé dans cette poursuite, il abandonne maintenant.

Conjonctures et structures

Voilà des années que nous faisons remarquer ici que les indicateurs conjoncturels - et le taux de croissance du PIB en tête - ne font que mesurer la santé d’une économie. La mesure de la croissance est un baromètre, elle ne fait pas la pluie et le beau temps. Poursuivre la croissance, « aller la chercher avec les dents » (Sarkozy, qui y a laissé son dentier) n’a aucun sens. Seuls les keynésiens (hélas très majoritaires dans les professions de politiciens et d’économistes) sont fascinés par le court terme, alors que ce sont les tendances qui comptent, parce qu’elles traduisent les blocages ou les changements structurels d’une économe nationale. Que les manifestations et grèves du printemps, les attentats terroristes, n’aient pas favorisé la vie des entreprises et donné espoir aux ménages, c’est incontestable. Mais le fond de l’affaire, et depuis des décennies, est le même : l’économie française est détruite par Bercy, par la CGT, par la Sécurité Sociale, par la dette publique, par la bureaucratie et la politique.

La croissance en 2017

De la sorte, si l’on s’interroge sur la croissance en 2017, on doit être très circonspect. Le pessimisme peut se justifier. Il vient surtout de la crainte du statu quo, le socialisme demeurant au pouvoir. Même dans l’hypothèse d’une alternance politique, il n’est pas dit que de vraies réformes libérales puissent se mettre en place rapidement et pacifiquement. Il faudra compter avec l’héritage très lourd des gouvernements précédents, avec le désordre dans la rue, avec les perturbations politiques mondiales. Et compter encore avec la hausse des taux et peut-être l’inflation. Mais l’optimisme est aussi légitimé dans le cas où la rupture avec le socialisme serait nette, bien exploitée, bien expliquée. La volonté populaire clairement exprimée dans le vote démocratique rendrait confiance à une nation qui vient de traverser des années de déclin et de désespoir. On ne peut sous-estimer les bienfaits d’un tel choc psychologique, s’il se produit. Les Français enfin libérés retrouveraient le chemin de l’initiative, du travail, tandis que les « enrayeurs » seraient neutralisés. En quelques mois, l’Espagne a accumulé des performances spectaculaires, simplement parce qu’un gouvernement de tendance libérale a repris en mains une économie plombée par une crise politique majeure. L’espoir de croissance en France en 2017 repose sur une rupture au printemps prochain. Cela n’a pas échappé aux observateurs étrangers.

 

 
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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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