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Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 07 Février 2017 00:00

François Fillon à nouveau « en marche »

 

La conférence de presse de François Fillon hier lundi après-midi a fortement impressionné ceux qui l’ont suivie, et il faut toute la mauvaise foi de certains commentateurs pour titrer « il n’a pas convaincu ». Tout au contraire, il a pleinement rassuré et son propre camp politique et surtout ses électeurs de novembre et ceux qui étaient prêts à les rejoindre avant l’attaque du Canard Enchaîné. Le plan B est éliminé, l’affaire Pénélope est éclaircie, les moutons sont rentrés au bercail, le renard des sables (Fenech) a fait repentance, comme d’autres moralisateurs du moment.

Régler l’affaire Pénélope

La première démarche de François Fillon a été d’aborder sans détour l’affaire Pénélope. Avec calme mais émotion, François Fillon s’est fait un devoir de rétablir la vérité sur les sommes versées à son épouse. Il reconnaît que leur montant global peut impressionner, surtout si l’on additionne les sommes sur une vingtaine d’années, avant impôts. Mais il nie toute illégalité, tout en concédant que les mœurs des élus, fussent-elles légales, ne sont plus de mise aujourd’hui. Il a d’ailleurs cessé toute rémunération dès qu’il est entré en campagne en 2013. Les documents issus de l’administration fiscale et remis à la Haute Autorité pour la transparence de la Vie Publique (HATPV) sont disponibles sur le site du candidat Fillon-2017. Ils donnent aussi le détail du patrimoine immobilier et financier de la famille Fillon. La famille est riche, mais pas assez pour être assujettie à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Pour les erreurs qu’il aurait pu commettre François Fillon a présenté ses excuses aux Français. François Fillon a demandé que tout candidat à la Présidence en fasse autant que lui.

« Energie décuplée »

François Fillon reconnaît avoir été meurtri par les attaques dont il a été victime la semaine dernière, mais il repart en campagne avec une « énergie décuplée » dit-il. Il puise sa détermination dans sa légitimité démocratique : il a été élu par des millions de Français et « on ne pourra pas leur voler leur choix » de novembre ; « aucune autorité » ne saurait se substituer à la volonté des citoyens et l’obliger à abandonner. Il ne saurait donc y avoir un candidat de substitution dans le cadre de ce que les journalistes ont appelé « un plan B ».

Mais François Fillon entend aussi se relancer dans la bataille parce qu’il sait que ce qui est visé, ce n’est pas seulement sa personne c’est, à travers sa personne, le programme qu’il porte, un programme de rupture, qui affranchit les Français esclaves de la fiscalité, de la réglementation, de la centralisation. A un journaliste qui lui demandera s’il ne conçoit pas que son enrichissement heurte des Français auxquels il demande des efforts, François Fillon répondra qu’on ne peut parler d’efforts quand son programme signifie un emploi pour tout le monde, un pouvoir d’achat accru et la fierté rendu à la France et aux Français. Où est la « casse sociale » quand on a pour objectif de casser un système qui donne 6 millions d’inscrits à Pôle emploi, 9 millions de pauvres, 2 millions de jeunes sans formation ni connaissance ?

Et les autres choix ?

Par comparaison, que proposent les autres candidats, quels sont leurs programmes ? Les Français peuvent-ils accepter les dérives d’une extrême droite menée par « la famille des intouchables de Montretout » ? Peuvent-ils accepter une aventure sans programme à laquelle les invite « un gourou issu du système qu’il dénonce aujourd’hui » ? Le chômage aurait-il disparu ? Le pouvoir d’achat aurait-il augmenté ? Les impôts auraient-ils diminué ? N’y aurait-il plus de problèmes avec le totalitarisme islamique ? Les électeurs qui ont choisi et vont choisir François Fillon savent qu’il n’y a pas d’autre programme réaliste que celui de réduire les dépenses de l’Etat, de permettre aux entreprises d’être compétitives, de réformer la protection sociale, et notamment l’assurance maladie, de redonner à la France un rôle dominant dans l’Europe et une diplomatie réaliste.

Le « lynchage médiatique »

Devant ce parterre fourni de journalistes de toutes chaînes et toutes radios, François Fillon a eu le courage peu commun de dire tout le mal qu’il pensait de la façon dont il a été traité. Il a souligné la violation du secret professionnel par Le Monde, qui a pu se procurer des documents réservés à l’instruction. Il a dénoncé le montage de l’interview de son épouse diffusée par FR 2 : une émission anglaise, en langue anglaise, dont on a extrait des phrases de leur contexte, au point que la journaliste qui a réalisé cet interview a écrit que cette séquence était honteuse.

« Ce n’est pas le tribunal médiatique qui me jugera ».

A la question d’une journaliste sur le verdict que rendra la HATVP, François Fillon répond en émettant quelque doute sur la légitimité de la saisine de cet organisme et s’interroge sur sa composition : la présidente a été portée à cette haute position grâce à ses attaches politiques avec le pouvoir. Il y a donc bel et bien un « coup d’Etat institutionnel » : jamais, dans aucune démocratie, un candidat n’a été traité de cette manière indigne. Notre démocratie française est en grand péril.

La netteté et la fermeté des propos a sidéré la gent médiatique, habituée à être ménagée, caressée, courtisée par les hommes politiques, qui préfèrent la langue de bois au langage de la vérité. C’en est au point que les questions ont été lentes à démarrer et n’ont pas été toujours agressives, François Fillon y a répondu avec assurance et habileté : il maîtrise le dialogue.

Et maintenant ?

Sans doute cette semaine marquera-t-elle un tournant. D’un côté le lynchage continue. Comme chaque semaine, le Canard Enchaîné lance une de ses boules puantes : Pénélope Fillon aurait perçu 45.000 euros d’indemnités de licenciement « par l’Assemblée Nationale ». Et BFMTV ne lâche pas sa proie : Barbier veille. Commentaire sur France Info au cours du passage de François Fillon dans l’Aube cet après midi : « Les excuses d'hier ont visiblement du mal à passer. Une salariée glisse: "il a pas honte de venir au milieu des ouvriers après ça?"

Mais d’un autre côté François Fillon a sans doute reconstruit son camp et récupéré la plupart de ses électeurs de novembre, il a deux mois pour convaincre les autres. La différence de ton, de présence, d’expérience et de réalisme avec les autres candidats ne cessera de s’affirmer au fil des campagnes. La rencontre de François Fillon avec les Français va s’intensifier, et les élus se mettront en devoir de l’accompagner, et de passer de la réserve à l’enthousiasme, puisque les investitures vont être bientôt décidées (les sortants sont en principe confirmés). Aujourd’hui Fillon était à Troyes avec François Baroin, il sera jeudi à Poitiers avec Jean Pierre Raffarin.


De toute façon François Fillon n’a d’autre choix que de continuer, sans souci des coups bas qui l’attendent. Peu à peu les Français se lasseront du lynchage médiatique, certains s’interrogeront sur Macron, surtout quand il aura enfin fait connaître l’esquisse d’un programme. Il sera intéressant aussi d’observer ce que le Canard Enchaîné, gardien de la moralité publique et de la vérité historique, lui réservera. Quant à Marine Le Pen, elle ne pourra éternellement se prendre pour Donald Trump, même si elle aussi veut fermer les frontières et rompre avec l’Europe.

 
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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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