Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

La modernité de Bastiat

Les tout derniers développements de la science économique se trouvent entières dans l’œuvre de Bastiat : il a été précurseur de l’école du « public choice » (Buchanan), de l’analyse des institutions (Hayek), de la théorie des droits de propriété (Alchian, Demsetz).

Lire la suite...
Comment « les affaires » occupent tellement la campagne PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 28 Mars 2017 00:00

Demandez à Pujadas, Angot, Bourdin…ou Hollande

 

Quant on dit « les affaires », c’est bien sûr celles qui concernent François Fillon qu’il faut entendre. Certes il y a eu l’affaire des collaborateurs de Marine Le Pen au Parlement Européen, certes il y a eu quelques allusions feutrées au patrimoine d’Emmanuel Macron, ou à la situation de l’épouse de Benoît Hamon, ou à la fortune de Jean Luc Mélenchon, le millionnaire ami du peuple. Mais tout cela n’a pas fait la une ni du Canard Enchaîne, ni le plein des émissions politiques télévisées.

Tout le monde déplore à juste titre que les affaires Fillon dégradent la campagne, mais ceux-là même qui déplorent sont parfois aussi ceux qui s’en régalent, car c’est une façon de barrer la route au seul candidat de la droite et du centre et de beaucoup de Français sans préférence partisane. A propos de Fillon, parler de son programme est dangereux puisqu’il est le meilleur (relativement au moins, et de loin). Donc il faut l’obliger à parler des affaires. Prenons trois exemples. Deux sont tirés de l’« Emission Politique » sur France 2 jeudi dernier. Invité à parler de son programme, François Fillon est interrogé après quelques minutes par David Pujadas sur les affaires, et notamment sur les costumes… S’attendait-il à ce bas coup ? Toujours est-il qu’il a réagi en disant son ras-le-bol de l’acharnement médiatique dont il est l’objet depuis deux mois. Il souffre de cet acharnement et évoque un précédent : celui de Pierre Beregovoy, qui a mis fin à ses jours. Mais ce n’est pas dans son caractère. Il a rappelé que c’est aux juges qu’il appartient de se prononcer, et à nul autre, fût-il journaliste. Il a évoqué la machination dont il était victime, une machination bien montée par le Président de la République lui-même qui reçoit, illégalement, des informations en provenance du ministère de l’Intérieur ainsi que de Bercy et en distille le contenu auprès de la presse. Il conclut en demandant qu’une enquête soit diligentée contre François Hollande.

Là-dessus intervient une « invitée » en la personne de Catherine Angot, sans doute inconnue du grand public en dépit de sa qualité « d’écrivaine », en réalité journaliste à Libération. Elle a lu un texte préparé pour la circonstance, dont on peut prendre connaissance in extenso dans « Libération » d’hier lundi 27 mars. Elle ne parle que des affaires et de la plus récente à cette heure-là : les costumes. Dans Libération, elle se défend d’avoir été agressive : « Moi, agressive ? Ce qui était violent, c’est la situation que je décrivais ! Pas moi […]Alors que lui, Fillon, quand il est poussé vers son vide, il ne dit rien, il renverse la situation. Quand il est accusé, il accuse Hollande. Il rend les costumes et hop c’est effacé. Alors beaucoup de gens ont l’impression d’être pris pour des imbéciles ». Commentant la revue des Deux Mondes, Angot précise, après avoir évoqué la guerre d’Espagne ou le plébiscite d’Hitler : « Le problème c’est que l’un de ces mondes refuse le réel, au nom d’un passé rêvé, et souhaite dominer et abolir ce réel en abolissant la parole de l’autre et ce qu’il vit ». Voilà qui est envoyé ! Elle conclut sa lecture sur le plateau ainsi : « Quant au coup de Beregovoy, là, vous allez trop fort. Et si j’ai une question à vous poser, c’est la suivante : est-ce que vous nous faites un chantage au suicide ? » Trop c’est trop, visiblement le coup était monté avec David Pujadas, qui a cru opportun de tancer le public scandalisé par l’infâme prestation de cette Angot. Toujours est-il que, mis à part un échange avec François Langlet, le keynésien de service qui ne comprend toujours pas pourquoi la relance de la demande crée du chômage au lieu de le réduire, on aura passé une heure et demie sans pouvoir parler sérieusement du programme. La prestation de Madame Filipetti, totalement ignorante et déjantée, n’a pas sauvé l’émission.

