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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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L’enseignement choisi et ouvert à tous PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 26 Avril 2013 00:00

A la découverte d’un programme libéral, je vous ai proposé de commencer par le chapitre de l’éducation. J’ai rapidement dressé le procès-verbal de carence du système scolaire français actuel. Le constat, hélas banal : l’école coûte très cher pour des résultats lamentables, tant au niveau des connaissances que des comportements. La raison en est évidente : le mammouth, ce monstre bureaucratique et syndiqué qui dispose d’un monopole hors d’atteinte.

Je rappelle aujourd’hui les principes qui doivent guider l’école du futur, l’école de la liberté. J’exposerai les réformes pratiquées à l’étranger en application de ces principes.

 

 

Le choix des familles

« L’école instruit des enfants éduqués par leurs parents ». Cette maxime de Jules Ferry permet de rappeler un premier principe : l’éducation est avant tout l’affaire des parents, les enfants n’appartiennent pas à l’Etat.

Hélas, ce principe a été progressivement oublié, voire volontairement effacé sous l’effet d’une double évolution. D’une part, le plan des communistes Langevin Wallon a inspiré le Ministère de l’Education Nationale depuis 1947 : les enfants doivent recevoir une éducation civique et morale dans le cadre d’un service public unique et laïque. D’autre part, la famille a pris de rudes coups, en partie sous l’effet d’une législation prétendant « suivre l’évolution des mœurs ».

L’arme absolue de dépossession de la famille aura été l’interdiction du libre choix de l’école. Elle n’a pas pris seulement la forme de la carte scolaire, mais aussi celle du collège unique, et surtout celle de l’étouffement de l’école libre, menacée même de disparition en 1984.

Voyons, de façon générale, comment peut se situer la ligne de partage des responsabilités entre familles et pouvoirs publics. Six possibilités au moins sont offertes :

1° Les pouvoirs publics prennent totalement en charge instruction et éducation ;

2° Ils laissent aux familles la possibilité de choisir l’école publique de leur enfant ;

3° Ils sous-traitent l’enseignement public à des écoles privées, au choix des familles. Les écoles privées sont soumises totalement ou partiellement aux normes publiques ;

4° Ils couvrent les coûts de l’école choisie par les familles et n’imposent aucune norme (sauf hygiène et sécurité) ;

5° Ils ne couvrent les coûts que pour les familles qui ne peuvent le faire ;

6° Ils ne s’occupent de rien, mais ne prélèvent pas d’impôts.

En France nous nous situons actuellement au niveau 3. Resterait donc, pour offrir un libre choix aux familles, à admettre l’autonomie des établissements et la concurrence rendue possible par un financement public soit systématique (niveau 4) soit sélectif au titre de la solidarité (niveau 5). La privatisation totale (niveau 6) n’exclut pas des formes de solidarité volontaire (les écoles chrétiennes du 19° siècle par exemple).

Mais quels « pouvoirs publics ? » Quelle est l’administration qui intervient dans le domaine scolaire : est-ce l’Etat ? La commune ? Une collectivité territoriale intermédiaire ?

Un « service public unique et laïque de l’Education Nationale » géré par un ministère d’Etat ne laisse en général aucune liberté aux familles, car c’est lui qui a les moyens financiers et qui impose ses directives centralisatrices.

 

La concurrence scolaire

Le libre choix des familles est assuré quand elles peuvent mettre leurs enfants dans l’établissement qui leur semble le meilleur tant au niveau de l’instruction que de l’éducation. Encore faut-il qu’il y ait liberté d’enseigner, et libre concurrence entre établissements : c’est ce deuxième principe qui donne consistance au précédent.

A ce principe on oppose volontiers le slogan « L’argent public à l’école publique ». Mais l’argent dont dispose aujourd’hui le ministère de l’Education Nationale n’est pas la propriété ni de l’Etat, ni des établissements, ni des enseignants, ni des syndicats. C’est l’argent des contribuables. C’est ce que tous les Français ont payé pour donner aux enfants de France une instruction de qualité.

