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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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Dix principes de l’économie naturelle PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 08 Février 2013 00:00
La fable de Florian l www.libres.org

Aidons-nous mutuellement

La charge des malheurs en sera plus légère

A nous deux

Nous possédons le bien à chacun nécessaire

J’ai des jambes et vous des yeux

Moi, je vais vous porter ; vous vous serez mon guide

Ainsi, sans que jamais notre amitié décide

Qui de nous deux remplit le plus utile emploi

Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi.

1. Il est naturel pour chacun d’entre nous de chercher à satisfaire nos besoins et ceux des nôtres. L’économie commence avec nos choix de vie et nos efforts pour les réaliser. 

2. Comme nos besoins sont personnels et divers, et les ressources pour les satisfaire aussi, il nous faut compter avec les autres : nous gagnons tous à nous rendre mutuellement service. L’économie est échange de services. 

3. Il est naturel, pour le service rendu aux autres, que nous recevions une juste rémunération ; sous forme monétaire ce revenu nous donne le droit à notre tour de consommer les produits qui ont notre préférence. L’économie est attribution d’un pouvoir d’achat en contrepartie d’un service rendu.   

4. Les échanges de services font l’objet d’un marché. Dans un marché chacun apprécie à sa façon le service qu’il rend et l’avantage qu’il en tire. Le prix du marché est celui que nous sommes finalement décidés à accepter. L’économie conduit à un accord responsable entre participants au marché. 

5. Le prix nous guide dans nos choix de consommateurs, mais il indique aussi aux entrepreneurs les choix qu’ils doivent faire pour nous satisfaire en tant que clients, en particulier les choix des moyens de production qu’ils doivent réunir et le prix auquel ils peuvent les payer. L’économie se guide sur le niveau des prix. 

6. La perspective d’un prix suffisant pour réaliser un profit décide l’entrepreneur à se procurer les ressources nécessaires pour produire, donc à embaucher et à investir. Le profit rémunère l’entrepreneur pour le service d’adaptation permanente qu’il rend. L’économie s’adapte en fonction des perspectives de profit.

7. La plupart du temps plusieurs entrepreneurs se trouvent en concurrence pour nous proposer de satisfaire nos besoins. La concurrence les pousse à faire de leur mieux, à élargir nos choix et à réduire les prix. La concurrence suscite l’innovation, qui conduit à mieux adapter la production aux préférences que nous exprimons. L’économie est dopée par la concurrence. 

8. Mais l’innovation est aussi synonyme de changements. Les initiatives prises par les entrepreneurs conduisent à déplacer les emplois, les qualifications et les investissements au fur et à mesure que nos choix de vie se modifient. L’économie appelle la mobilité. 

9. La mobilité est d’autant plus grande qu’existent un marché du travail et un marché financier qui fournissent à tous des indications fiables sur les niveaux relatifs de rémunération des services productifs rendus. Nous sommes attirés par des salaires et des revenus financiers plus élevés, mais nous recherchons aussi la sécurité de l’emploi et des placements. L’économie est un choix pour le futur. 

10. Les choix que nous faisons, en tant que consommateurs, producteurs, épargnants, entrepreneurs, sont des choix responsables puisqu’ils engagent notre pouvoir d’achat, notre patrimoine et notre mode de vie. Ce qui fait la liaison entre la liberté de nos choix et la responsabilité de nos décisions est la propriété privée : à chacun revient ce qu’il a fait, les services qu’il a rendus, la valeur qu’il a créée. L’économie rend l’homme propriétaire de son œuvre.

 

Vertus économiques, vertus humaines 

Ces dix principes qui définissent la nature de l’économie sont en harmonie avec la nature de l’homme lui-même : 

- l’homme est un créateur, il cherche à affirmer et à forger sa personnalité à travers son action ; il recherche le progrès, la performance, il accepte l’émulation, la différence, la nouveauté ;

- l’homme est un serviteur, il ne peut agir qu’en fonction des autres, et c’est son esprit de service qui s’exprime à travers la recherche d’un accord, la satisfaction de la clientèle, du personnel, de tous les partenaires de l’entreprise ;

- l’homme est soumis à l’erreur, il n’est pas parfait, il commet des erreurs qui l’obligent à corriger sans cesse son comportement, il accepte la responsabilité de ses erreurs comme il souhaite voir reconnaître ses réussites. 

Ainsi, comme on le voit, l’économie s’écrit en une seule page. Nul besoin d’économiste pour l’organiser, elle est le fruit naturel de l’expérience millénaire.

Mais pourquoi ces principes ne nous sautent-ils pas aux yeux aujourd’hui ? Pourquoi cette incompréhension de l’action et des relations humaines pourtant si naturelles ? Pourquoi l’ignorance de ces réalités ?

C’est que nous ne sommes plus à l’heure de la réalité, mais des artifices. Je dirai la semaine prochaine en quoi l’économie est devenue artificielle.

 

Nouvelle Lettre de la semaine

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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