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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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L’Université, temple de la liberté PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 24 Mai 2013 00:00

J’ai présenté les principes qui devront présider à la réforme de l’école : une école libre, une école concurrente, une école pour tous, et j’ai indiqué les principales techniques qui ont été retenues avec succès dans divers pays. J’ajoute à ce premier chapitre un appendice qui concerne l’enseignement supérieur, et notamment l’Université.

 

 

 

L’Université, temple de la liberté

Les régimes communistes avaient en commun de séparer recherche et enseignement : d’un côté des savants, des experts, en principe autorisés à mener leurs recherches dans le cadre de programmes planifiés, d’un autre côté des enseignants, qui n’ont pas vocation à mener des recherches, se contentant d’instruire les étudiants des théories élaborées par d’autres. Le personnage qui avait disparu de la scène c’était le maître, le professeur, celui qui a toute liberté de présenter aux jeunes un savoir issu de la communauté intemporelle et universelle des gens de science, mais enrichi également de ses propres travaux. Du même coup avait disparu la liberté du savoir et de sa transmission.

Par contraste, il est de la nature même de l’Université de cultiver la diversité, l’innovation, le débat d’idées et d’opinions : des conditions nécessaires au progrès du savoir, même dans les sciences réputées « dures ».

Pendant des siècles, l’Université a été ainsi le lieu du progrès scientifique, du mouvement et des échanges des idées, mais aussi fatalement de la contestation voire de l’insoumission.

 

Où en est l’université française ?

La tradition universitaire s’est progressivement diluée en France, sans doute à cause de la création des écoles d’ingénieurs au tout début du XIXème siècle. Désormais l’élite de la jeunesse ira volontiers recevoir son savoir dans les « Grandes Ecoles ».

Dans un article demeuré célèbre, Pascal Salin expliquait ainsi la puissance de la « pensée unique » : les grands Français manquent de l’esprit critique propre à l’universitaire.

La création du CNRS est venue renforcer cette déshérence universitaire : cette institution d’Etat dispense ses fonctionnaires des servitudes d’examens et de cours. Mais l’Université française est elle-même fonctionnarisée, avec des diplômes d’Etat, et la férule du pouvoir politique sur les nominations (concours), les programmes, voire le contenu des cours, n’a cessé de se renforcer. Mai 1968 n’a pas libéré l’Université française, mais au contraire accéléré son déclin, en éliminant toute idée de sélection et de rigueur scientifique, en renforçant les bureaucraties, en décourageant les rares maîtres encore en fonction. L’Université est devenue un parking pour adolescents ou un vestibule du chômage, le plus souvent les deux.

 

 

L’autonomie des Universités

Valeurs des diplômes l www.libres.org
Diplôme pour tous
=
promotion pour personne

Le premier principe d’une réforme universitaire est l’autonomie des établissements, maîtres de leurs moyens humains et financiers. La fiction des diplômes d’Etat doit impérativement disparaître, pour faire place à des diplômes d’universités, dont le mérite est double : d’une part s’instaure une saine concurrence entre universités, d’autre part les diplômes prennent une valeur significative pour l’embauche et la carrière des jeunes.

Mais l’autonomie suppose la totale maîtrise des moyens financiers. Aujourd’hui la répartition de la manne publique est laissée à l’intuition et à l’arbitraire des administrations françaises ou européennes, même lorsque des financements privés apportent leur soutien, à travers des fondations d’entreprises par exemple.

L’autonomie s’entend aussi du point de vue scientifique et pédagogique, à travers le choix des maîtres, des programmes, des cursus. Dans la plupart des universités étrangères, ce choix est fait par un conseil d’administration composé d’universitaires et de gestionnaires. Les enseignants passent un contrat qui prévoit les conditions de leur renouvellement, notamment en fonction de la qualité de leurs publications. Les chaires à vie (« tenures ») sont réservées à de très grands universitaires confirmés, et le plus souvent la carrière d’un professeur se fait dans plusieurs universités successives. Ainsi va jouer une véritable concurrence entre universitaires. Etre universitaire n’interdit pas d’exercer des activités privées.

 

Créer des universités privées

La concurrence aura d’autant plus de vigueur qu’elle s’exercera entre universités publiques et privées. Encore faut-il qu’elles puissent se créer et, surtout, survivre.

Des universités privées ont toujours existé en France, notamment les universités catholiques (au nombre de six) ; mais leurs programmes sont en partie soumis aux normes ministérielles, et leurs étudiants à des examens organisés sous le contrôle de l’Enseignement supérieur d’Etat. Un pas important a été franchi avec les accords de Bologne (2009), qui reconnaissent sous certaines conditions l’équivalence des diplômes étrangers dans les pays européens, même si ces diplômes sont délivrés par des universités étrangères installées sur le territoire national.

Mais demeure une concurrence inégale entre universités publiques, « gratuites » pour les étudiants, et universités privées où les étudiants devront payer des droits élevés.

 

Financer les études

Créer des Universités privées l www.libres.org
Stanford, la plus prestigieuse Université américaine, est privée

L’impécuniosité des étudiants ou des familles qui veulent s’inscrire dans des universités payantes peut être compensée de diverses façons. La première est celle de bourses d’études. Elles peuvent être accordées par les Etats ou les collectivités locales sur ressources fiscales ; des « bons universitaires » seraient l’équivalent des bons scolaires. Les Anglais ont pour originalité de demander le remboursement de ces bourses par les étudiants diplômés entrés dans la vie active. Mais dans beaucoup de pays étrangers les bourses sont financées par des dons et mécénats privés. En général, ces bourses ne sont accordées qu’à l’issue d’une première année universitaire, une fois confirmées les aptitudes et les bonnes dispositions des étudiants. Un effort parfois important est ainsi exigé : c’est l’investissement de départ.

Cet investissement peut être assuré par des prêts bancaires. En France même, certaines banques n’hésitent pas à accompagner les étudiants au cours de leur scolarité.

Toutefois, rares sont les universités qui ne vivent que des droits payés par les étudiants. Les immeubles et investissements requièrent des mises de fonds considérables. La réglementation fiscale en matière de mécénat et de fondations est ici déterminante. La France à quelques exceptions près ne fait pas de cadeau à ceux qui soutiennent des universités privées.

 

Les nouvelles universités

La vie universitaire est appelée à changer avec les nouvelles techniques de télécommunication. L’Université de l’Arizona a 80.000 étudiants inscrits et payants, dont 90 % suivent des cours et obtiennent des grades par internet. L’ordinateur a changé toute l’organisation des études, facilitant l’accès à moindres frais pour un plus grand nombre de jeunes. Cette explosion et cette diffusion du savoir peuvent passer pour de nouvelles libertés. N’en demeurent pas mois le besoin de travailler ensemble, la collégialité et la convivialité universitaires.

L’articulation entre quantité et qualité, numérique et colloque, sera sans doute améliorée. Mais les adaptations se feront bien mieux dans le cadre d’institutions décentralisées et concurrentes que dans celui d’une administration publique centralisée.

 

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