Ce matin même Jean Jacques Bourdin recevait sur BFMTV et RMC Jérôme Chartier, vice président de la région Ile de France et l’un des conseillers de François Fillon. L’interview devait porter sur le programme de François Fillon. Mais, par hasard, Bourdin ouvre le feu sur les affaires. Il y reviendra pendant les 25 premières minutes, en dépit des tentatives de Jérôme Chartier qui lui rappelait que ce n’était pas l’objet ni de l’émission ni de la campagne. Bourdin s’en tenait au même leit-motiv : les Français en ont assez de l’affaire. Oui, mais c’est lui qui y revenait dans chacun des échanges ! Les 5 dernières minutes ont permis à ce grand gentilhomme des médias de brocarder quelques unes des mesures du programme, sans que Chartier ait pu rétablir la vérité. On peut admirer l’intelligence et la ténacité de Jérôme Chartier qui n’a cessé de démonter les pièges tendus par Jean Jacques Bourdin.

Faut-il s’étonner de ces exemples, quelques-uns parmi les centaines d’incidents de ce genre que vous aurez observés, si vous avez assez de patience pour suivre les émissions politiques à la télévision, ou pour lire le Canard Enchaîne, Le Monde, l’Express, Libération, Les Echos, etc. Cette liste n’est pas au hasard : elle correspond aux relais entre le clan Macron et l’Elysée. Oui, il ne fait aucun doute que le seul adversaire que redoute François Hollande est François Fillon. Tous les coups ont été bons pour le déstabiliser, voire, comme le dit Madame Angot, à le pousser à se retirer dès maintenant de la compétition.

Mais, comme il l’a dit à Nantes devant un public (chaque fois plus dense et plus enthousiaste), plus on l’attaque plus il monte dans l’estime des Français non seulement parce qu’il montre du courage, de la fermeté et de la civilité, mais aussi parce que foncièrement il n’est ni corrompu ni menteur. Comme l’a rappelé Jérôme Chartier : en 36 ans de vie publique, alors qu’il a assumé des responsabilités à tous niveaux, local, départemental, régional, national, à l’Assemblée, au Sénat, Premier Ministre pendant 5 ans, on n’a jamais entendu une once de soupçon sur sa moralité et son honnêteté. Voilà qu’à quelques semaines du scrutin, et après une victoire spectaculaire à la primaire de novembre, la liste de ses inconduites et malversations s’allonge tous les jours.

Si par hasard (nous n’en savons rien à l’heure où nous bouclons cette Nouvelle Lettre) Pénélope Fillon était mise en examen dès sa première comparution, ou dans les jours qui suivent, ce serait le plus grand service à rendre à François Fillon, car les Français ont maintenant compris qui étaient les délateurs et les manipulateurs, et quelle est la qualité d’un homme qui attire tant d’attaques de la part de tristes personnages qui ont déshonoré la démocratie et la politique.

 

 
More Articles :

» Emmanuel Hollande

Emmanuel Hollande ou François Macron : cette moquerie (d’un goût approximatif) de François Fillon au cours de son interview sur les antennes de RTL jeudi dernier a tout de même une sérieuse valeur pédagogique : Macron ce n’est pas le...

» Les jolies colonies de vacances

On aura tout vu : Fillon maniant l’humour. 

» Marine Le Pen chez Poutine

Qui a gagné à cette entrevue ? Poutine sûrement, Marine Le Pen peut-être

» L’illusionniste

Emmanuel Macron est un illusionniste dangereux. C’est ce qui ressort nettement de ses écrits et de sa prestation hier soir, c’est ce que nous devons démontrer à tous ceux qui sont tombés sous le charme ou qui ont l’intention de faire...

» La campagne serait-elle enfin commencée ?

Dix millions de téléspectateurs, pendant trois heures et demie. Trois utopistes, un illusionniste et un président. Voilà ce qu’on retiendra de cette émission dont certains pensent qu’elle a ouvert la campagne. Il est vrai qu’à quelques...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...