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Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 22 Mars 2013 00:00

Je me suis efforcé jusqu’à présent de présenter tout ce qui sépare l’économie naturelle, avec ses lois conformes à la nature des hommes et de leurs relations, et l’économie artificielle que la politique nous fait subir. Mais pourquoi tant de rejet de l’économie naturelle ? J’ai évoqué précédemment trois prétextes du dirigisme économique : la « justice sociale », l’élimination des crises et les choix du futur. En voici un dernier : la mondialisation constituerait un danger.

 

La mondialisation

Elargir l’espace des échanges fait partie du mouvement naturel de l’économie en quête de croissance et de progrès. Le libre échange a des vertus naturelles qui ont été éprouvées et qui ont assuré la prospérité des nations qui l’ont accepté :

-         la communication du progrès technique est plus rapide, on accède bien plus vite à l’innovation ;

-         la concurrence est plus vive et pousse toutes les entreprises à la performance ;

-         le prix des produits diminue et la population bénéficie d’un pouvoir d’achat supplémentaire, créant un marché intérieur plus dynamique ;

-         la production nationale trouve de nouveaux débouchés, de nouvelles ressources et de nouveaux partenaires.

 

La mondialisation, source naturelle de croissance et de paix 

Les bienfaits de l'ouverture au commerce l www.libres.org
Le commerce base du développement

Les bienfaits de l’ouverture au commerce et au financement internationaux sont spectaculaires dans les pays pauvres. Aujourd’hui « émergent » des nations qui vivaient dans la misère il y a trente ans et qui tiennent maintenant leur pleine place dans le concert mondial. A l’inverse, les gouvernements qui ont voulu isoler leur pays du reste du monde ont enfermé leurs peuples dans les cercles vicieux du sous-développement.

En dehors de ses effets économiques, on ne peut négliger les effets humains de la mondialisation. Le contact permanent avec les étrangers apprend la diversité, la compréhension et le respect des cultures et des mœurs. Ce sont des germes de paix de nature à enrayer le « choc des civilisations ». « Si tu veux qu’ils vivent en paix, qu’ils construisent une tour ensemble ». 

C’est ce genre de démarche qui a rapproché les nations d’Europe de l’Ouest, qui a permis aux Français et aux Allemands naguère ennemis jurés de se donner un destin commun. La chute du mur de Berlin a permis aux pays prisonniers du communisme et du plan de s’ouvrir sur le marché mondial et de revenir au premier plan des nations développées. 

Ainsi, depuis des siècles, tout naturellement, les périodes d’ouverture du monde ont-elles été des ères de prospérité et de tranquillité, les périodes de nationalisme exacerbé ont-elles engendré guerres et ruines.

 

Le démon du protectionnisme 

Pourtant le vieux démon du protectionnisme rôde toujours. Il rôde en période de crise, car il est facile de passer toutes les erreurs de l’économie artificielle au débit des autres pays. Il hante les esprits des « marchands de chandelles » (décrits par Bastiat), de ces corporatismes qui veulent préserver leurs privilèges, leurs monopoles. Il habite les dirigeants, trop heureux de se présenter en sauveurs de la nation. 

C’est qu’en fait la mondialisation met tout le monde, y compris les Etats, devant les réalités de l’économie naturelle, devant les exigences de la concurrence.

Par réaction, on va donc chercher à tourner la mondialisation et, quand on le peut pas, à la « maîtriser ». 

Pour certains biens ou services, les Etats n’ont jamais renoncé à peser sur les marchés mondiaux. Ceux-ci n’ont bien souvent de marchés que le nom : le « marché pétrolier » n’en est pas un, les prix fixés par l’OPEP étant ceux d’un cartel politique, de même les marchés publics, qu’il s’agisse des armements, des équipements collectifs, des commandes d’avion ou de centrales électriques, supposent des négociations où les Etats s’impliquent fortement, parfois même jusqu’à la corruption. 

