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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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La répartition en faillite PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 30 Août 2013 00:00

Il y a maintenant quelques mois (avril dernier) je vous ai proposé une série d’articles résumant dans ses grandes lignes ce que pourrait être un programme libéral. J’ai repris assez fidèlement les idées et parfois les textes que j’avais prêtés au « candidat libre », personnage virtuel qui s’exprimait pendant la campagne des présidentielles sur le site www.lecandidatlibre.fr (que vous pouvez toujours consulter).

Le programme de ce candidat portait essentiellement sur six chapitres : l’école, la fiscalité, la protection sociale, le logement, la réglementation, le referendum d’initiative populaire.

Les deux premiers chapitres nous ont occupés d’avril à juillet. Nous abordons maintenant les projets libéraux dans le domaine de la protection sociale. L’actualité leur confère un intérêt particulier, puisque ces prochaines semaines seront marquées par le grand débat sur la réforme des retraites. Je pense d’ailleurs pouvoir faire publier fin septembre ou début octobre un nouvel ouvrage sur les retraites, sujet sur lequel je m’informe et travaille depuis un demi-siècle au moins (un de mes amis m’a fait passer une copie de Minute (avec une interview de François Brigneau) en 1971 – évidemment il n’y a rien à changer !

 

Le constat :
Le système de retraite par répartition est condamné
Les réformes pour tenter de le sauver ont été inefficaces et injustes
Vous cherchez à vous préserver de la faillite, mais à vos frais
Ceux qui n’ont pas les moyens perdront beaucoup d’argent
 
La proposition :
Vous verser votre salaire complet
Vous permettre de constituer un compte personnel d’épargne retraite et de tirer les avantages de la capitalisation
Garantir aux victimes de la répartition une juste protection sociale
Assurer le financement de la croissance et de la création d’emplois
 
Avec la capitalisation, les retraités futurs seront gagnants et les retraités actuels ne seront plus perdants

Pour assurer notre retraite, nous sommes tous soumis à un système public et obligatoire. Il existe aussi des retraites complémentaires ou des régimes spéciaux, et encore des assurances-vie ou des plans d’épargne.

Mais je voudrais avec vous m’en tenir au seul système public et obligatoire, qui concerne plus de 80 % des Français et qui est un système par répartition.

La répartition est simple. Les actifs payent pour les retraités. Les uns sont jeunes, les autres âgés : quoi de plus sympathique que de faire entretenir ceux-ci par ceux-là ? Dans les familles, on a pratiqué la méthode durant des siècles : les parents se sacrifient pour les enfants, jusqu’à ce qu’à leur tour les enfants prennent en charge les parents. Mais la ressemblance avec la famille est trompeuse : d’une part cette solidarité entre générations était volontaire et accompagnée de rapports affectifs, d’autre part ceux qui donnaient et ceux qui recevaient se connaissaient et pouvaient adapter leurs contributions et leurs aides aux situations individuelles. En passant de la répartition familiale à la répartition « sociale », on est entré dans une logique de redistribution obligatoire et bureaucratique, et dans l’anonymat puisque les cotisants ne connaissent pas les pensionnés.

Je vous engage déjà à détromper ceux qui autour de vous croient que l’argent qu’ils payent chaque mois est mis de côté jusqu’à l’âge de leur retraite. Non : cet argent n’est pas plus tôt rentré dans les caisses de l’URSSAF (organe collecteur des cotisations sociales) qu’il va dans celles des Caisses Nationales d’Assurance Vieillesse qui s’en servent immédiatement pour servir les pensions des retraités adhérents.

La répartition est explosive Il faut évidemment qu’il y ait assez d’argent des actifs cotisants pour payer les pensions des retraités. En 1960, il n’y avait aucun souci, pour un retraité il y avait 4 actifs, mais en 1980 il n’y en avait plus que 2,4, puis en 2000 1,5 et aujourd’hui 1,25 et à partir de 2020 il y aura plus de retraités que d’actifs.

La raison en est bien simple : la population française vieillit, de sorte que le Français qui avait le bon goût de mourir avant de partir à la retraite ne coûtait rien à l’assureur, alors qu’aujourd’hui il a l’indécence de vivre jusqu’à 70 ans passés, donc de toucher sa pension pendant plus de dix ans.

A l’autre bout de la chaîne, les jeunes Français entrent en activité bien plus tard et un quart des jeunes est au chômage. Les chômeurs, quel que soit leur âge, ne cotisent pas. Il y en a près de trois millions à l’heure actuelle. Si la composante « chômage » peut s’améliorer, en revanche le vieillissement – et c’est heureux – ne changera pas de si tôt.

J’ai compris le fonctionnement de la répartition en me rappelant les problèmes de plombier que l’on m’avait donnés à l’école, avec les baignoires qui se remplissent et se vident. Le débit du robinet doit être suffisant pour compenser l’eau qui est évacuée par la bonde.

Quand le niveau de la baignoire baisse, deux solutions :

  • on augmente le débit du robinet : cela correspond à la hausse des cotisations (en augmentant leur taux ou leur base) ou à l’allongement de la durée de cotisation
  • on ferme un peu la bonde : on baisse des pensions en reculant l’âge de la retraite, ou en modifiant les modalités de leur calcul.

A ce jour, les réformes réalisées pour échapper au piège de la répartition ont été des réformes de plombiers, c’est ce que l’on appelle les « ajustements paramétriques ». Malgré les réglages successifs, la baignoire se vide sans cesse et les déficits du seul régime d’assurance vieillesse des travailleurs salariés n’ont cessé d’augmenter. En moins de six ans, ils sont passés de 5 à 15 milliards d’euros et le déficit se creuse de plus en plus vite.

Non seulement les réformes sont inefficaces et sans cesse réformées, mais je les trouve injustes, à plusieurs titres. Tout d’abord, les assurés sont prisonniers du système et on leur annonce en cours de carrière, ou même pendant leur retraite, que les droits qu’ils avaient acquis sont diminués par décision unilatérale de l’assureur. Il n’y a aucun recours contre ces changements qui me semblent arbitraires, puisque légitimés au seul argument qu’il n’y a plus assez d’argent dans la caisse. D’autre part, les pensions représentent une part très importante des revenus des personnes âgées de condition modeste, de même que la hausse des cotisations est plus douloureusement sentie par ceux qui ont un faible pouvoir d’achat. Enfin, si les individus et ménages aux revenus plus élevés ont les moyens de se protéger contre la faillite – et tant mieux pour eux - les autres ne les ont pas.

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Retraites du futur et futur des retraites l www.libres.org

Pour compléter cette lecture, on se référera avec profit à l'ouvrage de Jacques Garello et Georges Lane, Futur des retraites et retraites du futur : la répartition, Ed. IREF, 2009.

 

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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