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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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C’est certainement au titre de sa théorie de l’innovation et de la destruction créatrice que Schumpeter est le plus connu. Il a le mérite de replacer au cœur de l’économie le personnage de l’entrepreneur, totalement oublié depuis Jean Baptiste Say.

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La dette de l’Etat français à 100 % PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 07 Février 2017 00:00

Ce que l’Etat français doit à ses créanciers va atteindre bientôt 100% de notre PIB. C’est en soi inquiétant : 20 % en 1980 ! Mais depuis le début de l’année, la charge de cette dette ne cesse d’augmenter : c’est encore plus inquiétant. Ceux qui nous prêtent de quoi combler nos déficits sont de plus en plus exigeants ; ils commencent à douter de la solvabilité de l’Etat français. Les contribuables français risquent de payer une addition de plus en plus lourde. Mais qui s’en soucie parmi les candidats ? Un seul d’entre eux prévoit le retour à la rigueur budgétaire.

 

Du déficit à la dette

C’est bien connu : le budget de l’Etat français est en déficit permanent et croissant depuis 1974. Bien que les impôts n’aient cessé d’augmenter, il a fallu emprunter pour couvrir des dépenses explosives. Voilà qui entraîne un double coût : celui de lever de nouveaux emprunts, celui de payer les intérêts des emprunts en cours (« charge de la dette »). On focalise l’attention des Français sur les intérêts, parce que cette charge est devenue l’un des plus lourds postes budgétaires (approximativement 10% du budget, et même le premier poste en 2014, avant l’Education Nationale). Mais le coût de lever des fonds et de les gérer n’est pas léger. L’Agence France Trésor (département de Bercy) place les emprunts, joue avec les échéances, que l’on veut plus lointaines possibles pour retarder le remboursement du principal de la dette : les emprunts sont à 10 ans, voire à 50 ans (on envisage 100 ans !). Voici ce que nous apprend l’AFT elle-même (15 décembre 2016) : En 2017, l’État doit financer un déficit budgétaire prévisionnel de 69,3 Md€, assurer le remboursement de 115,2 Md€ de dette à moyen et long terme venant à échéance […] Le besoin de financement de l’État s’établit donc à 185,4 Md€ en 2017. Ce besoin sera couvert par les émissions à moyen et long terme (OAT) pour 185,0 Md€ nettes de rachats.

Attirer les créanciers

A la différence du Japon, pays où les créanciers sont les Japonais eux-mêmes, la France compte pour les deux tiers sur des financements étrangers (20 % sur les assureurs français et 10 % sur les banques françaises). L’attrait des prêteurs vient de la confiance qu’ils accordent à l’emprunteur, ils savent qu’un Etat finit toujours par rembourser puisqu’il y aura toujours des contribuables pour payer, même dans 10 ou 50 ans. De plus, les titres d’emprunt s’échangent facilement sur les marchés mondiaux, et le prêteur peut récupérer sa mise sans trop de difficulté ni de coût. Cependant la confiance est plus ou moins grande, le risque d’impayé existe, même s’il est minime. Voilà pourquoi certains Etats, réputés payer rubis sur l’ongle, empruntent « gratuitement » (le taux d’intérêt qui leur est accordé sera très faible). La France est longtemps passée, comme l’Allemagne, pour un débiteur de qualité, de sorte que les taux qui leur étaient consentis étaient très faibles, de l’ordre de 0,30 % l’an pour les emprunts à 10 ans. Or, en l’espace de quelques semaines, le taux français est passé à 1,36 %, un différentiel considérable (on l’appelle spread) avec nos voisins. Aucun doute : les prêteurs se défilent, et exigent des taux de plus en plus élevés pour s’engager. Nous n’atteignons pas les 3,5 % de la Grèce (bientôt 4), mais la charge de la dette devient maintenant intolérable.

Incertitude politique

Les financiers sont sensibles aux conjonctures politiques, et c’est la perspective d’une victoire soit de la gauche, soit du Front National qui inquiète les prêteurs. Ces candidats ne parlent-ils pas d’effacer purement et simplement la dette (Hamon) ou de la convertir d’euros en francs (Marine Le Pen) ? Quelle serait la politique budgétaire de Macron ? On n’en sait rien présentement. Le seul candidat rassurant, François Fillon, a été mis en difficulté. Les marchés financiers s’émeuvent de nos perspectives 2017.

Certes l’Etat français n’est pas le plus endetté du monde : les Japonais sont à 200 %, les Américains à 160 %, et nous sommes dans la bonne moyenne, c'est-à-dire dans la bonne médiocrité. Mais l’évolution de nos finances publiques commence à devenir dramatique et semble s’accélérer : c’est cela qui explique la hausse des taux. « Qui paie ses dettes s’enrichit » : il serait préférable que cet adage inspire nos futurs gouvernants.

 

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
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