En réalité pour chaque enfant de France, il y a un crédit annuel de 5.000 euros environ, puisque le budget de l’Education Nationale est environ de 60 milliards d’euros pour 12 millions d’enfants scolarisés. Ces 5.000 euros peuvent indifféremment aller vers le public ou le privé, suivant non pas la volonté des gouvernants et une règle arbitraire, mais suivant la volonté des parents. Comment ce financement doit-il être organisé ? C’est un autre choix, et on pense spontanément aux bons scolaires, ou aux crédits d’impôts, ou aux contrats d’association. Je passerai plus tard en revue les techniques actuellement adoptées dans plusieurs pays.

Le double mérite de la concurrence, ici comme ailleurs, est la qualité et la souplesse. Une saine émulation s’instaurera entre établissements, dont le succès dépendra de la confiance durable des familles. La concurrence permettra aussi de faire des offres pédagogiques variables (rythmes scolaires, méthodes d’enseignement, de contrôle) et de diversifier les formations suivant les aptitudes et les goûts des élèves. Il est prouvé que le collège unique conduit à l’échec, et qu’une scolarité « classique » jusqu’à l’âge de 16 ans fait perdre deux ou trois ans à des adolescents qui seraient mieux à leur place dans des centres d’apprentissage ou dans des entreprises, ou à la ferme. Précisons enfin que la concurrence n’est pas limitée au duel public/privé, mais doit exister à l’intérieur des deux ordres. De nombreux responsables du public trouvent insupportable le poids bureaucratique du ministère et aspirent à l’autonomie budgétaire, à la possibilité de choisir une large partie de leurs enseignants et de leurs équipements.

 

Tout petit Français a droit à une école

 Chèques éducation l www.libres.org
 Aucun enfant ne peut être exclu

Les deux principes de libre choix des familles et de concurrence scolaire garantissent une école de qualité. Encore faut-il que l’accès à l’école soit possible, et pour l’enfant, et pour les familles.

L’accès est réduit pour les enfants qui ont des handicaps physiques ou mentaux. Leur scolarisation est difficile, pour des raisons pédagogiques (manque d’établissements d’accueil et d’enseignants spécialisés) mais aussi financières : le coût de l’enseignement et des prestations afférentes (transport et suivi médical) est très élevé. Peu de familles ont les ressources voulues. Il est naturel que la communauté locale ou nationale prenne en charge totalement ou partiellement l’instruction et l’accompagnement de ces enfants. Cette solidarité peut s’organiser soit à travers l’impôt, soit à travers des fondations et institutions charitables avec un régime fiscal adapté. 

L’accès est également réduit pour les enfants dont les familles sont dans un état d’extrême pauvreté et ne peuvent exercer leur liberté de choix. Si le crédit annuel de 5.000 euros ne leur parvient pas par l’une des techniques financières évoquées, la solidarité doit là encore s’exprimer et l’enfant ne peut être condamné à fréquenter des écoles de seconde zone alors qu’il est assez doué pour aller dans les meilleurs établissements. Cela n’empêche pas d’inciter les familles à se sentir peu ou prou financièrement responsables. 

On débouche ainsi sur la question que posait Milton Friedman dans Capitalisme et Liberté :

« L’enseignement est-il un service collectif ou public fourni par l’État pour le bien-être de la communauté ou un service individuel privé destiné à préparer l’avenir des enfants et à travers leur réussite à servir la communauté ? »  

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1351 du 7 février 2018

Editorial : En marche sans bouger
Actualité
:
Trump va régler son compte au FBI - L’Etat ne peut empêcher la neige de tomber - Medef : le libéralisme va-t-il s’inviter dans les élections ? - La Corse ouvrira l’ère d’une République Fédérale
Connaissance du libéralisme :
Entre riches et pauvres l’écart se creuse



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