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Libéralisme et préservation de la nature PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 12 Octobre 2012 01:00
Al Gore l www.libres.org

Le libéralisme, c’est la pollution et le pillage

Le libéralisme est productiviste. En assignant aux hommes la croissance économique à tout prix, dans une perspective de profit, il détruit la nature. La faune et la flore sont menacées par une exploitation éhontée, les réserves en énergie fossile sont épuisées, l’avenir de la planète est compromis par le réchauffement terrestre dû à la suractivité industrielle, la santé elle-même est menacée par la pollution.

Le célèbre écologue Paul R. Ehrlich affirme : « Nous avons une croissance économique déjà trop forte. La croissance économique dans les pays riches comme le nôtre [les Etats Unis] est une maladie, en aucun cas un remède ».

Les médias nous régalent quotidiennement de ces perspectives catastrophiques : les marchands de peur font de bonnes affaires. La traduction politique se résume en un slogan : « Halte à la croissance », qui implique halte à la mondialisation marchande, halte au système fondé sur le profit et l’exploitation. Il y a une dimension politique et idéologique dans cette doctrine, et elle s’est notamment exprimée à travers les écrits et discours d’Al Gore, vice Président des Etats Unis, prix Nobel de la Paix, et son film couvert de gloire (deux Oscars) « Une vérité qui dérange ». Mais est-ce la vérité ? 

 

On a échappé à l’apocalypse

Sur le thème éternel de l’homme prédateur et irresponsable, les thèses néo-malthusiennes réapparaissent régulièrement. Dans les années 1960 le club de Rome affolait la terre entière avec ses prévisions « scientifiquement » établies : surpopulation et famine, pollution, épuisement des ressources naturelles (et notamment du pétrole). Il n’y aurait plus de subsistances pour les milliards d’être humains à venir (au point qu’Ehrlich recommandait la stérilisation). Les milliards sont venus, mais pas la famine, nul dans ce camp n’avait prévu l’émergence des pays pauvres grâce à la mondialisation et à la liberté économique.

Une nouvelle vague d’anti-libéralisme est venue avec le « développement durable » inventé à la conférence de Rio en 1992, une conférence venue à point pour faire oublier l’échec de la planification et la chute du bloc communiste. Aujourd’hui le développement durable est un mythe collectif qui tire argument du réchauffement de la planète, de la disparition d’espèces et d’essences de nature à rompre l’équilibre écologique, de la pollution automobile et industrielle, et enfin de la fin de l’ère du pétrole et du nucléaire. Sans doute la crise a-t-elle rendu la croissance économique plus sympathique que naguère. Mais la crise elle-même ayant été mise au passif du libéralisme, écologie et économie se combinent pour condamner le marché et la mondialisation.

Pourtant l’apocalypse n’a pas davantage de réalité. Ont été démasqués les mensonges et les montages du GIEC sur le réchauffement de la planète, et surtout son origine humaine. Les énergies renouvelables en sont au stade expérimental, tandis que la découverte des gaz de schistes, ou de nouveaux sites pétrolifères, ont totalement changé le défi énergétique.  

D’autre part, on a pu observer l’extraordinaire « bond en avant » de l’économie mondiale, mais aussi des « indices de développement humain » pour les trois quarts des habitants de la planète : santé, instruction, promotion. Les bidonvilles font progressivement place aux logements, alimentés en eau et en électricité. 

 

Les droits de propriété protègent l’environnement

En fait, les positions extrêmes des écologistes reposent sur une erreur anthropologique. L’être humain a tout intérêt à prendre soin de son environnement pour améliorer son cadre de vie mais aussi son potentiel de progrès économique.

Le vrai drame n’est pas l’homme, mais l’existence de « biens communs ». Appartenant à tout le monde, ils ne sont à personne. Aristote avait déjà observé que l’on ne gère bien que ce dont on est propriétaire, ce que l’on a « en propre », et non en partage. Si la terre est en partage, comme dans les « vaines pâtures », elle est dégradée, si les champs sont enclos elle est conservée.

S’agit-il des espèces animales ? L’éléphant disparaît en Afrique parce qu’il est sauvage, il se multiplie en Inde parce qu’il est domestiqué. La pêche est destructrice quand la mer est offerte à tout le monde, c’est à celui qui pille le premier ; au contraire les poissons sont protégés dans des pêches délimitées, et on crée de plus en plus de fermes marines en haute mer, baleines et autres cétacés réapparaissent. Les parcs naturels livrés au public sont mal entretenus (Yellowstone en a été un exemple dramatique), alors que des parcs privés conservent la faune et la flore. Il n’y a guère de solution au manque mondial d’eau que sa privatisation, qui évite tout gaspillage : l’eau devenue marchande prend sa valeur. Pour l’air pur lui-même, les solutions à base de droits de propriété sont praticables : les achats de droits à polluer dégagent le pollueur du risque de procès en pollution, mais à la longue leurs coûts amènent le pollueur à éliminer totalement ou partiellement la pollution.

Le droit de propriété est la meilleure réponse au défi des ressources naturelles.

Or, le droit de propriété, et la possibilité de les transmettre, sont l’une des bases du libéralisme.

L’écologie marchande, fondée sur la liberté et la propriété, est plus efficace et surtout plus humaine que l’écologie politique, porteuse d’arbitraires et d’oppressions.

 

 Simon Julian l www.libres.org

L’homme, notre ultime ressource

C’est le célèbre psychologue et économiste Julian Simon qui a rappelé cette vérité fondamentale : en dernière analyse c’est dans les qualités de l’homme que se trouve l’origine des ressources. Avant la découverte du moteur à explosion, le pétrole avait-il une autre valeur que celle d’une huile malodorante dont le seul usage était d’allumer des lampes ?

Comme l’écrit Michael Crishton (« Un avenir environnementaliste ») : « Théodore Roosevelt, la personnalité préoccupée par l’environnement la plus célèbre en 1900, ne connaissait pas par exemple les mots : Aéroport, Micro-onde, Antenne, Neutron, Antibiotique, Energie nucléaire, Bombe atomique, Pénicilline, DVD, Ordinateur, Ecosystème, Radio, Gène, Robot, Internet, Tsunami, Laser, Vidéo, Masseur, Virus, etc. » 

L’homme n’est pas destructeur, il est créateur. L’expression « destruction créatrice » dont on abuse est mal venue, à moins que l’on appelle destruction la disparition de produits, de moyens et de techniques qui condamnaient leurs utilisateurs à la pauvreté, à la maladie ou à l’ignorance. La création du vaccin a détruit l’épidémie.

Par comparaison, l’héritage du collectivisme, ennemi de la propriété, n’aura été que ruines, pollutions, maladies et tares sociales. Priver l’homme de sa liberté et de sa propriété, c’est l’empêcher de « dominer la terre », ce qui est dans sa nature et sa mission. « La terre d’abord », disent les écologistes, « L’homme d’abord » rappelle le libéralisme.

 
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