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François Fillon : c’est de l’abîme que jaillit la lumière PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 14 Mars 2017 00:00

La mise en examen stimulera nos efforts et nous conduira à la victoire

 

On attendait la mise en examen pour demain, c’est aujourd’hui même mardi 14 au matin qu’elle a été décidée par les juges d’instruction saisis par le Parquet National Financier. C’est à la demande des avocats de François Fillon que la date a été avancée : la presse a été court-circuitée et l’on a évité aux juges et au candidat le tohubohu de 300 journalistes. La sérénité a été préservée.

Quelles suites judiciaires et politiques pour cette décision ?

Une mise en examen n’est pas une condamnation, la présomption d’innocence est acquise à la personne poursuivie. François Fillon continue à clamer son innocence, ses arguments sont consignés dans une déclaration qui a été remise par écrit aux juges et diffusée dans la presse. On trouvera dans la page suivante de très larges extraits de cette déclaration. Il faut les lire et les faire lire.

François Fillon, bien que respectueux du pouvoir judiciaire, ne manque pas de protester de son innocence : les juges n’ont que des soupçons, pas d’indices suffisants et encore moins de preuves. La preuve est au contraire apportée que François Fillon n’a été nullement coupable de détournement de fonds publics ou d’abus de biens sociaux ou de « manquement aux obligations déclaratives » (ce qui vise le prêt – remboursé – de 50.000 euros par Ladret de Lacharrière). Au passage la déclaration fait remarquer que toutes les contre-preuves à décharge qui ont été apportées par François Fillon devant le PNF n’ont jamais été transmises aux juges !

La concordance entre calendriers judiciaire et électoral fait peser de grands doutes sur la régularité de la procédure. L’avocat de François Fillon annonce des recours contre les décisions d’une juridiction dont on peut déjà rappeler qu’elle est juridiction d’exception et contraire au principe de la séparation des pouvoirs.

 

Quelles suites politiques ? La décision n’a surpris personne : un non-évènement aux yeux des soutiens de François Fillon, qui ont été indéfectibles. Mieux encore : dans l’après midi c’est l’accord entre les Républicains et l’UDI qui est scellé, François Fillon et Jean Christophe Lagarde se serrent la main devant les caméras. Aucune vierge n’a été effarouchée. Depuis les deux mois que l’assassinat a débuté, François Fillon a reconstitué le socle dur de son électorat et il a relevé le défi politique de rassembler son camp. Il peut maintenant relever le défi électoral. Loin d’un effondrement sa campagne va prendre un nouveau souffle, pour quatre raisons au moins :

1° Il n’est pas dit que les assassins n’abattent pas d’autres candidats ;

2° Emmanuel Macron aura du mal à tenir six semaines, desservi par l’ambiguïté de son programme et de sa position, par l’afflux de socialistes en quête d’investitures et de places, par l’assourdissement de médias partisans ;

3° Le programme de François Fillon s’impose comme le plus solide et le plus opportun – une présentation et une analyse rigoureuse dans les pages qui suivent ;

4° Une masse d’électeurs indécis finiront par se scandaliser de la propagande anti-Fillon, et la mise en examen elle-même peut les choquer : trop c’est trop.

Toutes ces raisons d’espérer prendront corps si nous multiplions les efforts pour démontrer l’existence d’un complot contre la démocratie d’une part, et d’autre part la vigueur et l’opportunité d’un programme de rupture, tel qu’il a été présenté hier matin.

________________________________________________________________

Mesdames les Juges,

Monsieur le Juge,

Il est de mon devoir de répondre à la convocation que vous m'avez adressée. Quels que puissent être mes désaccords sur la méthode qui a présidé à la détermination de la date de cet interrogatoire, le respect dû à l'autorité judiciaire s'impose à chacun d'entre nous.

Il est également de mon devoir de venir aujourd'hui devant vous afin de vous affirmer : oui, j'ai employé mon épouse et la réalité de son travail est indéniable. […]

En définitive, depuis l'origine, la charge de la preuve a été renversée, me mettant dans l'obligation, contrairement à la règle, de démontrer mon innocence, c'est à dire l'effectivité du travail de mon épouse, quelles qu'en aient été les formes.

Pendant toutes ces années, mon épouse a travaillé à mes côtés et aux côtés de mon suppléant pour assurer une parfaite continuité entre lui et moi.[…]

La réalité de ce travail est établie, l'emploi de mon épouse comme collaboratrice parlementaire n'était pas fictif et il n'appartient pas à l'autorité judiciaire de porter une appréciation sur la qualité ou la teneur de ce travail.

Entendons-nous bien et dissipons tout malentendu. Les élus ne bénéficient pas d'une immunité absolue confinant à l'impunité dans l'emploi des ressources mises à leur disposition par le Parlement. Bien entendu, ce n'est pas le cas.

Les mots, cependant, ont encore un sens. "Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. "L'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a gravé dans le marbre la séparation des pouvoirs, fondement même de nos institutions, de la démocratie et donc de l'autorité judiciaire elle-même.

Dès lors que l'emploi de mon épouse n'était pas fictif, ce que démontre le dossier, il n'est pas possible, sans violer cette séparation des pouvoirs, de porter un jugement sur le travail d'un parlementaire et la manière dont celui-ci s'organise avec ses collaborateurs parlementaires.

Je vous renvoie à cet égard à la réponse faite par le Président de l'Assemblée Nationale aux enquêteurs le 13 février 2017. Interrogé par réquisition des enquêteurs sur les niveaux de rémunération des collaborateurs parlementaires bénéficiant d'un lien familial avec un élu, mon collègue Monsieur Claude Bartolone a refusé de répondre "au nom du principe de séparation des pouvoirs".

Je ne demande ni dérogation, ni faveur, mais simplement le respect du Droit. Je m'inquiète d'ailleurs que vous n'ayez pas pris connaissance de deux notes sur les faits et sur le droit applicable que mon avocat avait déposées auprès du Procureur national financier et que celui-ci ne vous a pas transmises. Est-il conforme aux principes que de mener un interrogatoire dans de telles conditions ? J'ai le droit de me défendre sur toutes les preuves en possession de la justice, sur le fondement d'une analyse exhaustive des éléments saisis et sur un travail d'enquête complet. On ne lutte jamais à armes égales avec le soupçon.

Vous avez décidé de me convoquer de façon précipitée pour des faits remontant pour certains à près de vingt ans. Vous savez que je consacre mes journées à faire campagne pour l'élection présidentielle qui aura lieu dans quarante jours. Je respecte les institutions judiciaires et la charge que la loi vous confie. J'attends d'être traité comme tous les citoyens de notre pays, sans précipitation et avec le seul souci que la justice soit rendue en toute impartialité. Le code de procédure m'offrait le choix de répondre à vos questions, de me taire ou de faire une déclaration. C'est le calendrier de cette procédure, en plein cœur de la campagne présidentielle, qui m'impose le choix de cette déclaration.

Pour avoir le texte in extenso de la déclaration, on peut aller sur le lien suivant :

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/14/35003-20170314ARTFIG00231-ce-qu-a-declare-francois-fillon-devant-les-juges.php?redirect_premium

 
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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

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