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Jacques Garello l www.libres.org

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Comment l’Etat peut faire des économies PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mardi, 14 Janvier 2014 00:00

Recettes de la Cour des Comptes, mais il faut sans doute aller plus loin

 

Comme la semaine dernière on n’a parlé que de Dieudonné et des frasques élyséennes, le discours de rentrée de la Cour des Comptes, prononcé jeudi dernier par Didier Migaud, n’a pas retenu toute l’attention qu’il méritait. Une nouvelle fois, le Président de la Cour a rappelé d’une part les graves  inquiétudes  que l’on peut avoir à propos de la gestion de la dette publique (cf. la chronique de Jean Yves Naudet en décembre), d’autre part l’absolue nécessité pour l’Etat de faire des économies substantielles. Bien qu’issu du Parti Socialiste, Didier Migaud ne tient pas un langage politiquement correct, puisqu’il situe les responsabilités de la situation au niveau de l’Etat lui-même. En écho, François Hollande a déclaré que l’Etat doit « se concentrer sur ses missions essentielles ». Voilà en effet un couplet que nous entonnons ici depuis des années : réduire les dépenses de l’Etat c’est réduire le champ de l’Etat.

La Cour épingle quelques pratiques qui démontrent que les deniers publics sont affectés à des usages hors des missions « régaliennes », comme les dépenses de santé ou l’aide au logement. Pourquoi la police surveille-t-elle les plages ?  Pourquoi des avantages fiscaux aux joueurs ou aux arbitres sportifs ? Il faut « modifier la physionomie des services publics ». Néanmoins, la Cour oublie deux choses. La première c’est de faire la liste des privatisations qui s’imposent, depuis la protection sociale jusqu’à l’enseignement, en passant par la culture, les transports et l’énergie. La seconde c’est de rappeler que la frontière entre les activités marchandes et les services publics est très claire. Elle découle du principe de subsidiarité : l’Etat ne doit faire que ce qu’il est le seul à pouvoir faire. L’Etat a en effet le monopole de la puissance publique, et il est inutile de recourir à la contrainte dans les domaines qui peuvent s’organiser par le libre échange entre particuliers. On se réfèrera avec intérêt à l’ouvrage tiré des articles de la Nouvelle Lettre : « Se passer de l’Etat ». Faire des économies, c’est confier aux activités marchandes ou communautaires tout ce qu’elles font mieux et à moindre coût que l’administration  publique : pratiquement tout, à l’exception de la défense, de la justice et de la police (bien qu’à Marseille les commissariats de certains arrondissements soient protégés par…des sociétés de gardiennage) !

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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