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Tous contre Valls PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 17 Janvier 2017 00:00

Mais tous, Valls compris, contre Fillon

 

Le premier débat télévisé, jeudi dernier, était d’une platitude et d’une tristesse à mourir : comme si le troupeau socialiste allait à l’abattoir. Celui d’avant-hier dimanche a été plus vivant, sans que pour autant il ait convaincu ceux qui avaient voté pour la droite et le centre en novembre de changer leur vote en faveur de l’un des sept candidats de la gauche.

La raison de ce changement de registre a été le désir visible de certains protagonistes d’en découdre avec deux protagonistes : au cours de la première mi-temps, c’est Manuel Valls qui a été la cible puis, dans la deuxième mi-temps, feu nourri sur François Fillon.


Contre Valls la première estocade a été portée par Vincent Peillon. Le débat traînait en longueur sur l’immigration, tous s’entendaient pour dire que l’Europe est incapable d’organiser le flux et que l’asile politique se confondait avec l’asile économique. Evidemment, la cause du drame du Proche Orient était l’intervention russe et turque et chacun de remercier François Hollande pour avoir sauvé l’honneur de la France en interdisant toute concession à Assad et en mobilisant l’ONU pour mettre en place une grande coalition – la démocratie française a en effet montré son efficacité ! Mais le débat revient sur la politique migratoire que l’Europe devrait adopter et Manuel Valls est interpelé par Vincent Peillon pour le discours que le Premier Ministre a prononcé à Munich, plutôt sympathique pour la chancelière. « Je parlais au nom du gouvernement de la France », dit Valls. Réponse cinglante de Peillon : « Tu n’es pas la France ». Dans la foulée, c’est la politique du nucléaire qui est envoyé dans les gencives de Valls, puis le refus de la dépénalisation du cannabis, puis le 49-3, puis le budget d’austérité. Hamon, Montebourg, Benhamias, de Rugy : les vagues d’assaut se succèdent. A vrai dire Manuel Valls ne se laisse pas démonter et fait valoir ses options, suggérant que ces frondeurs ne sont pas réalistes.

Cette passion fratricide s’estompe à partir du moment où l’on aborde les problèmes de l’école et de la laïcité. Ici la gauche démontre qu’elle est bien éclairée par « les Lumières », citées à plusieurs reprises, tant par Valls que par Peillon. Le bouc émissaire sera désormais François Fillon, qui incarne une droite passéiste. Le combat, proclame Benoît Hamon, doit être celui « d’une gauche totale (entendez réunie) face à une droite totale (entendez totalitaire) ».
Nous avons eu alors un bon quart d’heure émouvant à la gloire de la loi de 1905, qui a sauvé de justesse la République des attaques du clergé français. On voit bien aujourd’hui comment les relations entre la République et la religion sont apaisées grâce à ce texte. Le point chaud de la laïcité est évidemment l’école, creuset de la citoyenneté. Hamon veut augmenter les effectifs d’enseignants pour alléger les classes ; Peillon et Valls se retrouvent pour vanter les réformes du quinquennat Hollande et les initiatives de Valaud-Belkacem. L’union sacrée se reforme ainsi et l’ennemi de cette belle Ecole de la République est évidemment François Fillon. Honte à celui qui projette sa religion personnelle dans le débat républicain. Honte à celui qui promet « l’école de l’autorité et du respect » alors que la gauche prône « l’école de l’égalité » (Hamon). Honte à celui qui supprime les postes de fonctionnaires dans l’Education, les hôpitaux, les services publics. Honte à celui qui veut organiser la « casse sociale » (seule contribution remarquée de Madame Pinel au débat).

Le front de la gauche doit être commun et l’accord quasi-unanime se fait pour inviter Macron (dont on pardonne le comportement de franc-tireur) et Mélanchon (un ancien de chez nous) à négocier l’union sacrée une fois la primaire terminée.

Vient la minute de conclusion accordée à chaque candidat. S’illustre Vincent Peillon, pour qui la gauche est avant tout innovation, qui préfère le débat d’idées à l’affrontement entre leaders d’une classe politique « toujours en retard par rapport à la société française ». S’illustre Benoît Hamon porteur du message pur et dur de la gauche. S’illustre Arnaud Montebourg qui veut installer le PS français au cœur de l’Europe. S’illustre surtout Manuel Valls, sur une défensive raisonnée jusque là, mais qui porte l’estocade : « J’ai l’expérience, j’ai l’énergie ». Tout progrès est un combat et je mènerai le combat pour « une République forte et une France juste ». Puisqu’il est le dernier à s’exprimer, ces fortes paroles auront impressionné les téléspectateurs. Pourtant il s’est dit que ceux-ci ont tout de même classé Hamon devant lui.

Un dernier commentaire concerne les trois journalistes « animant le débat », qui ont posé des questions particulièrement stupides et ont faussé sans cesse le débat. La galanterie nous interdit de dire de qui il s’agit.

Au total 1,7 millions de téléspectateurs pour ce deuxième débat, contre 3,8 millions pour le premier (12 janvier) et contre 2,9 millions pour le deuxième de la primaire de la droite (3 novembre). François Hollande était au théâtre, et les téléspectateurs ont préféré TF1 (Magazine du Dimanche) et FR 2 (Drucker). Après demain 19 janvier, troisième et dernier débat. Faut-il s’attendre à quelque surprise ? Les socialistes semblent avoir tout dit. Il est vrai qu’ils n’ont pas grand-chose de nouveau à dire.

 

 
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