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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

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Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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Les intellectuels catholiques commentent Laudato Si PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 21 Octobre 2015 00:00

Colloque de Liberté Politique et de l’Association des Economistes Catholiques

 

 

François Billot de Lochner et Jean Yves Naudet, respectivement présidents de la Fondation Liberté Politique et de l’Association des Economistes Catholiques ont donc organisé à Paris samedi dernier 17 octobre un colloque sur le thème Laudato Si : L’économie intégrale- Les bases doctrinales de l’Encyclique. Une belle affluence de 200 personnes a écouté avec intérêt les orateurs, il est regrettable qu’un débat général n’ait pas terminé cet après midi, notamment après la table ronde des experts, constituant la deuxième partie de ce colloque.

La première partie était consacrée à la base théologique de l’Encyclique. Monseigneur Moulins-Beaufort, archevêque auxiliaire de Paris a ouvert la rencontre et a rappelé les grands principes de la théologie catholique : la création et l’homme « à l’image de Dieu », la rédemption et la miséricorde, la résurrection et le sens de la vie et de la mort. Le Père Pierre Coulange, de Notre Dame de Vie, s’est inscrit en faux contre l’idée que les Chrétiens n’aient aucun souci de la nature : les Ecritures sont pleines de références au devoir des hommes de « garder la nature », comme le bon Pasteur garde ses brebis. Garder, ce n’est pas retenir pour soi, c’est protéger, c’est élever. C’est donc un mauvais procès que de voir l’homme en prédateur de l’environnement. Jean Soubrier développait le thème « tout est lié » car l’écologie « intégrale » est la clé de lecture de l’Encyclique : l’homme est ainsi fait que ses actes s’articulent avec sa personnalité, ce qu’il fait et pense en matière d’environnement ne peut être séparé de son attitude et de son opinion vis-à-vis des autres, de sa famille, de la vie. La crise écologique est aussi une crise morale. Enfin Jean Yves Naudet s’élevait contre ceux qui ont cru voir dans cette Encyclique une rupture avec la doctrine sociale de l’Eglise, notamment celle qui s’est exprimée avec Jean Paul II et Benoît XVI : mêmes thèmes, mêmes principes fondamentaux, dont celui de la propriété privée, qui s’inscrit naturellement dans celui de la destination commune des biens.

La deuxième partie du colloque, comme on pouvait s’y attendre, était davantage « terre à terre ». Elle réunissait scientifiques, financiers et économistes, qui se sont sans doute tenus plus près de la lettre de l’Encyclique, sinon de son esprit.

Stanislas de Larminat, auteur de L'Ecologie chrétienne, a nié que les thèses du GIEC sur le réchauffement climatique fassent l’objet d’un consensus dans le monde scientifique. Il a rappelé les erreurs, les imprécisions, voire même les manipulations de cet organisme plus féru d’idéologie que de connaissances. Philippe de Saint-Germain, délégué général de l’Association pour la Fondation de Service politique, responsable de la rédaction de Liberté politique a dénoncé la dimension politique des arguments des écologistes, avant tout soucieux de détruire la société et l’économie de libertés et de s’en remettre à l’Etat pour la protection de l’environnement. La table ronde qui a suivi donnait l’occasion à Pierre de Lauzun, délégué général de l’Association française des marchés financiers, lauréat 2015 de la Fondation Centesimus Annus de rappeler deux évidences : la première c’est que s’il y a dans le monde de la finance certaines brebis galeuses, on ne peut pour autant condamner tout le troupeau ; la deuxième c’est qu’on voit mal comment freiner la croissance et prétendre en même temps diminuer la pauvreté et accroître la population. A son tour Pierre Garello, professeur à l’Université d’Aix Marseille, rappelait l’évidence de la créativité humaine, de l’aptitude à découvrir sans cesse de nouvelles ressources. L’idée d’un stock donné et limité est contraire au concept même de ressource : d’une part, est ressource tout ce qui sert à satisfaire les besoins humains, besoins eux-mêmes subjectifs ; d’autre part, la ressource ultime est l’homme lui-même, capable de découvrir à travers le processus de marché, d’innover et de produire au service de la communauté. Dans la même veine, Gérard Thoris, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, insistait sur la dynamique d’une société libre et réhabilitait la technologie qui permet entre autres la meilleure communication entre les hommes (quel progrès avec la téléphonie), un niveau plus élevé de connaissances, de bien-être.

Avec ces interventions on était loin des peurs écologistes, du néo-malthusianisme qui inspire certains passages de l’Encyclique. Un détail intéressant entendu au cours du colloque : il semblerait que ce soit à l’initiative du Saint Père que les premières pages soient en écho du programme de la COP 21 : il voulait que le texte retienne l’attention. Cette initiative médiatique ne surprend pas de la part d’un Pontife désireux de parler haut et de frapper fort pour attirer l’attention. Le revers de la médaille est que peu de lecteurs seront allés au-delà du premier chapitre, qui a tant plu à Nicolas Hulot et Cécile Duflot, et n’auront pas découvert d’autres passages qui constituent un ode à la vie et à la famille, ou encore un appel à un réarmement moral et spirituel.

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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