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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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Le jeu à somme nulle PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 22 Février 2013 00:00

Je vous ai présenté « l’économie naturelle », dont les principes correspondent bien à la nature des choses, mais surtout à la nature des hommes. Par contraste, l’économie que nous vivons aujourd’hui est largement artificielle, parce qu’elle est dominée par la politique, qui substitue la contrainte à l’échange. J’insiste maintenant sur un point important : l’économie est un jeu à somme positive, où tout le monde gagne, alors qu’on nous fait croire qu’elle est lutte entre classes et guerre entre nations.

 

Le jeu à somme nulle 

Ce que gagne l’un, c’est l’autre qui le perd.

On entend souvent dire que « l’économie c’est la loi du plus fort ». Il y aurait ceux qui gagnent et ceux qui perdent : les uns s’enrichiraient au détriment des autres. 

Objections à cette croyance :

1° Ne confond-elle pas « loi du plus fort » et « loi du meilleur » ? Il est vrai que la concurrence pousse à faire de son mieux et soumet chacun au verdict du client : c’est lui qui juge des performances réalisées, puisque c’est à lui que se destinent les produits. 

2° La force n’intervient pas dans des relations économiques naturelles. Nul n’est obligé de passer un marché. Si le contrat est signé, c’est que tout le monde y trouve son compte. En revanche, dès que l’on est dans la sphère publique, les gouvernants et les administrations vendent leurs services à un coût que le contribuable, l’assuré social ou l’usager ne peut contester, il lui reste à payer son impôt ou sa cotisation ou le tarif décrété par le monopole public. De plus, les pouvoirs publics imposent des normes et des réglementations auxquelles on doit se plier. Enfin, les plus forts et les plus malins sont ceux qui mettent les pouvoirs publics dans leur poche ; ils n’hésitent pas pour cela à user de la violence et à porter atteinte aux droits et libertés du plus grand nombre. La contrainte n’est pas là où on le croit. 

3° Dans l’échange volontaire, il n’y a pas un gagnant et un perdant, tout le monde y gagne – plus ou moins il est vrai. Il en est ainsi parce que nous sommes différents les uns des autres, nous n’avons pas les mêmes besoins ni les mêmes appréciations. On dit parfois que « l’échange est inégal ». Comment en serait-il autrement puisque c’est la différence entre nous qui crée le besoin d’échanger ? De même croire que pour être concurrents il faut être identiques n’a pas de sens : une compétition met toujours en présence des participants de valeur différente au départ, ensuite la course opèrera la sélection et les compétitions successives permettront de s’améliorer : le mérite de la concurrence est de faire progresser tout le monde. 

Nul n'est obligé de contracter

4° Dans l’échange volontaire, il n’y a pas d’effet de domination, ou d’asymétrie entre ceux qui contractent. Le marché n’est pas rapport de force, mais négociation. Nul n’est obligé de contracter à ses dépens. Il faut imaginer une coercition physique ou morale de l’un sur l’autre pour qu’apparaisse une domination, ou une exploitation. Si quelqu’un a le pouvoir de forcer la volonté des autres, c’est que la liberté et la sécurité ne sont pas assurées. La domination ou l’exploitation n’existe pas dans une économie de libertés où les droits individuels, et notamment le droit de propriété, sont respectés. 

 

Economie naturelle et Harmonie Sociale 

Il serait préférable de se défaire de ces idées reçues, qui relèvent de la propagande politique ou de la méconnaissance des lois de l’économie, pour voir au contraire dans l’économie naturelle une source d’harmonie sociale. 

1° Une société plus « économique » est celle où les hommes vivent mieux, où leur dignité peut mieux s’exprimer parce que les contraintes nées de la rareté sont allégées sinon maîtrisées. 

2° L’économie, parce qu’elle est échange et extraversion, amène les hommes à rechercher leurs complémentarités, à agir dans la mutualité. Les hommes ne sont pas ennemis, mais coéquipiers. 

3° A travers l’échange, les individus apprennent la diversité des personnes et la respectent. 

A chacun selon son  mérite

4° Le marché et la propriété donnent aux hommes la possibilité de voir reconnaître leur mérite, leur apport personnel. A chacun selon son mérite : c’est justice et ainsi s’explique l’efficacité d’une économie de marchés. 

5° Les individus ont une perspective de progrès et d’épanouissement personnel, d’abord par l’amélioration de leurs conditions de vie, ensuite par l’occasion incessante d’innover, d’apprendre et de changer. Cela contraste avec l’idée de « statut » qui fige chacun dans une position sociale à vie, parfois même héréditaire. 

6° L’économie reflète le principe de la vie : toujours en mouvement, toujours en déséquilibre, en recherche permanente d’une solution meilleure. Le marché, la concurrence, l’innovation, s’inscrivent dans une belle et commune aventure humaine, avec ce qu’elle comporte d’essais, d’erreurs et de découverte.

 

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