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La Banque Centrale Européenne et les élections françaises PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 11 Avril 2017 00:00

La réunion des gouverneurs des Banques Centrales de la zone euro se tiendra à Francfort le 30 avril prochain. On annonce dès maintenant qu’aucune décision importante n’y sera prise, parce que les résultats des élections françaises ne seront pas connues. Il faudra attendre le mois de juin et la nouvelle Assemblée Nationale, pour que la politique de la Banque Centrale Européenne soit éventuellement révisée. Mais quel est le lien entre nos choix politiques et la gestion de la BCE ? Pour nous résumer : c’est ou bien l’euro ou bien Draghi qui peut sauter.

 

Draghi contre toute inflexion

S’il ne tenait qu’à Mario Draghi rien ne serait changé dans la politique actuelle de la BCE. Cette politique est celle de l’argent facile et des taux d’intérêt très faibles, voire négatifs. Elle serait justifiée par le désir de soutenir les efforts que les dirigeants européens mènent pour mieux gérer leur dette publique. Drôle de politique : pour vous aider à maîtriser votre dette, je vous finance gratuitement son augmentation !

L’orientation de Draghi est en opposition avec celle de la Fédérale Réserve américaine. Janet Yellen, qui dirige la FED, a clairement annoncé la fin du fameux QE (Quantitative easing), la remontée progressive des taux d’intérêt et la réduction du portefeuille actuellement détenu par la FED. Certes on ne sait pas à quelle vitesse cette inflexion se réalisera, mais la direction n’est pas douteuse. Les marchés ne craignent pas pour l’instant cette réduction des liquidités (causée par les rachats par la Banque des créances qu’elle détient) parce que l’économie américaine est globalement en bonne santé. Il est vrai que les bruits d’intervention militaire des forces américaines inclinent au contraire certains opérateurs au pessimisme.

Les dégâts de la politique Draghi

Comme nous l’avons soutenu avec insistance depuis des années, les « largesses » de la BCE entraînent deux séries de dégâts. Les uns sont économiques : ruine de l’épargne et « mal investissement ». Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a souligné que les taux d’intérêt sont tellement bas que les épargnants sont lésés, la capacité financière de l’Allemagne est ainsi diminuée. Il est en révolte, avec quelques-uns de ses collègues, contre cette artificielle aisance monétaire. Il y a un autre côté de l’affaire : si l’argent est à bon marché, n’importe qui peut investir dans n’importe quel projet, rentable ou pas. A terme, ce gaspillage du capital se paie en emplois, et en inflation : le ralentissement de la production se combine avec une accélération de la demande. Mais Mario Draghi, en bon keynésien et en bon vendeur de sa marchandise, ne cesse de tarir d’éloges sur la relance par la demande et les bienfaits de l’inflation, qui atteint aujourd’hui le seuil des 2%.

L’autre dégât est psychologique : l’aisance monétaire incite les gouvernements à poursuivre dans la voie de la dette publique, ils empruntent d’autant plus que les taux sont bas. Cela pourrait à la limite se concevoir si les prêteurs étaient tous des membres de la zone euro, mais ce n’est pas le cas. Il arrivera bien un moment où la finance mondiale refusera de prêter à des taux si faibles, et c’est déjà le cas pour la France et pour d’autres pays qui ne font aucun effort de rigueur budgétaire.

Ou Draghi ou la BCE

C’est ici que nos élections prennent de l’importance. En cas de victoire de Marine Le Pen ou de Mélenchon, la France voudra faire tourner la planche à billets européenne à toute allure, pour financer des programmes purement démagogiques et sans lendemain. Le lendemain, c’est l’effondrement de l’euro – issue plus probable que l’impossible sortie de l’euro annoncée par les deux candidats. Les marchés ont déjà inscrit cette éventualité dans les cours les plus récents, au fur et à mesure que la cote des deux europhobes se maintenait (Le Pen) ou montait (Mélenchon).

En revanche, en cas de victoire de François Fillon, la France s’alignerait sans doute sur la ligne allemande, la seule rigoureuse. Dans ce cas, Mario Draghi serait prié d’aller retrouver sa place chez Goldman Sachs et d’aller conseiller ses amis grecs. Reste évidemment l’hypothèse Macron : malgré ses antécédents, il n’inspire pas beaucoup confiance aux financiers du monde entier ni aux banquiers européens. Macron n’est pas le ducroire de la France.

 

 
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Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
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La transmission de la propriété
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