Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

Lire la suite...
Santé : Fillon clarifie son plan PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Février 2017 00:00

Clarification ou renonciation ?

 

Dégât collatéral du Penelopegate : François Fillon a été amené à abandonner sa première idée de réforme du système français de santé. Il a dû calmer la pression des Républicains et de l’UDI désireux d’épargner « la casse sociale », c'est-à-dire soucieux de conserver la Sécurité Sociale telle qu’elle est : coûteuse, inefficace. La version originale n’était déjà pas très révolutionnaire, elle était bien loin de « privatiser la santé » mais elle ouvrait une fenêtre sur la logique assurancielle : tout en maintenant inchangée la couverture des risques les plus lourds et en ménageant un filet social pour les plus démunis, elle orientait vers les mutuelles ou les compagnies d’assurance la couverture des petits risques et des affections de courte durée. Les loups ont hurlé pourtant à « l’ultralibéralisme » : c’est ce qui attend inexorablement les demi-mesures.

Aujourd’hui la une du Figaro titrait « Santé : Fillon clarifie son plan mais ne renonce à rien ».

Ce commentaire dithyrambique appelle deux remarques. La première, c’est que François Fillon a gardé quelques bonnes idées du plan original : la multiplication des maisons de santé, la liberté d’installation et la fin des numerus clausus, la meilleure coopération entre hospitalisations publique et privée. La deuxième c’est que François Fillon a dû finalement s’aligner sur les autres candidats qui étaient conviés hier à venir s’expliquer devant la Mutualité Française. Il en est ainsi venu à garantir le principe des remboursements à 100 %, y compris en ce qui concerne l’audition, la vue et les soins dentaires, et à exclure du jeu les compagnes d’assurance en ce qui concerne les complémentaires obligatoires. Deux de ses concurrents les plus directs s’étaient rendus à cette invitation, Emmanuel Macron et Benoît Hamon. Macron a dit comme Fillon, tout en prétendant que c’était lui qui avait inspiré Fillon et pas l’inverse. Hamon a suggéré la création d’un « service sanitaire » de trois mois pour les étudiants en médecine, pour soulager le travail des docteurs, infirmières et soignants dans les zones défavorisées. Bref, la Sécurité Sociale est globalement destinée à être sauvée des attaques libérales. C’est d’ailleurs aussi la position de Marine Le Pen et Jean Luc Mélanchon – qui veut aller plus loin en exigeant que les mutuelles soient fondues dans la Sécu.

Il est vrai que les propositions de Fillon n’ont pas été conçues à la légère : ses équipes ont rencontré nombre de professionnels de la santé et de l’assurance et l’impression générale est qu’il faudra dans le cours de l’année réunir des Etats Généraux de la Santé avant d’arrêter le plan détaillé. Jadis les Etats Généraux ont débouché sur une Révolution : difficile à pronostiquer par les temps qui courent.

 
More Articles :

» La voix de son maître

Les seniors comme moi se souviennent d’une publicité qui a accompagné le lancement du « gramophone » dans les années 1930 mais qui a survécu jusqu’au début des années 1950. Pathé Marconi présentait ses disques (en bakélite) avec...

» Angela Merkel lance sa campagne

Rien de révolutionnaire : elle garde un cap qui vaut le succès à son pays

» Alerte sur l’avenir des retraites

Où l’on s’aperçoit que l’âge de la retraite ne résout rien…

» Hausse de la CSG : inefficace et injuste

Elle n’est ni sociale ni efficace, elle pénalise les Français non salariés

» Les 100 jours de Trump

Le bilan est-il aussi négatif que le disent les commentateurs français ?

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...