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Transition : tout-répartition au tout-capitalisation ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 13 Septembre 2013 00:00

Le programme libéral dans le domaine des retraites consiste à en finir avec le système actuel de répartition pour passer à un système de capitalisation. Mais comment cette transition peut-elle se faire ? J’ai exploré les divers procédés et je vous propose celui-ci.

 

Changer le système : qui gagne ? qui perd ?

Peut-on du jour au lendemain passer du tout-répartition au tout-capitalisation ? Des millions de Français ont acquis des droits en cotisant depuis de nombreuses années. Si on autorise les actifs actuels à quitter le système obligatoire, qui va payer les retraites d’aujourd’hui et des prochaines années, puisqu’il y aura moins de cotisants, préférant égoïstement sauver leur peau sans s’occuper des autres ? Et ceux qui quittent le système perdent-ils définitivement les droits qu’ils avaient acquis ?

Il y a donc un problème de transition d’un système à l’autre et il peut paraître insoluble aux yeux des partisans de la répartition. Je vais essayer de montrer qu’on peut facilement gérer la transition.

Pour avoir la clé, il faut tout d’abord tenir compte de l’âge.

Pour ceux qui sont proches de la retraite, quitter le système de répartition est sans intérêt : en peu de temps ils ne pourront constituer une pelote suffisante sur leur compte épargne retraite : ils seraient donc les grands perdants.

En revanche, ceux qui entrent à peine dans la vie active vont pouvoir se préparer de belles retraites : ils seront les grands gagnants en changeant de système.

Entre les deux, on fait un calcul et on choisit librement. Il faut environ 13 ans pour reconstituer un capital susceptible de permettre une pension du niveau de celle que promet la Sécurité Sociale.

Elle sera d’autant plus importante que l’on aura assorti la réforme des retraites d’une autre mesure décisive : verser au salarié son salaire complet, c'est-à-dire lui laisser la liberté de s’assurer par ses propres moyens contre la maladie et le chômage (la seule retenue sur salaire étant précisément celle qui concerne la « rançon de transition »). Quitter l’assurance-maladie actuelle et les Unedic pour s’adresser à des assureurs concurrentiels est en effet source d’économies substantielles.

 

Une équitable répartition

Etant ainsi établi qu’il y a des gagnants et des perdants, il est normal d’imaginer une équitable répartition des gains et des pertes. La « répartition » n’est pas tout à fait exclue, elle est parfois nécessaire à titre subsidiaire.

Equitable répartition, cela veut dire que les personnes aujourd’hui retraitées, ou proches de la retraite, ne peuvent toucher moins que ce que le système actuel de la Sécu est en mesure de leur garantir.

Equitable répartition, cela veut dire que ceux qui quittent le système doivent acheter leur droit de sortie en versant ce qui est nécessaire pour amortir les dettes du système actuel, mais qu’ils récupèrent au moins une partie des droits qu’ils avaient acquis.

Partant de ce principe, les cotisations jusque là retenues sur les salaires peuvent donc être scindées en deux parts :

L’une, obligatoire, donne à la Sécurité Sociale la possibilité d’honorer tous ses engagements, jusqu’à ce que tous les droits acquis aient été exercés par leurs titulaires. Elle fait l’objet d’une retenue à la source, comme actuellement. J’appelle cette part « rançon de transition ».

L’autre part est restituée au salarié et c’est cette part qu’il a la possibilité de placer en compte d’épargne retraite. Je dis bien la possibilité, et non l’obligation, car le salarié est libre de verser cette somme à son compte épargne retraite, ou de la dépenser, remettant à plus tard le placement en vue de sa retraite. J’appelle cette part « restitution de salaire ».

L’évolution avec l’âge

La proportion entre les deux parts est appelée à varier avec l’âge.

1° Les plus jeunes, qui ont le temps de capitaliser, doivent payer une rançon élevée, mais dont le montant ne cessera de diminuer avec l’âge

2° les plus âgés auront une rançon faible, et la restitution de salaire sera de plus en plus élevée au fur et à mesure qu’ils approcheront de leur retraite.

Les graphiques suivants indiquent le sens de cette évolution :

 

 

Les graphiques ci-contre illustrent cette division des cotisations en fonction de l’âge du cotisant. Le premier montre qu’au début de sa carrière l’assuré consacre l’essentiel de ses cotisations à éponger la dette du système par répartition. Le second révèle que progressivement l’assuré pourra libérer  des sommes plus importantes pour mettre sur son compte personnel d’épargne retraite. Il retrouvera à la fin de sa carrière un capital bien supérieur à celui que lui aurait valu le système par répartition (à supposer qu’il reste encore quelque chose dans les caisses de la Sécurité Sociale). 

« Il n’y a pas de repas gratuit », disait Milton Friedman. On a le choix entre payer un peu maintenant ou payer bien davantage plus tard. Il y a des sacrifices à faire aujourd’hui pour éviter d’être ruiné demain. Il y a des sacrifices à faire aujourd’hui pour gagner bien plus demain.

Mais alors que le supplément de ressources que l’on demande aujourd’hui aux Français, sous forme de cotisations, de taxes ou d’impôts, n’a d’autre utilité que de prolonger un système ruineux appelé de toutes façons à disparaître, les sacrifices transitoires demandés auront pour objectif et pour effet d’en finir avec les gaspillages de la répartition et d’ouvrir les heureuses perspectives de la capitalisation.

 

La durée de la transition

La répartition entre les deux parts est aussi un choix politique. Elle peut être très lourde pour les jeunes et éponger plus vite les dettes héritées de la répartition.

On peut même imaginer que ces cotisations obligatoires (rançons) soient même supérieures à ce qu'elles sont aujourd'hui : c'est une perte pour les plus jeunes gérérations, mais c'est le prix qu'elles ont à payer pour avoir plus vite le droit de bénéficier d'un compte d'épargne retraite qui leur rapportera bien plus qu'aucun système par répartition ne peut leur garantir. On peut estimer  à moins de 20 ans cette période intensive de hautes rançons de transition.

Au contraire, on peut pratiquer une transition plus en douceur, quitte à la gérer sur deux générations. Par exemple en libérant seulement 1,5% de toutes les cotisations aujourd’hui obligatoires, il a été calculé qu’il faudrait environ 70 ans pour en finir avec la répartition.

Enfin, un dernier élément peut allonger ou raccourcir la période de transition : c’est la santé économique du pays, car cotisations et salaires complets dépendent du taux de croissance économique. Je vous entretiendrai la semaine prochaine des effets accélérateurs de la transition.

 

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Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


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