Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

 

Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

Lire la suite...
SAINT SIMON (1801-1850) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 18 Février 2011 01:00

Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

L’organisation sociale est encore décalée : elle a été mise en place dans l’ère militaire, puis dans l’ère législative. Il faut donc bâtir un nouveau monde, inventer de nouvelles relations humaines. Il faut une organisation scientifique de la société.

En économie, la place doit être faite à la science aussi : elle s’exprime à travers l’industrie. Les industriels, les ingénieurs, les savants, les créateurs, y compris les créateurs artistiques : voilà ceux qui doivent être au cœur d’une société actuellement occupée par les politiciens, les juristes, les corporations. C’est la nouvelle élite qui doit régner sur la société. Rien d’étonnant à ce que Saint Simon ait été si populaire dans les grandes écoles ; il s’était d’ailleurs installé en face de l’Ecole Polytechnique et Monge était son ami.

Le socialisme élitiste

Il n’y a rien de populaire ni de populiste chez ce socialiste-là. Sa « lettre aux ouvriers » leur recommande de se soumettre aux industriels, qui ont le savoir et le sens de l’organisation. On rend souvent hommage aux Saint Simoniens qui auraient créé la France industrielle. Il est vrai que sous le règne de Louis Philippe, un certain nombre de grands inventeurs et ingénieurs contribueront au développement de la France et à son rayonnement mondial : les frères Péreire, inventeurs de la banque d’affaires, Talabot, roi des chemins de fer et des compagnies de navigation, Haussmann l’architecte de Paris, et bien sûr Ferdinand de Lesseps. Mais l’industrialisation de la France leur était antérieure (Peugeot, Schneider, etc.), et l’industrie des Saint Simoniens est très proche du pouvoir politique et tire une fois de plus la France dans la direction de la centralisation et de l’intervention de l’Etat. L’énarchie ne date pas de 1947.

La religion saint simonienne

On sait moins que quelque vingt ans plus tôt les disciples directs de Saint Simon, qui avaient connu « le maître », avaient versé dans une religion sociale débridée jusqu’à l’utopie, voire à la folie. Enfantin et Bazard (Saint Pierre et Saint Paul) veulent bâtir le « nouveau christianisme » ; ils forment sectes et églises, leurs disciples ont de longues barbes, et ils partent à la recherche des racines du monde nouveau : vers l’Orient (d’où vient la lumière). L’Egypte, le Liban et la Syrie, puis l’Algérie, les fascinent. L’affaire se termine soit dans la folie collective, soit dans la constitution de communautés, soit dans l’aventure industrielle – une issue plus conforme aux pensées du maître.

Mais la mésaventure de ces disciples montre les limites du constructivisme, cette « présomption fatale » dénoncée par Hayek dans son dernier ouvrage. La volonté d’une organisation scientifique de la société se double très vite de la volonté de construire un monde nouveau et parfait. La question est toujours la même : comment convaincre les gens simples, la foule de ceux qui n’appartiennent pas à l’élite, de suivre les prescriptions de ces architectes de génie qui ont pensé les plans de la société sans pénurie ?

Le monde merveilleux de l’élite saint-simonienne

Parmi les messages saint-simoniens, certains attestent de leur totale ignorance économique. Notamment en matière de finances, ils sont partisans du crédit gratuit, estimant que le taux d’intérêt zéro devait ouvrir l’ère de la prospérité infinie. Quelques banqueroutes du temps du Second Empire calmeront les enthousiasmes. De même les sociétés anonymes, sympathiques aux Saint Simoniens, ne sont pas soumises au contrôle des propriétaires, car les petits porteurs font confiance aux grands ingénieurs qui les dirigent, et qui ont compétence et savoir. L’entrepreneur des saint-simoniens, c’est le grand manager : « l’entreprise manageriale », la rupture entre capital et gouvernance des entreprises, c’est encore le saint-simonisme, on le retrouve chez Schumpeter et Galbraith. Ne sommes-nous pas entourés de descendants de Saint-Simon ?

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

Lire la suite...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


Editorial : Les abstentionnistes avaient leurs raisons

Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

Actualité  : Theresa May à Paris

Spécial présidentielles  : Bayrou citoyen - Déjà un député en infraction - Pour comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

Actualité libérale


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...