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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

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Pascal Salin : Quel candidat s’engage à une baisse forte des dépenses publiques et des impôts ? PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 29 Mars 2017 20:09

Baisse déterminante dans la lutte contre la stagnation et le chômage. La fiscalité écrasante et progressive explose pour financer des dépenses de redistribution qui n’aident pas les Français les plus démunis, mais les enferment dans l’assistanat et l’obsession des inégalités. C’est François Fillon qui est le candidat le plus lucide, Macron est disqualifié par la politique qu’il a menée, il ne peut se prétendre libéral. Article rigoureux et courageux.

 

TRIBUNE - Voilà bien longtemps que la France n'est plus le pays de la liberté en matière économique et sociale, déplore l'universitaire \*.

Il ne faut pas s'étonner si la France enregistre depuis des décennies une croissance faible et un taux de chômage élevé. Ceci est la conséquence logique des excès de fiscalité et de réglementations. Seul un retour à une plus grande liberté permettrait enfin à la France de retrouver la prospérité, mais aussi la sérénité et la paix sociale.

C'est ce qu'a bien compris François Fillon, lui qui n'hésite pas à remettre en cause les tabous français et qui fait un grand nombre de propositions précises et très souhaitables. C'est presque dans tous les domaines qu'il faut rendre aux Français leur liberté de choix. Ainsi, la détermination du temps de travail résulterait des accords contractuels entre employeurs et salariés au lieu d'être décidée de manière arbitraire et centralisée par l'État, une plus grande liberté de choix serait laissée aux assurés dans le domaine de l'assurance-maladie, la concurrence entre le secteur public et le secteur privé serait accrue en matière d'enseignement, etc. Dans le domaine de la gestion publique, François Fillon a proposé un programme solide de diminution à la fois des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires. Sans entrer dans le détail de ses propositions, on peut souligner qu'elles constituent un ensemble très cohérent, par exemple parce que l'allégement des réglementations rend possible la diminution du nombre de fonctionnaires.

C'est presque dans tous les domaines qu'il faut rendre aux Français leur liberté de choix.

Bien entendu, un tel programme est intolérable pour une gauche française qui reste accrochée à son idéologie et à ses tabous malgré l'échec effrayant des politiques qu'elle a mises en place. La droite, malheureusement, n'a pas osé remettre en cause ces politiques lorsqu'elle a été au pouvoir, ce qui prouve la force des tabous socialistes et de l'idéologie dominante (que véhiculent aussi la plupart des enseignants et des journalistes). Il est triste de constater que la France - que l'on prétend être le pays de la liberté - est devenue la risée du monde. Mais il est surtout triste que les Français soient devenus les victimes de cette incapacité à comprendre la réalité. Parallèlement, la stagnation économique et le chômage ont créé une situation conflictuelle où chaque catégorie essaie de vivre aux dépens des autres.

La France est par ailleurs entraînée dans un cercle vicieux car on essaie d'améliorer le sort de beaucoup de Français par des politiques de répartition et donc d'augmentation des prélèvements obligatoires qui sont à leur tour destructrices et appellent indéfiniment de nouvelles mesures de répartition sans que le sort des uns ou des autres en soit véritablement amélioré.

La stagnation économique et le chômage ont créé une situation conflictuelle où chaque catégorie essaie de vivre aux dépens des autres.

Il existe une réforme essentielle sans laquelle il est vain d'espérer le retour de la prospérité et la baisse du chômage. Cette réforme consisterait à diminuer considérablement ou même à supprimer la progressivité de l'impôt sur le revenu. L'instauration de ce qu'on appelle une «flat tax» (impôt à taux proportionnel, donc identique pour tous) serait évidemment très souhaitable. Mais on pourrait cependant admettre qu'un taux beaucoup plus faible que le taux général - ou même éventuellement nul - soit accordé aux titulaires de revenus faibles ou moyens. Il n'est pas surprenant que l'instauration d'une «flat tax» ait permis à un grand nombre de pays - dont certains en Europe comme l'Estonie - de retrouver la prospérité.

Des taux trop élevés détruisent en effet les incitations productives des individus (incitations à travailler, à entreprendre, à épargner et à investir) et incitent, par exemple, à l'exil et même à la fraude. Telle est la situation de la France. Et c'est ce formidable obstacle - la progressivité de l'impôt - qu'il convient absolument de détruire.

De façon plus générale, il faut sortir de la pensée unique et des politiques qu'elle inspire. Pour la première fois depuis des décennies, un homme incarne cet immense espoir, François Fillon. Mais tous ceux qui restent attachés au modèle socialiste ont réussi à détourner l'attention des Français des véritables problèmes qui les concernent. Il est temps de revenir à la seule chose qui compte, le projet politique qui améliorera le sort des Français. Il n'y a rien à espérer des nombreux candidats qui se réclament explicitement de la gauche, ni de Marine Le Pen dont le programme économique est proche de celui de la gauche ou même de l'extrême gauche.

N'oublions pas qu'Emmanuel Macron a été un des principaux inspirateurs de la désastreuse politique économique de François Hollande

Mais il faut surtout souhaiter que les Français évitent de donner une quelconque crédibilité à Emmanuel Macron. Son programme, ambigu et flou, est loin de permettre la rupture dont la France a tellement besoin. Par démagogie, Emmanuel Macron accumule des déclarations d'intention et des projets de réformettes censés plaire à droite ou à gauche, mais qui manifestent surtout son manque total de véritables convictions et de compréhension du monde dans lequel nous vivons. N'oublions pas qu'il a été un des principaux inspirateurs de la désastreuse politique économique de François Hollande. Et ce n'est pas parce qu'il a rétabli de la concurrence dans le marché du transport par autocar qu'on peut lui donner une étiquette de «libéral».

Il est d'ailleurs caractéristique qu'Emmanuel Macron obtienne de manière croissante le ralliement de personnalités importantes de la gauche qui voient certainement en lui un moyen de prolonger la politique de François Hollande. Et l'on doit aussi considérer comme un signe très négatif le ralliement de François Bayrou, lui qui, en votant pour François Hollande en 2012, a peut-être fait basculer les votes en faveur de ce dernier et nous a donc soumis à ce quinquennat terrifiant. Souhaitons donc que les Français aient la lucidité de comprendre où est leur intérêt et qu'ils ne prennent pas le risque d'avoir à regretter plus tard d'avoir permis la continuation des graves échecs du passé.

* Professeur honoraire d'économie à l'université Paris-Dauphine, ancien président de la Société du Mont Pèlerin et auteur de «La Tyrannie fiscale» (Paris, Odile Jacob, 2014).

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 22/03/2017

 
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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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