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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Portait

La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

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Priorité à l’éducation PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 19 Avril 2013 00:00

Il me semble légitime de commencer la présentation d’un programme libéral par le chapitre de l’éducation. L'éducation est une forme et une condition de l'épanouissement personnel. Elle est la base de la santé, du développement économique et de l’harmonie sociale. Hélas, la France, comme beaucoup d’autres pays, subit une crise de l'éducation : violence, délinquance, drogue, mais aussi analphabétisme, inculture, et désarroi des jeunes.

Pourtant, il est relativement facile de vaincre la crise, grâce à des réformes qui ont prouvé leur succès à l’étranger. Je partirai de la situation actuelle en France pour exposer ensuite les mesures à prendre. Elles n’ont rien de miraculeux : comme dans bien des domaines, il s’agit d’associer liberté et responsabilité.

 

Le constat :

Vous payez cher une école de qualité insuffisante

Vous ne pouvez mettre vos enfants où vous le voudriez

Faute d’autorisation le privé ne peut ouvrir des classes pour accueillir vos enfants

 

 

La proposition :

L’argent de vos impôts devrait vous permettre de payer l’école de votre choix

Des bons scolaires seraient donnés aux familles aux ressources insuffisantes

Des établissements responsables de leur financement seraient libres de leurs choix pédagogiques (enseignants et programmes), offrant des formations diversifiées, adaptées aux vœux des parents et aux profils des enfants

 

 

Tout petit Français a droit à une école, mais à une bonne école 

 

Ce tableau figurait en tête des mesures que « le candidat libre » proposait dans le domaine de l’école. L’école n’est pas le seul foyer d’éducation : d’une part, l’enseignement s’étale sur une très longue période et englobe aussi l’université et les grandes écoles, d’autre part, l’éducation se fait dans le cadre familial aussi bien que scolaire. C’est d’ailleurs le manque d’articulation entre familles et enseignants qui est à l’origine des problèmes éducatifs.

 

Le paysage scolaire français

La France a le système scolaire le plus cher de tous les pays de l’OCDE. Un quart du budget de l’Etat, environ 100 milliards d’euros, lui est consacré en 2013 : c’est la dépense la plus importante après le service de la dette. Le coût d’un élève (5.000 euros annuels) est supérieur d’un tiers au coût moyen dans les pays de l’OCDE. Avec les auxiliaires, c’est une masse d’un million de fonctionnaires qui est mobilisée : 850.000 enseignants et 130.000 administratifs. Depuis 1980, il y a 600.000 élèves de moins, mais les dépenses ont augmenté de 60 %. Il y a 1 enseignant pour 14 élèves. Cela n’empêche pas les syndicats de crier au « manque de moyens », ni le gouvernement de programmer 60.000 emplois supplémentaires.

Les résultats ne sont pas à la hauteur de l’effort des contribuables. Dans le classement PISA, qui mesure le niveau de connaissances des élèves en sciences, lecture et mathématiques, le rang de la France recule progressivement et nous situe dans la petite moyenne de l’OCDE, loin derrière des champions comme la Finlande, les Pays Bas ou les pays asiatiques. Le constat le plus accablant : un élève sur trois termine son école primaire sans savoir à la fois lire, écrire et compter. Mais au brevet, il y a 90 % de réussite et au baccalauréat 85 %. Certes ces moyennes masquent des écarts considérables, mais c’est bien là une autre caractéristique du système français, qui se veut égalitaire : il y a les très bons établissements et les très mauvais, et toute chance d’intégration et de promotion est enlevée à des centaines de milliers d’enfants.

Comportement à l'école l www.libres.org
Aujourd’hui l’école est-elle encore  un lieu d’éducation ?

Enfin et non le moindre, les comportements en classe et dans la rue sont faits de violences, de harcèlements, de rackets, et les addictions à la drogue, à l’alcool et au tabac se multiplient. Les enseignants sont agressés, y compris par les parents. L’absentéisme et les grèves surprises sont banalisés.

Ce constat est connu de tous et la Cour des Comptes avait résumé le paysage scolaire français dans un rapport de 2010 : 

"La France est le pays de l'OCDE où le retard scolaire à 15 ans est le plus important (...), un de ceux où les écarts de résultats entre élèves se sont le plus accrus [et] où l'impact de l'origine sociale sur les résultats des élèves est le plus élevé ",

"l'égalitarisme de notre système maintient l'inégalité".

 

 

 

 

Le mammouth

La cause essentielle de la situation est l’organisation de l’enseignement : une machine bureaucratique, centralisée, sous domination totale des syndicats. Le « mammouth » résiste à toutes les tentatives de réforme, ou de « refondation », comme dit le ministre actuel. Les syndicats veillent au grain et ont un pouvoir de pression impressionnant : ils n’ont pas hésité à mettre dans la rue des milliers de lycéens pour faire annuler une loi déjà votée, déjà promulguée, instituant le Contrat Première Embauche.

Politiquement protégé, le mammouth a l’assurance de sa survie économique : son financement est assuré par la générosité de l’Etat et des collectivités locales, c'est-à-dire par les contribuables, et la concurrence entre établissements n’existe pas, pas davantage qu’entre école publique et privée.

Certes, il existe une école « libre », ou « privée ». Mais elle n’est pas du tout libre et elle n’est privée que de crédits. L’enseignement privé accueille 25 % des élèves, mais son coût représente 15 % du total. Chaque année, il refuse près de 100.000 inscriptions, faute de places. Car il ne peut ouvrir de classe qu’avec l’autorisation des Académies et à l’intérieur d’un contingent définitivement fixé. Les accords Lang-Cloupet de 1993 (entre le ministère de l’Education Nationale et la Direction de l’Enseignement Catholique) ont prévu que l’enseignement privé doit avoir 20 % des effectifs, et le public 80 %. De la sorte, quand le public ferme 4 classes, le privé doit en fermer une aussi, alors même que les parents voudraient y inscrire leurs enfants ! De plus les enseignants du privé dépendent de l’Etat pour leur salaire et leur avancement. Enfin, les programmes sont les mêmes partout, ils sont établis par les « experts » du ministère. Le « privé » n’est, tout compte fait, qu’un sous-traitant du public, il doit en respecter les diktats.

Le mammouth est bien un monopole public, qui ne peut déboucher que sur le désordre, le gaspillage et l’échec.

 

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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