L’AMERIQUE DU SUD SOCIALISTE NATIONALISE


Nous avons beaucoup parlé cette semaine des privatisations à venir (en Allemagne ou en Pologne). Il ne faudrait pas pour autant oublier l’évolution toujours plus inquiétante de l’Amérique latine. Bien sûr, Hugo CHAVEZ poursuit la marxisation à marche forcée du Venezuela. Dernier épisode, le groupe de sidérurgie Sidor vient d’être nationalisé. C’est la plus grande entreprise sidérurgique du pays. « Sidor est aujourd’hui récupérée par le gouvernement révolutionnaire » a déclaré le président CHAVEZ. L’économie de ce pays devient donc chaque jour plus socialiste.

Mais la contagion a lieu. Cette semaine, c’est la Bolivie qui est concernée. Le président Evo MORALES vient d‘annoncer la nationalisation du numéro un des télécoms, Entel, ainsi que le retour dans le giron de l’Etat de quatre compagnies gazières étrangères (Espagnoles, Anglo-hollandaises,…) implantées dans le pays. Or Entel était une filiale de Telecom Italia. Des négociations étaient en cours, mais MORALES a préféré la manière forte : la nationalisation brutale. Telecom Italia a tout de même investi la somme de 608 millions d’euros dans Entel, mais le gouvernement prétend que l’entreprise n’a pas tenu ses engagements et que c’est elle qui lui doit encore de l’argent des impôts ! Et MORALES utilise la même rhétorique que CHAVEZ : « Aujourd’hui, Entel est entre les mains du peuple bolivien ». La Bolivie « veut avoir des associés et non des maîtres ».

Cette situation sud-américaine nous attriste et nous inquiète. L’Eglise de JEAN-PAUL II, avec l’aide du cardinal RATZINGER, avait courageusement cherché à mettre au pas les théologiens de la libération, qui cherchaient à convertir les chrétiens au marxisme. Ils n’ont pas totalement réussi, mais ont mis fin à une dérive dangereuse. Malheureusement, d’autres ont pris le relais de la marxisation, avec l’aide de Cuba, puis du Venezuela. Peu à peu, toute l’Amérique latine bascule à gauche et toute une partie à l’extrême-gauche, comme vient encore de le confirmer  la victoire d’un ancien évêque rouge (fermement condamné par Rome, mais cela n’a pas empêché son élection), Fernando LUGO, au Paraguay. Cela nous inquiète pour l’équilibre de cette partie du monde ; cela nous attriste, car le marxisme est le plus court chemin vers la misère. « L’évêque des pauvres » du Paraguay va rapidement le découvrir, mais il sera trop tard.

Le 7 mai 2008 

 
 
 

 

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