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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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L’entreprise vue par Hamon et les siens PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 21 Février 2017 00:00

Nicolas Hazard veut des entreprises à dimensions sociale et environnementale

 

Directeur du « pôle entrepreneurial » de la campagne de Benoît Hamon, Nicolas Hazard est lui-même entrepreneur. Auteur d’un ouvrage intitulé « La ruée des licornes », ce pur produit d’HEC et de Sciences Po exprime avec talent la pensée unique sur la nature et la vocation de l’entreprise. Evidemment l’entreprise doit se libérer de l’obsession du profit. Car elle doit maintenant bâtir son succès sur la prise en compte de ses deux missions fondamentales : contribuer au progrès social d’une part, protéger l’environnement d’autre part.

Cette approche n’est pas nouvelle, mais elle fait des adeptes de plus en plus nombreux. Une entreprise qui gagne de l’argent et des parts de marché, c’est inexcusable. Mais si elle gagne de l’argent et des parts de marché en redistribuant ses résultats et en sauvant la planète, c’est admirable. C'est-à-dire que les priorités sont inversées. Que se passe-t-il si l’entreprise « sociale et environnementale » fait faillite ? Ou encore : au prétexte qu’elle est « sociale et environnementale » doit-elle être subventionnée et les emplois garantis à vie ?

Les économistes qui ont réfléchi sur l’entreprise, depuis Say jusqu’à Kirzner, ont toujours privilégié la recherche du profit comme guide de la gestion. Car le profit est un indicateur de satisfaction des besoins dans un univers marchand et concurrentiel : au service de la communauté, l’entreprise a proposé les produits et prestations attendues par la clientèle. Voilà en quoi elle assume une mission essentiellement sociale : elle assume le bien-être du plus grand nombre possible (on peut parler ici de « commune destination des biens »). A son tour le profit permet à l’entreprise de continuer sur sa lancée en investissant, en innovant. Quant à la gestion, elle ne peut ignorer le personnel qui par ses connaissances et ses efforts assure la qualité des biens et services produits. Forte motivation et juste rémunération permettent ensemble de maintenir un haut niveau de performance. La gestion ne peut davantage ignorer ceux qui apportent le capital emprunté, comme les actionnaires dans les sociétés, ou les prêteurs dans les entreprises individuelles.

Si l’on voyait l’entreprise telle qu’elle est, et non plus comme les idéologues l’imaginent, les syndicats nourris de lutte des classes disparaîtraient, l’harmonie sociale disparaîtrait, et les candidats ne proposeraient pas des programmes utopiques. Et la productivité française augmenterait…

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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