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Vous
vous imaginez peut-être que Silvio Berlusconi a remporté les élections
au Parlement Italien, et que la ville de Rome a été perdue par la gauche,
et vous en déduisez hâtivement que la droite a remporté une victoire ample
et inattendue. Vous vous trompez. Ecoutez
donc les commentaires de la presse française, et notamment du correspondant
à Rome de France Info. Cette victoire n’est pas celle de la droite, mais
des néo-fascistes. Il y a des preuves surabondantes. D’abord Gianfranco
Fini, nouveau Président de l’Assemblée, a été membre du MSI, parti néo-fasciste.
Néo-fasciste, c’est aussi grave que fasciste, parce que cela signifie
qu’il s’agit de fascistes masqués, n’ayant même pas le courage de leur
foi en Mussolini. Avoir été membre du MSI, c’est une tâche indélébile,
qui a résisté à la dissolution du parti, et à sa reconstruction en une
nouvelle formation, qu’un observateur impartial qualifierait plutôt de
parti conservateur, voire même libéral. Ensuite
le nouveau maire de Rome, Gianni Alemanno, a un curriculum aussi chargé
que Fini. Agé de 50 ans, il a dû commencer sa carrière de fasciste dès
sa plus tendre enfance. Une tare bien lourde si cela était vrai :
il porterait une croix celtique en sautoir. C’est
donc bien l’extrême droite qui est au pouvoir, comme en France d’ailleurs,
où les néo-fascistes se cachent sous l’étiquette d’ultra-libéraux. Tous
ces commentaires ne parviennent pas à faire oublier l’intelligence des
électeurs italiens, qui ont éliminé l’extrême gauche : il n’y
a plus de communistes au Parlement. Quant à Veltroni, écrasé par Berlusconi,
personne ne s’amuserait à rappeler qu’il a été le rédacteur en chef de
l’Unita, organe du parti communiste italien aux plus beaux moments du
stalinisme. En Italie ce sont les néo-fascistes qui gagnent, en France
ce sont les paléo-marxistes. Le 7 mai 2008
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