Le démon du protectionnisme l www.libres.org
 

Dans d’autres marchés, des armes plus traditionnelles sont utilisées : quotas d’importation, droits de douane (moins praticables depuis que le GATT est passé par là), normes techniques, sanitaires (bien plus efficaces que les barrières anciennes) et de plus en plus normes écologiques ou normes « éthiques » (travail des enfants). On voit donc se déclarer périodiquement la guerre de l’acier, la guerre du textile, mais la plus belle des guerres est évidemment la guerre agricole, à grands coups de subventions, de taxes et d’interdictions. 

Alors que naturellement le libre-échange apporte la prospérité à ceux qui le pratiquent, ces interventions permanentes des Etats  sur le commerce mondial sont ruineuses pour les consommateurs du monde entier et rendent la compétition déloyale entre les pays qui ont le pouvoir d’imposer leur diktat sur la scène internationale et les autres.

 

Un Etat mondial pour organiser la mondialisation ?  

La « maîtrise » de la mondialisation est-elle le remède ?

La seule maîtrise naturelle est celle de la concurrence loyale, c’est à dire de la libre entrée sur tous les marchés du monde entier et l’absence totale de discrimination des hommes, des produits et des capitaux suivant leur origine.

Ce n’est malheureusement pas cette maîtrise qui est visée par les chefs d’Etat. Ils veulent prendre en mains la concurrence, pour la façonner à leur manière, c’est à dire au mieux des intérêts de leurs ressortissants respectifs (du moins le font-ils croire). Ils veulent substituer au marché les arbitrages et les interventions d’une bureaucratie internationale dont on ne saurait ni ce qui la guide ni qui la contrôle. Les expériences menées avec le FMI, la Banque Mondiale, les Banques de Développement et autres instances, pourtant surveillées par les Nations Unies et, plus récemment par les G8, G20 et autres sommets de chefs d’Etat, n’ont abouti qu’à la dilapidation des fonds, à l’endettement et à la corruption. On ne porte pas remède aux artifices des Etats nationaux en recourant à un Etat mondial, au demeurant hors de question.

Plus réaliste et plus dangereuse est la tentative de certains Etats européens d’ériger l’Europe en forteresse. Mais l’Europe n’a plus aucune chance d’imposer sa volonté face aux nouveaux partenaires, en particulier de la zone pacifique.

 

Le salut viendra de l’extérieur 

En conclusion, et en dépit du néo-protectionnisme ambiant, c’est sans doute par la voie des échanges mondiaux que les lois naturelles de l’économie vont s’imposer à toutes les nations. Car les Etats ont perdu prise sur l’économie du jour où elle est devenue internationale.

Malgré l’alibi de la crise, un retour en arrière semble bien improbable. D’abord parce que les techniques actuelles en plein développement, notamment dans le domaine des communications, se déjouent des frontières politiques. Ensuite parce que l’activité économique porte de plus en plus sur des produits immatériels (le fameux « tertiaire ») et dans une moindre proportion sur des produits matériels (industriels ou agricoles), donc la liaison avec le territoire et les ressources naturelles est de plus en plus ténue. La ressource essentielle étant de plus en plus celle de la créativité humaine, elle peut se délocaliser avec une facilité déconcertante. La matière grise circule sans contrainte. Enfin parce que les échanges commerciaux et financiers sont les seules chances de développement rapide des pays pauvres, ils ne comprendraient pas (et nous ne pourrions admettre) qu’on puisse les condamner durablement à la pauvreté et à l’obscurantisme au prétexte d’organiser une « alter-mondialisation » qui ne masque que le protectionnisme de certains nantis et l’hégémonie de certains utopistes. 

La mondialisation dans un contexte de liberté économique est un moyen d’affranchir les peuples des pesanteurs étatiques et de substituer la mutuelle compréhension à l’affrontement généralisé. C’est aussi une grande occasion de retrouver les lois naturelles de l’économie, fondées sur l’universelle dignité de la personne humaine.

 

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


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