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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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La négation de la propriété privée PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Jeudi, 22 Novembre 2012 00:00

 

 La négation de la propriété privée l www.libres.org

On dit en général que le socialisme est la doctrine de la propriété collective des moyens de production. C’est l’approche classique, héritée des œuvres de Marx. Emerveillé par les perspectives de développement et de richesse ouvertes par la révolution industrielle et le machinisme, l’économiste en déduisait que ceux qui réussissaient à s’emparer du capital s’attribuaient d’un seul coup de tous les pouvoirs dans la société. Ils bénéficiaient d’une rente, prélevée sur le dos de ceux qui n’avaient pour moyen de vivre que leur travail. Ils bâtissaient une société dont les règles seraient entièrement conçues pour proroger et accentuer l’exploitation de la masse des prolétaires par le petit nombre de bourgeois propriétaires du capital. Parmi ces règles : la soumission à l’Etat et ses moyens de contrainte, la vie en famille qui éduque les enfants à la discipline et les dissuade de se révolter, la religion qui offre aux individus le rêve d’une vie meilleure, « l’opium du peuple ». 

Il y a cependant une vue plus large du socialisme, qui ne se réfère pas seulement à la dimension économique de la vie en société, même si pour Marx tout revient toujours à l’économie (économisme marxiste), mais prend en compte les relations des hommes et des ressources terrestres. N’ont-elles pas été données en partage à l’ensemble de l’humanité ?

On trouve ce discours chez certains Pères de l’Eglise, avec l’idée de destination commune des biens. On fait aussi souvent référence au communisme des premières familles chrétiennes. Au XIXème siècle se multiplient les communautés d’harmonie. Aujourd’hui, les idées d’une économie de partage ou de communion ont un certain succès, notamment auprès des jeunes. 

Les deux visions se rejoignent cependant en soutenant le projet d’une société juste ; qui exclut l’exploitation (socialisme économique) et crée la concorde (socialisme harmonique). Cette société a su éliminer les risques d’injustice, d’inégalité et d’arbitraire inhérents à la propriété privée.

 

Le « propriétarisme »

C’est une expression de Raoul Audouin, cet économiste français disparu il y a dix ans, admirateur de Bastiat (qu’il a traduit en anglais), ami personnel de Von Mises (qu’il a traduit en français) et proche de Hayek. Il pensait que cette expression était la meilleure arme contre le socialisme, parce qu’elle était plus précise que celle de « libéralisme ».

En effet, d’Aristote à Saint Thomas, et de Locke à Bastiat, le socialisme peut et doit être condamné parce qu’il constitue une « erreur sur la nature de l’homme ». C’est d’ailleurs en ces termes que Léon XIII, auteur de la première encyclique sociale de l’Eglise Catholique condamne le socialisme d’entrée de jeu (dans son premier chapitre).

C’est en effet nier la dignité et la liberté de la personne que de ne pas reconnaître son individualité, ce qu’elle a en « propre ». Ce n’est pas la possession des biens qui est en cause, c’est la reconnaissance de la valeur de chacun d’entre nous, de ce que nous sommes, de ce que nous créons (ou de ce que nous détruisons aussi bien). La propriété est mise en responsabilité, voilà pourquoi elle est offerte à tout homme libre.

 

 

 La propriété collective l www.libres.org

La propriété collective a montré ses limites

Dans un système qui prône la collectivisation, comment identifier les mérites et démérites personnels ? Quel intérêt à travailler, à créer ? Il faudra vite en venir au travail forcé, ou renoncer à toute création. C’est ce double sort qu’ont connu les peuples dans les pays communistes. Certes les socialistes prétendent que les expériences collectivistes ont toujours été entachées par la survie de scories capitalistes, héritées de l’histoire, ou instillées par la propagande étrangère. Mais qui le croit aujourd’hui ? Les Cubains eux-mêmes se résignent à restaurer la propriété privée, et voilà presque vingt ans que les Chinois en ont fait la base idéologique de leurs performances économiques ! 

 

La sociale démocratie, est-ce du socialisme ?

Plus avertis, d’autres socialistes font valoir que le projet socialiste n’est pas collectiviste, et prétendent faire aller de pair propriétés privée et publique, droits de propriété et droits sociaux.

C’est d’ailleurs sous cette forme dite « édulcorée » que se présente le socialisme actuel dans les pays de l’OCDE où il est pratiqué.

Mais comment la propriété publique, qui a échoué dans toutes ses expériences passées, peut-elle survivre dans une société de libertés ? Elle ne survit que par les subventions, les monopoles ou les privilèges : toutes interventions qui sont autant de confiscations et d’atteintes à la propriété privée.

Et comment peut-on reconnaître aux individus des droits sociaux qui ne peuvent être exercés qu’au détriment des droits de propriété ? Pour garantir le « droit à l’emploi » peut-on interdire à un entrepreneur de réduire ses effectifs au risque de fermer son affaire et de se ruiner ? Pour garantir le « droit au logement » peut-on obliger un propriétaire à louer à bas prix et à le priver du revenu qui lui permettrait d’entretenir son immeuble ?

Aujourd’hui, les prélèvements que subissent obligatoirement les Français représentent en moyenne 57 % de leurs gains. Certes une part est une contribution à des charges publiques, un impôt pour assurer les services rendus par les administrations publiques. Mais on ne sait pas si les charges ne sont pas démesurées par rapport aux services, et le citoyen n’a pas le choix des services qu’on est sensé lui rendre : il paye le Trésor Public et l’URSSAF, il n’a qu‘à s’exécuter. L’Etat Providence est donc la forme la plus actuelle, mais aussi la plus sophistiquée du socialisme, car il confisque la propriété privée.

 

Le socialisme prépare la haine et la servitude

Ce faisant, il diffuse dans la société un sentiment d’injustice et de révolte. Ce sentiment habite ceux qui se sentent spoliés, et qui voient leurs efforts moins récompensés, voire même pénalisés (par exemple avec la progressivité de l’impôt ou les taxes sur le patrimoine et sa transmission). Mais ce sentiment habite aussi ceux qui devraient bénéficier des largesses du pouvoir, parce qu’ils pensent que tout leur est dû et qu’ils n’en ont pas assez. Eux aussi revendiquent le bien-être, et ils ne comprennent pas qu’en réalité l’Etat Providence les maintient dans une condition d’assistés qui les expose au chômage et à des vies médiocres.

En éliminant la propriété, le socialisme prépare la haine des peuples et les conduit vers la servitude : Hayek avait judicieusement rapproché le socialisme collectiviste de Staline et le socialisme national d’Hitler.

 
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